mardi 15 avril 2014

Je suis une collectionneuse.

Quand j'étais ado, j'ai un jour lu un article sur les collectionneurs. Ceux là qui entassent des timbres, des fèves ou des assiettes en porcelaine. Je me rappelle avoir été interpellée par l'avis du thérapeute qui mentionnait qu'inconsciemment, quand on collectionnait, c'est qu'on avait peur de la mort. Que d'une certaine façon, les collections ne sont jamais finies, elles sont en quelques sortes "immortelles" voire éternelles. Je sais qu'à ce moment là, j'ai regardé ma chambre d'adolescente et je me suis dit "ouf, je ne collectionne rien, je ne cherche pas à combler un vide quelconque".

Mais il y a quelques temps, cette pensée est revenue me hanter, avec ma collection de vernis. Pourtant jamais je ne me suis considérée comme une collectionneuse. Jamais je n'ai cherché frénétiquement à les avoir tous. Juste, je ne pouvais m'empêcher d'admirer leurs couleurs, leurs paillettes, leurs jolis flacons. Je faisais taire le psychologue de l'article lui disant que non, je n'ai pas de peur absurde, non il n'y a pas d'acte inconscient. Non, je ne cherche pas à être immortelle.

Jusqu’à il y a peu. Alors que je discutais avec ma mère au téléphone, elle me racontait leur dernier voyage à Cuba. Quelques paroles m'ont marquée dans cette conversation, et une phrase en question ne me quitte plus depuis. Ma mère m'expliquait comme la pauvreté était telle là bas, et comme, lorsque tu rentres de ce genre de voyage tu ne peux que te poser des questions sur ta condition de vie, sur tes valeurs et sur toutes ces choses que tu amasses, sur la chance que tu as d'être où tu es. Là dessus je lui ai demandé si elle n'avait pas eu déjà ce sentiment quand ils étaient partis en Thaïlande et c'est à ce moment là, qu'elle m'a dit cette phrase que je ne cesse de me répéter depuis. Elle m'a dit : "(...) Quand on revient de ce genre de voyage, on rentre plein de bonnes intentions, on fait attention à notre consommation d'eau, de nourriture, de luxe. On se pose plein de questions et on se rends compte à quel point on est chanceux,... Mais tu sais ce qu'il y a de plus triste dans tout ça ? C'est que ça dure 1, 2 mois... Puis la vie reprends son cours..."
Et j'ai ajouté : "... elle reprend son cours : on est vite rattrapé par toutes ces choses dont on a envie, que notre voisin a et que nous on n'a pas, et le pire c'est qu'on se sent malheureux pour ça..."

C'est là que j'ai repensé à ce thérapeute, et à mes collections. Parce que oui, d'une certaine façon, je suis une collectionneuse. J'amasse des biens dont je n'ai pas besoin, j'entasse dans ma vie du superflu, du luxe, des broutilles. J'entasse les chaussures, les fringues, le maquillage, la vaisselle, la nourriture. Je comble mes armoires et tous mes placards de choses dont je ne me servirai peut être jamais, pour vivre dans une sorte de surabondance, de profusion. Et plus j'en ai, plus j'en veux. Plus j'en veux, plus je me sens mal de ne pas en avoir. Je suis devenue collectionneuse oui, de broutilles et de bidules. Je suis comme cette petite vieille dans le film Labyrinth avec David Bowie qui porte sur son dos une quantité de trésors : une chaise, des nounours, des vieux bijoux,... Emprisonnée par son sort. Et le pire dans tout ça, c'est que je sais qu''un jour, je serai moi aussi cette vieille dame, qui mourra dans sa grande maison, laissant son grenier plein à craquer et un tas de petits enfants qui râle de devoir ranger tous ces vieux souvenirs poussiéreux. Souvenirs qui finiront pour la plus part à la poubelle.


