Humeur

Peut-on vivre des métiers du web ?

25 septembre 2016 by
peut-on réussir sur le web ?

Il y a un peu plus d’un an, j’ai demandé à un spécialiste de « l’argent sur le web » (si on peut l’appeler comme ça), d’analyser mon blog afin de connaître les points à améliorer et ce, dans l’optique de « vivre de mon blog« . Je dois t’avouer que son analyse fut un peu contrariante. Il me dit qu’en utilisant des mots comme nostalgie, mélancolie et doute, jamais au grand jamais, je ne pourrais devenir une star du web 2.0. Qu’il fallait que j’oriente mes articles de manière plus positive, et surtout, que mon blog « serve à quelque chose ». Comme je ne suis jamais contre un petit défi, cette dernière année, j’ai tenté tant bien que mal d’arrêter de coucher mes doutes sur la toile et de devenir cet exemple que je voulais être. Te faire voir que la vie est belle. Parce que je pense sincèrement que la vie est belle, et t’aider à voir le verre à moitié plein était un challenge que je trouvais très beau.

Quelque temps plus tard, j’assistais à mon fameux week-end entrepreneur. Je me souviens, durant ce week-end une intervenante nous a donné un cours de « speech », sur le « comment se vendre ». Son témoignage a été éloquent et motivant. Pourtant une phrase m’a hantée toute cette année : « Personne ne veut travailler avec un geignard« . Autrement dit, quand tu es entrepreneur, personne ne doit savoir les difficultés que tu traverses. C’est mieux de ne pas en parler. Personne ne veut savoir que tu es au bord du gouffre, que tes chiffres sont mauvais, que tu ne vends pas, parce que personne ne veut travailler avec ces gens-là. Et dans le fond, je pense qu’elle n’a pas tout à fait tort. Si nous devions remettre cela à l’image de l’entretien d’embauche, il est vrai qu’aucun employeur ne t’engagera si tu as le discours de : « Personne ne veut m’engager, je suis triste et malheureux, je vous en supplie prenez-moi« .

Oui mais.

Entre Monsieur Argentsurleweb et Madame Arrêtedeteplaindre, je me suis mis une pression de dingue. Pour pas changer. Alors c’était donc ça ? Plus jamais je ne pourrais te parler ici de mes doutes, de mes peurs, de mes angoisses, de ce que je ressens… Non, je me devais d’être cette fille qui te faisait rêver, tant sur le blog, que sur Instagram, que partout où mon clavier trainerait. Or pourquoi j’ai commencé à bloguer ? Parce que j’avais besoin de parler. Parce que j’ai toujours tenu un journal intime mais que celui-ci, à part m’aider à me libérer de mes émotions, ne m’aidait pas beaucoup en terme d’échange. Moi j’avais besoin de partager, de parler, d’avoir un retour. J’ai toujours écrit, toujours, et j’ai toujours eu une certaine mélancolie dans mes mots, c’est d’ailleurs dans mes moments de faiblesse que j’ai toujours trouvé le mot juste, la bonne tournure de phrase. Je ne suis pas de celle qui décortique, analyse, et entre nous, même si j’adore me pomponner, me faire une beauté et tripatouiller mes doigts dans des palettes, c’est toujours un exercice de style difficile pour moi de t’écrire une revue. Si dans la vie de tous les jours je suis un clown (tu peux d’ailleurs le voir sur mes vidéos), sur le blog, ici, j’ai toujours été Odile Sacoche. Une anonyme qui en avait gros sur le coeur et qui avait besoin de le dire.

life is beautiful

Récemment je t’ai beaucoup parlé du succès, des chiffres, et j’ai bien compris que tu ne comprenais pas pourquoi. Finalement, qu’est-ce que j’attends moi de tout ça ? Est-ce que je suis devenue fausse ? Est-ce que tout ça m’est monté à la tête ? Je ne pense pas. La suite est en fait très simple. L’argent a tout changé. Dans le monde du business, ce sont les chiffres qui priment. Il ne faut pas chercher très loin pour confirmer ma pensée. Plus tu as de l’expérience dans un boulot, plus tu seras payé. Plus tu as des chiffres sur le net, plus tu seras vu par les grandes marques. Et qui est-ce qui offre des contrats ? Les grandes marques ! Le calcul est donc simple. Rassure-toi, je ne fais pas ici parler mon égo, ou mon narcissisme mal placé. Et c’est justement parce que ce n’est pas mon égo qui parle que c’est difficile, car la performance, ce n’est pas moi. Je suis perfectionniste, certes, mais jamais je n’ai été pour la performance. La performance m’angoisse. Enfant, ado, je faisais tout, tout, pour ne plus être la première de classe (à la grande tristesse de ma maman qui me disait que je gâchais mon potentiel). Je me contentais du minimum car d’une certaine façon, même si je voulais briller, je n’ai jamais assumé d’être « la meilleure ». Je n’ai d’ailleurs jamais voulu l’être. C’est paradoxal, non ?

