S’accepter tel que l’on est

Il y a une scène que j’aime beaucoup dans le film Bridget Jones et une phrase que j’essaye de me rappeler au maximum. Lorsque Mark Darcy rattrape Bridget Jones après un repas foireux et qu’il lui dit : « Ce que je m’efforce de vous dire… De manière très confuse… C’est que je vous aime beaucoup, telle que vous êtes« . Cette réplique m’a toujours fait un peu rêver, d’abord parce que je trouve que c’est une déclaration absolument magnifique, mais aussi parce que c’est quelque chose que je devrais me dire plus souvent : « Je m’aime et surtout je m’accepte telle que je suis « . C’est une déclaration que l’on ne devrait pas attendre de la part de quelqu’un d’autre que soi-même. Dans une société où l’on nous montre des corps parfaits, des carrières parfaites, des vies parfaites, on a tendance à ne plus savoir comment s’accepter tel que l’on est. On oublie que l’essentiel est avant tout, de s’aimer soi-même. Douce utopie ? Vivre sans complexe et se vouloir du bien ? Je ne crois pas. Comme j’aime me le répéter, dans la vie, tout est possible.  

Je ne vous prends pas pour une demeurée… Je ne prétends pas nier qu’il y a une certaine part de ridicule en vous. Votre mère est assez étonnante, et vous êtes d’une nullité incroyable quand il s’agit de parler en public. Je reconnais que j’ai été d’une grossièreté impardonnable à la dinde au curry… Et je portais un pull-over à tête de cerf, dont ma mère m’avait fait cadeau la veille, mais… Ce que je m’efforce de vous dire, d’une manière très confuse, c’est que… Malgré ce que les apparences peuvent laisser croire, c’est un fait : je vous aime beaucoup […] telle que vous êtes.

C’est bien joli tout ça, mais comment on fait, pour s’accepter ? Tout d’abord je pense qu’on devrait arrêter de se mettre la pression de justement s’accepter tel que l’on est. Heu quoi ? Non mais, qu’est ce qu’elle dit celle-là ? On doit ou on ne doit pas s’accepter ? Suis-je en train de me contredire ? Non pas du tout. Finalement, c’est comme pour tout dans la vie, on tend tellement au bonheur, qu’on se force à ce bonheur en se mettant une pression inutile. On doit être heureux. On doit être parfait. On doit être beau. On doit se raisonner. On doit s’accepter tel que l’on est. On doit faire ceci, dire cela, penser ainsi. Eh bien tu sais quoi ? On ne doit rien du tout. Alors évidemment que s’accepter tel que nous sommes serait l’une des meilleures choses qu’il pourrait nous arriver, mais s’accepter cela veut aussi dire accepter que nous avons des complexes. Accepter qu’il y a des jours où on n’arrive pas à se regarder devant le miroir. Accepter nos faiblesses, nos failles, nos défauts. Et donc accepter, que l’on ne s’accepte pas. La première chose que nous avons besoin pour ce faire, c’est de la douceur. Il faut pouvoir être doux et bienveillant envers soi-même afin de ne pas remonter la barre d’un cran vers le haut.

En parlant de cette histoire de complexes avec la coach du site LineCocahing (la plateforme web de Zermati que je suis en train de tester), elle m’a expliquée le fonctionnement des pensées automatiques et des pensées alternatives. Malheureusement, nous ne pouvons pas empêcher certaines de nos pensées, c’est ce que nous appelons des pensées automatiques. Pendant tout un temps où on nous apprenait à les chasser comme on chasse des sorcières, mais à trop les faire disparaître, on risque de se retrouver dans une nouvelle situation de contrôle. Une situation où l’on se force à devenir ce que nous ne sommes pas. C’est vrai qu’il y a des jours où je me regarde devant le miroir et je me dis que je suis un vrai boudin… Avec mon petit Juge intérieur qui en rajoute une couche : « Applique un peu tes théories de développement personnel, tu n’as pas le droit de te sentir ainsi, tu devrais penser comme ça etc. ». Seulement en écoutant ce Juge intérieur, non seulement je me sens rabaissée, mais en plus je ne fais rien concrètement pour tenter de détourner mes pensées automatiques. La solution du coach de LineCoaching ? La pensée alternative. Pour chaque mauvaise pensée, en trouver une qui la « contourne » en douceur. Par exemple, oui c’est vrai que parfois je me sens boudinée, mais je trouve aussi que j’ai un joli nez. Oui c’est vrai que parfois je me sens vraiment nulle et j’ai l’impression de ne pas prendre les bonnes décisions, mais il est vrai aussi que j’ai réussi quelques projets dans ma vie. En faisant cela, je ne tente pas de chasser mes pensées automatiques (qui reviendront de toute façon, va falloir s’y faire) mais de les accueillir et puis, de doucement les détourner. Sans stress.