Je m'en veux souvent, d'entasser et d'acheter. Et en même temps, je me sens mal quand je ne peux pas acheter ce que je souhaite. Je me rends compte que je vis dans une société où tout se monnaie : que ce soit une cours de maquillage, une séance chez un thérapeute, un bon film ou une virée shopping. Chaque luxe s'achète, mais chaque luxe devient un besoin. Si bien qu'on ne se rend même plus compte de tout ce qu'on possède déjà. On ne pense pas à ce qu'on vient d'acquérir, mais plutôt à notre prochain achat. Je suis de celles qui font des plans de ce qu'elles pourraient bien s'offrir avec sa prochaine paye, alors que nous ne sommes que le 15 du mois. Pathétique, non ?

L'autre jour, je lançais sur Twitter un tweet qui disait "Quand on devient beauty addict, je me demande si à un moment on se satisfait de tout ce qu'on accumule, ou si cela devient un puits sans fond". Beaucoup m'ont donné la réponse du puits sans fond. Sauf Natacha, qui me disait qu'elle se contentait du peu pour être heureuse, qu'en quelque sorte son mari, son fils et son chez elle lui était largement suffisant. J'admire cette clairvoyance, cette simplicité, cette sagesse. J'aimerais ne pas  exister au travers des choses. J'aimerais ne pas me forcer à faire un "no buy" pour arrêter ma frénésie. J'aimerais ne pas me dire qu'il m'en faut plus en passant mes après midi à étoffer ma wishlist. J'aimerais ne pas envier, vouloir, projeter. C'est une façon de passer à côté du présent, et de remettre mon plaisir, mon bonheur du jour, dans les mains d'un objet sans grande valeur.

Je ne sais pas exactement quel vide je suis en train d'essayer de combler. Si cela est la peur de la mort comme le thérapeute le disait si bien. Si c'est une façon de rendre ma vie éternelle à ne jamais finir d'acheter. Ou si d'une certaine façon je cherche à impressionner, à ressembler, à appartenir au groupe. Il se cache tellement d'explication derrière cette société de consommation, qui est clairement devenue pire qu'une drogue. Ce que je sais, c'est que j'aimerais que cette conscience que j'ai parfois, celle qui me dit "ok maintenant tu en as assez", reste avec moi un plus longtemps. Histoire de ne pas devenir, cette éternelle insatisfaite, cette collectionneuse qui entasse pour défier quelque chose d'inéluctable.

♥ ♥ 
Rendez-vous sur Hellocoton !

28 commentaires :

  1. Magnifique article!!! Ton raisonnement est plein de bon sens!

    RépondreSupprimer
  2. Je collectionne presque tout, (ours depuis mes 2 ans, puis timbres, carnets, vernis, thés, bidules mignons pour décorer, jouets du chien, matériel créatif, les souvenirs...). Je sais que j'ai peur de la mort parce que je l'ai connu dès mes 7 ans avec le décès de mon frère et du coup, j'ai constamment peur de perdre quelqu'un de proche (je suis du genre à ne jamais partir ou laisser partir sans un bisou, au cas où). Mais je ne sais pas si c'est pour ça que je collectionne... A dire vrai, j'ai souvent envie d'acheter tel ou tel truc (la blogo renforce ces envies en général) mais l'envie me passe, surtout quand je me m'arrête pour me poser la question "est-ce que j'en ai vraiment besoin ?". En fait, je ne suis pas une acheteuse compulsive (sauf si ça coûte 2e quoi). On consomme, on veut consommer, mais d'un côté c'est notre société qui fait ça, les pubs nous font croire qu'on sera plus heureux avec ci ou ça et ça n'en finit jamais ! Quand on voit une blogueuse trop méga contente de tel produit on veut le même pour être trop méga contente aussi, alors que ladite blogueuse ne l'était peut-être pas en vrai. On se fait avoir. Donc tout n'est pas totalement de notre faute (enfin, je crois...).
    En tout cas ton article pousse à réfléchir, la preuve avec mon pavé.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je n'ai jamais perdu quelqu'un de très proche, et j'espère que cela mettrais énormément de temps avant que cela n'arrive. Ce qui me fait le plus peur dans l'idée de mort, c'est l'oubli qui l'accompagne. Les choses disparaissent. Cette idée me fait peur, que les choses et les relations disparaissent. Alors oui, j'accumule, pour me sentir mieux, et puis, pour être reconnue, d'une certaine façon.