Je pense que dans un coin de ma tête, un jour la gloire allait me tomber dessus, comme ça, un beau matin. Un peu comme quand tu te promènes en rue et qu’un chasseur de tête te repère parce que tu es belle, ou grande, ou mince, ou que ta voix est hors du commun et qu’il a absolument besoin de toi pour son dernier film. Je te dis ça parce que c’est arrivé à mon ancienne collègue qui a une voix atypique. Tu vois ? Le vieux fantasme quoi. Un peu comme quand tu es célibataire et que tu penses que tu rencontreras l’homme de ta vie en lui renversant ton verre de vin, sur sa chemise, à un mariage… La réalité en est tout autre.

Bref, si je te raconte tout ça, c’est parce que toutes ces pensées me travaillent de plus en plus. Est-il possible de réussir sur le web ? Quels sont les paramètres pour y arriver ? Faut-il pour autant être à la maison H24 afin de pouvoir écrire un article par jour ? Y consacrer tout son temps, tout son argent ? Bosser comme une dingue chaque minute que tu as de libre ? Quels sont ces « efforts » à faire ? Plus d’un an après avoir pris mon statut de freelance, je ne suis plus sûre de rien… Je me demande si tout cela n’était pas juste une utopie. Parfois je me dis que je n’ai pas assez de talent, que ce blog devrait rester mon hobby. Tout simplement, sans prise de tête. Finalement, je gagne très bien ma vie 38h par semaine, et ce que je fais, je le fais plutôt bien. Pourquoi ne pas m’en contenter et me donner à fond là-bas, dans la vraie vie, dans le concret ? Comment savoir si ce n’est pas là qu’on me donne ma chance, et que c’est là, que je suis censée briller ?

blog belge hobby ecriture

Hier, je regardais une vidéo de Maya Shameless, une artiste YouTube que j’ai découvert très récemment et que j’admire beaucoup. Et c’est dingue comme elle a exactement mis les mots sur tout ce que je ressens. Devrais-je arrêter ? A quel moment on se dit qu’on a trop investi ? L’humoriste Jeremy Ferrari dit dans toutes ces interviews que l’émission « On ne demande qu’à en rire » était sa dernière chance après 10 ans de refus et de déception. A quel moment tu sais que c’est justement LE moment ? A quel moment tu te dis qu’il faut arrêter ? Ce qui est fou, c’est qu’en ce qui concerne Maya Shameless, qui vit de YouTube, c’est que, même elle, avec ces 700.000 abonnés se rend compte que ça ne suffit plus. Que ses chiffres diminuent, et que oui, ces fameux chiffres sont important pour vivre du web.

Je ne veux pas devenir celle que je ne suis pas. J’ai toujours été naturelle. Je n’ai jamais eu peur d’aborder des sujets ici, jamais eu peur de te montrer mes faiblesses, mes doutes, mes peurs et je pense que c’est ça aussi qui a fait que tu es venue me lire. Qui a créé entre toi et moi un lien indescriptible. Chaque jour je te suis si reconnaissante de me donner la chance de vivre tout ce que j’ai déjà pu vivre : quelques contrats, quelques campagnes, la création de ma marque d’accessoires,… Mais j’aime aussi ma vie réelle et je prends tellement de plaisir à lézarder au soleil, lire un bon livre, regarder une bonne série, tandis que cette culpabilité de ne rien faire devient de plus en plus grande. La culpabilité de simplement « profiter » de la vie, plutôt que de passer mes soirs et mes week-ends à investir et à bosser pour rentabiliser mes choix (les cotisations, le comptable, les emprunts,… ). J’ai toujours été la première à dire qu’il fallait croire en ses rêves, mais je me dois aussi d’être honnête, comme je l’ai toujours été. J’aimerais que ce soit « facile », j’aimerais ne plus parler « d’efforts ». Alors aujourd’hui je me demande : « Et si tout ça n’était pas pour moi ? A quel moment doit-on se dire qu’on est sur le mauvais chemin et qu’il faut juste… Arrêter ?« 