Cela semble facile dit comme ça, et je peux comprendre qu’on n’est pas tous habitué à s’entraîner à converser avec notre Juge intérieur. Il y a des moments où on aimerait vraiment prendre ce rendez-vous chez le chirurgien et se faire faire un petit coup de bistouri. Des moments où on tâte nos cuisses, notre ventre, nos cheveux plats et on rêverait d’avoir un Génie sous la main pour régler tout ça. Mais tu veux que je te dise ? Il n’y a rien à réparer. À trop vouloir « fixer » nos problèmes, on en oublie nos qualités. Et elle est pourtant là, la deuxième solution. Nous avons tous des qualités (si j’en suis sûr, cherche bien). Nous avons tous une partie physique que l’on pourrait mettre en valeur. Il ne s’agit pas toujours de vouloir camoufler nos imperfections, mais bien de sublimer nos perfections. Un petit coup de mascara pour mettre nos jolis yeux en avant, un vêtement dans lequel on se sent bien, un blog pour affirmer notre talent de peinture ou d’écriture. Je te l’ai déjà dit, nous avons tous un talent, nous avons tous de jolies choses en nous. C’est l’histoire du diamant brut qu’il faut tailler. S’accepter tel que l’on est, c’est accepter nos défauts, certes, mais c’est aussi accepter nos qualités et donner notre pouvoir à ce qui nous rends beaux.

Notre corps, notre esprit est tel qu’il est et d’une certaine façon on n’y peut rien. La nature nous a donné ce corps-là, cette tête là pour une bonne raison. Bien sûr, nous n’avons pas toutes les mêmes cartes en main, bien sûr quand on arrive à table pour jouer notre partie de poker on n’est pas sûr de gagner. Il faut ruser. Mais ruser ne veut pas dire tricher. Ruser veut dire faire de notre mieux avec ce qu’on a. Accepter ce que nous sommes, c’est aimer ce que nous sommes. C’est se regarder sincèrement et objectivement et se dire : « C’est vrai, je ne suis pas parfaite. C’est vrai, il y a des jours où j’ai une tête de six pieds de long. C’est vrai, parfois je m’emporte, je suis en colère et mon attitude n’est pas digne de ce que je voudrais être. Mais je fais de mon mieux. J’avance avec mes armes et j’évolue ». Combien de temps allons-nous encore nous fouetter d’être ce que nous sommes ? Ne faudrait-il pas faire un peu la paix avec nous-mêmes ?

Dans le pire des cas, si tout ceci est bien trop difficile à avaler, si on n’arrive vraiment pas à « négocier » avec notre Juge intérieur en appliquant la théorie de la pensée alternative, on peut toujours se consoler en se disant que la beauté que l’on nous vend aujourd’hui, est une beauté fabriquée de toute pièce. Des critères définit par « on ne sait pas bien qui » et « on ne sait pas bien pourquoi » à « on ne sait pas bien quel moment ». N’oublions pas que toutes ces histoires de critères sont tellement subjectives et changent en fonction des époques. Comme je te l’ai déjà dit, il n’y a pas un modèle de réussite, il n’y a pas un modèle de beauté ou un modèle de corps. Et fort heureusement ! Qui rêverait de vivre dans le monde créé pour le film « Bienvenu à Gataka » où les gens choisissent leurs bébés grâce à des critères génétiques. La différence de notre monde est tellement belle, et ce à tous les niveaux. As-tu déjà essayé le jeu de la symétrie qui consiste à prendre la moitié de ton visage et la dupliquer en miroir ? Je te conseille d’essayer, tu verras qu’avec une symétrie parfaite, notre visage n’est pas aussi harmonieux. Preuve même que la différence et l’imperfection font toute notre beauté.

Je lisais récemment un extrait du blogueur Stéphanie Briot publié dans un livre numérique réalisé par André du blog TrafficMania que je résumerais comme suit : « Nous cherchons tous un miracle. Eh bien courez vite devant votre miroir et regardez-vous. Le voilà votre miracle ! « . S’accepter tel que l’on est, c’est pouvoir se regarder en toute objectivité et se dire : « Il n’y a que moi pour être qui je suis, et je suis parfait pour être moi« .