      Merci pour ton pavé :)

      Supprimer
  3. Pendant des années j'ai gardé les choses, accumulés. J'interdisais à ma mère de jeter, j'avais envie de pleurer lorsqu'elle le faisait et puis j'ai changé...assez brutalement.
    Tout d'un coup j'ai eue envie de me débarrasser de tout, de vider, d'épurer. Effacer un passé qui au final m'a été plus néfaste que positif, qui m'a laissé plus de mauvais souvenir que de bons. Alors j'ai tout mis dans de grand sac poubelles, j'ai donné aux enfants de ma voisine, vendu...et au final on se sent plus léger, on ne vit plus avec toutes ces choses qui nous entouraient en permanence tout en étant inutile vu qu'elle restaient souvent dans des placards.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Petit à petit je fais du tri aussi. Surtout les vêtements, je jette, je vends, je donne.
      Récemment je me suis une énième palette pour les yeux et je me suis dit que c'était con, que vraiment j'en avais pas besoin, et que je ne me sentais pas "mieux" avec. Alors je l'ai revendue.
      J'ai encore pas mal de "soucis" avec le côté petits prix, 1-2-3 € et hop j'achète, j'accumule.

      Faut vraiment se défaire de ça !

      Supprimer
  4. Je me suis retrouvée entièrement dans ton article.
    Ainsi que dans la citation de ta mère (ce qui peut paraître contradictoire!).
    Je suis partie en mission humanitaire en Afrique à mon retour je suis rentrée chez mes parents et je me suis mise à regarder l'électroménager, les meubles, les accessoires, la quantité de mes vêtements et je me suis dit à quoi ça me sert d'avoir tout ça. comme je dit " ils n'ont rien (matérialement parlant) mais ils ont tout en même temps".
    Sauf que maintenant en y repensant et en regardant mon appartement ma collection de vernis je me dit que j'ai une vie "superficielle" et que je suis un peu (beaucoup) une acheteuse compulsive. Mais je n'arrive pas à me contrôler et j'ai également peur de la mort donc en lisant ton article je me dit que tout est lié.
    En tout cas merci de ton article et pour l'explication de mon comportement d'acheteuse complusive!!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je n'ai jamais voyagé bien loin, mais je me doute de ce qu'on peut ressentir.
      Ca me fait penser à l'émission 7à8 (que j'ai arrêter de regarder pr ce que je vais expliquer).
      Ils ont d'abord toujours un reportage sur "le luxe", les iles, les vacances, les gens qui réussissent, les riches,....
      Ce reportage me faisait tjs rêver : oh je veux ça, je veux plus, etc...
      Puis juste après, il y a toujours un reportage : loin, sans rien, mais heureux (genre un village de centenaire en Chine qui n'ont rien si ce n'est la santé et la joie d'être ensemble)
      Et là, tu te dis : j'ai rien compris, faut que je me casse et que je jette tout !

      Il y a de quoi creuser sur ce sujet

      Supprimer
    2. c'est comme sur les reportages sur les iles... ils te montrent toujours le côté plage le côté magnifique. mais quand tu tournes le dos à la mer tu découvres la réalité de la vie sur l'ïle, les gens qui vivent dans de mauvaises conditions...
      Au togo, ils avaient une pièce pour a peu près 8 personnes ils se plaignaient pas au contraire, ils étaient pleins de vie. quand on allé sur le chantier (construction d'une école) c'est comme si on était un miracle pour eux. Les enfants de l'orphelinat nous ont dit que le fait d'avoir passé du temps à faire des jeux avec eux avait changé leurs vies.
      Ca te fait sentir vivant, te sentir utile dans la vie d'autres personnes.