♥ ♥ ♥

21 Replies to “S’accepter tel que l’on est”

  1. Chouette article de coaching personnel ma belle ! (Comme d’habitude, j’ai envie de dire ;))
    L’exemple que tu as utilisé est adéquat: cette scène lorsque Mark D. avoue ce qu’il ressent pour Bridget…*paillettes dans les yeux* ♥♥♥ D’ailleurs, la réaction qu’ont ses ami(e)s est parlante: ils ne savent même pas comment réagir et quoi en penser ahah ! #teamBridgetJonesforever
    Avec le temps (oui je parle comme une mamie !), j’ai appris à m’apprécier comme je suis, avec mes qualités et surtout mes défauts. Essayer de changer ou de devenir quelqu’un d’autre, c’est peine perdue…Il faut s’A.S.S.U.M.E.R ! 😉

    Des bisous ♥

    1. odilesacoche dit : Répondre

      Merci ma jolie 🙂 Je fais de mon mieux ^^
      J’adore cette scène de Bridget Jones. En fait j’adore toutes les scènes de Bridget Jones ^^ Je connais le film par coeur
      Tu as bien raison de t’apprécier telle que tu es. Car personne d’autre ne peut être toi. Et tu ne peux être personne d’autre que toi ^^

  2. Très bel article que je vais essayer de garder dans un coin de ma tête pour certains jours !

    1. odilesacoche dit : Répondre

      Merci 🙂

  3. Très bel article! Il est plein de bon sens et de belles pensées. Effectivement, nous sommes trop durs avec nous mêmes! Je suis interpellée par ta phrase sur linecoaching. Je regardais le site en début de semaine et j’avoue que j’aime beaucoup leur approche! Tu as le coach via la formule ou tu as rencontré un professionnel agrée par le G.R.O.S? En tout cas, j’espère que tu nous en parlera plus en détails! Bises et encore merci pour tes billets que je lis avec grand plaisir!

    1. odilesacoche dit : Répondre

      Oui je parlerai de Line Coaching mais je ne savais pas encore bien comment commencer. Je voulais déjà me faire une idée assez « longue » pour en parler. Je le teste depuis seulement 15 jours. Mais oui, le but est bien d’en parler ^^
      J’ai le coach via l’abonnement du site : abonnement de 3 mois + 3 appels téléphonique du coach (mais tu peux joindre le coach par mail aussi)

  4. Bizarrement je trouve qu’il est plus facile d’accepter le « moi » psychologique que le « moi » physique. Lorsqu’il y a deux jours ma mère m’a dit que je ne suis pas normale ça ne m’a absolument pas dérangé dans le sens où je m’en fiche. Comme je disais dans mon article : je suis comme l’on m’a faite à partir de la chimie de mon cerveau jusqu’aux expériences qui m’ont construites. Je m’en fiche d’être « anormale » et je m’accepte. En revanche j’accepte beaucoup moins mon physique.

    1. odilesacoche dit : Répondre

      Je pense que cela varie d’une personne à l’autre. Certains ont des complexes sur leur moi psychique tout autant que leur moi physique. Tu devrais essayer d’appliquer ta théorie du psychique, sur ton physique, ou faire comme le suggère Miss Blemish : une pensée n’est qu’une pensée. Ce n’est pas la réalité

  5. Commencé par une citation de l’un de mes films préférés devant l’éternel, ton article ne pouvait que me plaire. Il parle d’une thématique au centre, très proche, et je pense qu’il parlera à beaucoup autant qu’il m’a parlé.
    Pour les pensées automatique/alternatives, je trouve que l’approche d’headspace (l’application de méditation) dans son pack « Self Esteem » va encore plus loin que le « oui je suis comme ça mais aussi comme ça » parce que finalement dire « oui mais » c’est d’abord dire « oui’ alors que nous noircissons le tableau sans raison la plupart du temps lorsqu’il s’agit de nous juger. Au cours des sessions, Andy (qui guide les séances de méditations) nous apprend à regarder ces pensées pour ce qu’elles sont : des pensées. Le grand tort que nous avons c’est de prendre nos pensées, nos prédictions, nos anticipations pour la réalité alors qu’elles ne sont que des interprétations de celles-ci. Durant l’exercice, dès qu’une pensée vient on doit l’étiqueter mentalement comme étant une « pensée » pour apprendre à les reconnaître à nouveau comme telles et de fait, commencer à s’en détacher. Je trouve cette approche très saine et sereine : on ne se juge pas de penser ceci ou cela, on note juste le fait que c’est une pensée, pas la vérité et de fait, elles perdent beaucoup de leur impact négatif sur nous-même. J’ai senti un mieux depuis le début de ce pack, j’espère que ce long commentaire-fleuve ajoutera une petite pierre sur ton chemin d’acceptation.
    Merci encore pour ce joli article 🙂
    A bientôt !