      Supprimer
  5. Très très bon article, avec une réflexion très juste... Merci de l'avoir publié :)
    Depuis plus d'un an, je me suis calmée avec toute cette consommation car je me suis rendue compte qu'on ne profitait pas des choses précédemment acquises, ça m'a mis mal à l'aise, et maintenant même si je suis contente de m'acheter un nouveau vernis, je suis encore plus heureuse de profiter des anciens!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci Merci, je suis flattée.
      J'aimerais me calmer moi aussi, avec cette consommation excessive. Je ne sais pas encore très bien par quel bout commencer !

      Supprimer
  6. Un article qui me me fait beaucoup réfléchir j accumule beaucoup moi aussi ... Alors est ce lie à la mort peut être, sûrement même mais trop dure de résister parfois

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Et oui... Dure dure d'y résister !! On en veut toujours plus hein !

      Supprimer
  7. Je ne collectionne rien avant, je collectionnais les baumes à lèvres que j'avais fini mais comme j'achète rarement, la collection ne comprenait que 3 baumes, puis, bon marre de garder ça pour rien alors j'ai tout jeté.
    Je m'amuse parfois à chercher l'acte inconscient derrière mes gestes et j'ai toujours penser que ceux qui étaient addict à quelque chose (shopping, alcool, drogue, cigarette, internet, nourriture, sexe) cherchait à combler un vide affectif / dépendance affective en achetant sans cesse.
    Pour ma part, je suis un peu addict à Internet, il ne se passe pas un jour sans que je sois sur mon pc (mais j'en mourrais pas non plus si j'y touche pas pendant quelques jours). Mais quand il y a une panne internet de quelques semaines, j'en ressens le manque.
    Après, j'avais aussi pensé que les collectionneurs pourraient avoir du mal à lâcher-prise leur passé. Au lieu de laisser mourir l'objet inutile, il le garde pas pour se rendre immortel eux (comme l'a dit ton thérapeuthe) mais pour avoir toujours un oeil sur leur passé qu'il veut rendre "immortel". Gardé le passé dans le présent...

    Très bon article en tout cas, il m'a bien inspiré comme tu vois!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je vois ça, que tu étais inspirée. D'ailleurs je pense qu'il y a beaucoup de vrai dans ce que tu dis.
      En effet, je pense en ce moment combler une sorte de manque (lequel, je ne le dirai pas ha ha), mais c'est con... Pcq acheter n'arrange rien. Surtout que je passe toujours pas la case "culpabilisation" (pourquoi j'ai acheté ça, est-ce raisonnable, en ai-je besoin? etc etc)

      Supprimer
  8. Je trouve ton article super bien écrit. il reflète totalement ce que je ressens... j'ai toujours collectionné tout un tas de trucs... Et puis, à un moment, je me sens oppressée par ces objets qui m'entourent et bien souvent, je m'en débarrasse, soit en jetant, soit en donnant. Là, quand je vois ma vernithèque, à côté de mon bureau, je commence à me sentir envahie et je me sens mal... Et puis, de plus en plus, je constate que je déprime après avoir acheter un truc, je me sens vide... Coupable... il est grand temps que cela cesse, que j'arrête d'acheter, de vouloir toujours le dernier vernis, de convoiter jusqu'à l'obsession. Ce n'est pas ça qui fera mon bonheur, je le sais bien. Le jour où le ras le bol s'installera, je ne sais pas comment je ferai mais une bonne partie de mes petits "bébés" iront dans une autre maison, comme à chaque fois. Le tout est de ne pas entamer une nouvelle collection après...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Moi aussi je me sens toujours un peu coupable quand j'achète, c'est dingue hein ? Ca veut bien dire ce que ça veut dire, on achète ce dont on a pas vraiment besoin.
      Puis surtout, j'ai tjs penser qu'acheter c'était "me faire plaisir" , prendre soin de moi, alors que ce n'est pas du tout le cas !! Je dois trouver un autre moyen de "me faire plaisir", qui ne passe pas par l'argent

      Supprimer
  9. J'ai eu une période comme ça, comme toi, quand j'ai commencé à m'intéresser "à mon look" (pour la faire courte) : j'ai d'abord amassé des fringues, puis des vernis, du maquillage... Ça ne s'arrêtait pas.
    Puis un jour, je me suis dis que quand même, j'en avais vraiment beaucoup. De tout. Je m'en suis rendue compte alors que je venais de trouver une énième astuce pour ranger toutes mes affaires dans le placard habituel. Et en même temps, impossible pour moi de "faire un tri", de me séparer de certaines choses pour m'alléger.
    Aujourd'hui, j'ai toujours beaucoup de fringues, beaucoup de vernis, beaucoup de maquillage. J'en ai donné/jeté, mais très peu comparé à ce que je possède. En revanche, là où j'ai changé, c'est que je n'achète plus de tout et tout le temps, juste parce que j'ai eu un coup de cœur. En fait, je n'achète presque plus de tout ça, sauf de temps en temps, où j'ai décidé de me faire ce(s) plaisir(s). Et surtout, je m'impose une règle : interdiction d'acheter quelque chose d'autre tant que je n'ai pas utilisé de manière un peu poussée mes derniers achats. Si je me suis acheté une palette de fards à paupières, eh bien je n'en rachète pas tant que je n'ai pas testé tous les fards, dans différentes combinaisons, etc. Ce qui est chouette, c'est que ça m'a réappris à vraiment profiter de ce que je venais de m'acheter. Sans en faire une overdose non plus, puisque je ne suis pas obligée de n'utiliser QUE ça pendant un mois ! J'utilise d'autres choses, je reviens à ce produit, je le mélange... Du coup, je me lasse moins vite, j'en profite à fond... et j'ai finalement moins envie d'autre chose tout de suite.
    Pour te donner une preuve que ça a finalement bien marché, c'est que je m'étais fait une liste pour "planifier" mes achats à venir, mois par mois : eh ben je ne l'ai pas regardée depuis des plombes, et la dernière fois, quand j'ai vu ce que je comptais m'acheter ce mois-ci, je me suis dit "oh ça peut attendre, je n'en ai pas besoin maintenant".
    Alors certes, je ne me cite pas en exemple, car je suis incapable de donner mon superflu, mais j'estime avoir réussi à trouver un équilibre avec ma façon d'être pour le moment.
    J'espère que ça t'aidera à y réfléchir un petit peu !
    (quant au pourquoi, je l'ignore et je n'essaie pas de le savoir, mais me connaissant, ça ne serait pas étonnant qu'une vieille peur de la mort y soit mêlée... mais ça, c'est une autre histoire..)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Pour ma part, suite à cette article et suite aux commentaires, je me suis dit que je ne pouvais déjà plus m'acheter de cosmétiques jusqu'à mon anniversaire (dans 2 mois et demi). Que j'avais entassé assez de trucs, et que mnt je devais les utiliser.
      Ensuite, j'aime assez bien la règle trouvé sur un site qu'une lectrice m'a donné : un donné pour un acheté. Je veux un truc ? Ok mais je me débarasse d'un autre.
      Par exemple, je fais déjà ça avec els fringues: je donne ou je vends, pour libérer pour d'autres choses.
      Ca évite d'amasser