    1. odilesacoche dit : Répondre

      Tu as tout à fait raison.
      D’ailleurs hier en trainant sur le site LineCoaching, une autre coach parlait justement de ce que tu disais. Une pensée n’est qu’une pensée. Je pense que dans un premier temps, si on arrive pas à se calmer sur le fait « qu’une pensée n’est qu’une pensée » on peut passer par la pensée alternative. Et puis ensuite, 2eme étape, se dire qu’une pensée n’est qu’une pensée.
      Merci pour cette astuce, je vais tenter de m’y tenir !

  6. Merci pour ce bel article! J’étais d’humeur un peu morose et ça va beaucoup mieux du coup. Tu as raison, il faut commencer par être bienveillant avec soi-même… 🙂
    Bises

    1. odilesacoche dit : Répondre

      Je suis contente qu’il t’ai permis d’aller mieux
      N’hésite pas à venir le relire dans tes moments de doute !

  7. Merci pour cet article ! J’ai aussi lu celui sur « Comment devenir plus positif » que j’ai aussi beaucoup aimé !
    Je connais peu de blog français sur le développement personnel, et ça fait vraiment plaisir de tomber sur un blog comme le tiens !

    Bonne journée à toi 🙂

    1. odilesacoche dit : Répondre

      Je pense que les blogs en développement personnel français sont essentiellement masculins. C’est vrai finalement que nous sommes peu du côté féminin ^^
      Tant mieux si mes articles te plaisent et surtout t’aident !

  8. Super article! J’aime beaucoup ta façon d’écrire.
    Je pense que le plus important pour s’accepter c’est d’en avoir réellement envie. Comme quand on fait un régime ou qu’on se met au sport , il faut être déterminé car c’est un gros travail sur soi-même.

    1. odilesacoche dit : Répondre

      Merci beaucoup.
      C’est vrai qu’il y a d’abord une décision qui doit partir de nous-même. Il y a un travail à faire, mais surtout, surtout, il ne faut pas se mettre la pression.

  9. Bonjour, belle article, c’est vrai que détourner la chose, la transforme d’une certaine façon et sa crée de nouvelles habitudes qui est de loin meilleur.

    1. odilesacoche dit : Répondre

      Oui voilà, il faut se créer de nouvelles habitudes de pensées plus saines. Ce n’est pas facile c’est sûr, mais il faut bien commencer par quelque part ^^

  10. Et encore un très bel article. Je l’ai dévoré, relis des passages, et tout ce que tu dis est tellement vrai!!!
    Malheureusement, en France, dès qu’on s’assume, ça ne plait pas. On a le droit à des regards, des commentaires, en tout cas c’est ce qui se passe dans mon Nord-est.
    Je n’ai jamais eu du mal avec l’acceptation de soi, j’ai toujours été comme je voulais, porté les vêtements que je voulais, mais dans la limite du raisonnable, parce qu’ici on aime pas les gens différents.

    Et aller au Japon m’a fait changer ma vision des choses, car là-bas, tu peux être comme tu veux, t’habiller comme tu veux, personne te regardera et te jugera (sauf si tu es étrangère, mais dans ce cas c’est plus de la curiosité) et depuis que je suis rentrée ma devise c’est : fuck le monde, je fais ce que je veux.

    Et du moment où tu ne fais plus attention à ce qu’il se passe autour, tu te sens mieux 🙂

    Bref tout ça pour dire que j’ai adoré ton article.

    Des bisous (encore héhé) ~

    1. odilesacoche dit : Répondre

      Oui il faut une grande force de caractère pour arriver à se « dissocier » du regard des autres, de leur jugement et donc… de s’accepter.
      Tu fais bien de faire comme bon te semble. Le principal est en effet de se sentir mieux !

  11. Malheureusement la société et les médias nous mettent dans la tête qu’il faut faire attentions aux regards d’autrui … Encore une bataille qui va être dur de gagner je crois.

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