      Supprimer
  10. C'est marrant, ton article paraît pile le jour où j'ai rencontré Natacha et nous avons parlé (évidemment), produits de beauté. Elle m'a dit exactement la même chose qu'elle t'a dit, et je t'avoue que je la rejoins. Même si j'adore tester, toucher, sentir, quand j'en ai pas besoin, j'en ai pas besoin. Avant, je marchais par compulsion, maintenant je marche par raison (ptet parce que je vieillis aussi). Collectionner les produits de beauté, non. Les utiliser à bon escient, oui. Les donner quand tu sais pertinemment que tu ne vas pas t'en servir : oui x2. Aujourd'hui, je peux m'estimer être chanceuse et heureuse : j'ai un Chéri, un appartement à moi, une famille unie, un petit chat trop mignon (même si casse-pieds de temps en temps), je reprends des études pour faire ce que j'aime. Même si les tracas de la vie quotidienne viennent parfois tacher ce petit tableau, je trouve qu'il est important d'avoir ce recul nécessaire de temps en temps.
    Bises Odile

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oh tu as rencontré l'adorable Natacha <3
      Tu en as de la chance !!

      Je vais aussi essayer de marcher par raison, et moins acheter la dernière camelote sortie. Cela me permettra aussi d'acheter des plus jolies choses, qui me font plus envie, et d'en être plus "assouvie".
      Pcq quand on entasse pour 1 et 2 €, je trouve que le vide à combler est encore plus grand....

      Supprimer
    2. Oui, elle est tellement adorable ! On a de la chance de ne pas habiter trop loin l'une de l'autre :)

      En fait, je pense qu'il faut occulter la notion d'argent. Tu vois, cet aprem, je suis sortie faire qq boutiques, j'ai acheté 3 petites choses, pas super chères mais elles me faisaient envie : 1 nettoyant pour pinceaux, un mini-vernis à ongles et un jumbo pour les yeux. J'ai pas dépensé des masses (moins de 20€ ) mais ça m'a fait plaisir. Alors oui, c'est vrai qu'on dépense plus et qu'on achète plus quand c'est pas cher mais je pense surtout que devant chaque produit, peu importe le prix, les questions à se poser sont : en ai-je besoin ? en ai-je vraiment envie ?

      Bises Odile :)

      Supprimer
  11. Article très intéressant. Je me suis posée pas mal de questions après la lecture du livre "l'art de la simplicité de Dominique Loreau" sur ma surconsommation. Et puis, j'ai eu un vrai déclic lorsque j'ai déménagé. Je me suis dit c'est pas possible d'avoir autant de chaussures, de vêtements, de produits de beauté...J'ai commencé à faire un vrai tri dans mon make up en vendant tout ce que je n'utilisais pas, je trie mes vêtements au fur et à mesure. Mais c'est dur de gérer voir de supprimer cette envie de vouloir toujours tout. C'est un travail qui prends du temps mail tellement intéressant.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'ai très envie de lire ce livre. Tu es déjà la 2eme personne qui m'en parle, et je pense que je vais le lire. Je suis aussi en train d'avoir ce déclic, justement car je suis vraiment interpellée par les commentaires reçus. Ca me fait réfléchir, réagir aussi. J'ai envie que tout ça change.

      Supprimer
  12. Moohh ma puce, c'est trop gentil ce que tu dis ! On en reparlera à l'occasion !! En tout cas ton article est très bien écrit, comme toujours !!

    RépondreSupprimer
  13. Merci pour ta sagesse, une fois de plus =) J'essaye d'être raisonnable tout en écoutant mes envies. J'estime ne pas être une consumiste même si c'est difficile dans cette societé, mais parfois quand je ne trouve rien, je suis frustrée... Puis j'ai honte d'être frustrée que pour ça =$

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Lol ça me fait toujours rigoler quand tu dis que je suis "sage"
      J'ai tellement pas l'impression que tu parles de moi ^^
      J'ai un autre article sur le sujet dans les tuyaux :p

      Supprimer

Toi aussi, laisse traîner ta plume !