♥ ♥ ♥

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35 commentaires

  • Répondre Julie 25 septembre 2016 à 14 h 13 min

    Merci pour ce bel article, je partage tout à fait ta vision du blogging. Je fais partie des optimistes qui se disent que l’honnêteté et la sincérité finissent toujours pas payer. Alors continue à être toi-même et tant pis pour les statistiques ou pour ceux que ça n’intéresse pas. En plus, tu as beaucoup de talent donc il n’y a pas de raison de s’arrêter. Des bisous 🙂

    • Répondre odilesacoche 25 septembre 2016 à 21 h 47 min

      Merci beaucoup.
      Vraiment. Merci. :*

  • Répondre Barbara Poulain 25 septembre 2016 à 14 h 46 min

    Juste pour cet article tu mérites d’être connu et reconnue !

    Ne rentre pas dans le moule tu vaux tellement mieux que ça, reste comme tu es !
    Continue ce que tu aimes faire et si tu arrives à en vire en restant toi alors c’est génial vraiment et je te le souhaite plus que tout et si non au moins tu auras essayé et tu n’auras rien à regretter . Si tes rêves pour ne rien regretter.
    J’aime vraiment croire que ton naturelle finira par payer, alors profite ne te préoccupe pas trop des stats et vie ta vie profite de maintenant !

    Plein de bisous et de courage tu es super tu le mérites ! Tu es unique montre qui tu es !

    • Répondre odilesacoche 25 septembre 2016 à 21 h 46 min

      Merci ma belle. Chacun de tes commentaires sont si gentils (et me donner envie de chialer à chaque fois, ha ha, merci hein !!)
      Je ne regrette rien en tous cas, ça c’est sûr, je fais toujours ce que j’ai envie de faire, au moment où j’ai envie de le faire. Je me dis juste que parfois… Ca sert à rien de s’acharner. Et honnêtement, ça me fatigue de m’acharner quand je vois qu’on ne joue pas tous avec les mêmes règles.

  • Répondre Manon 25 septembre 2016 à 15 h 03 min

    Je ne partage pas l’idée de « Madame Arrêtedeteplaindre » selon laquelle « quand tu es entrepreneur, personne ne doit savoir les difficultés que tu traverses », c’est d’ailleurs ce que j’explique dans l’un de mes articles. Je rejoins plutôt l’avis d’Anouk de Talented Girls, qui a dit que montrer ses erreurs et faiblesses nous rend plus humain, ce qui met en confiance les gens car ils se sentent plus proches de nous. Être entrepreneur, c’est mettre de soi dans son activité, et je pense qu’il est important que ce « soi » reste sincère. Si les gens craquent pour tes sacoches, c’est parce qu’elles sont adorables mais aussi parce qu’ils aiment la personne qui est derrière, toi 🙂 C’est le « lien indescriptible » dont tu parles. Il faudrait se mettre juste assez de pression pour que ce soit productif, et ne pas culpabiliser de profiter de ta vie. Mais je sais que c’est plus facile à dire qu’à faire !

    • Répondre odilesacoche 25 septembre 2016 à 21 h 44 min

      Je ne sais pas si Mme Arretedeteplaindre a raison. Je rejoins un peu sa manière de voir les choses. Profesionnellement on ne va pas mettre des projets dans les mains d’un « looser ». On a envie de travailler avec qqun de confiance, qui sait ce qu’il fait. Il y a parler de ses difficultés, et parler de ses difficultés. Enfin, je crois.

  • Répondre stephanie 25 septembre 2016 à 15 h 25 min

    Je te comprend. Tu a beaucoup de talent, c’est pour cela que je te suis depuis très longtemps et que la bannière de mon blog est une de très magnifiques créations. Je n’y connais rien en métier du web ni en freelance, mais je pense que la concurrence doit être rude. Je te souhaite le meilleur car vraiment pour moi tu a beaucoup de talent, et surtout « ta propre touche ». Bisous

    • Répondre odilesacoche 25 septembre 2016 à 21 h 42 min

      Exactement, la concurrence est rude, et c’est pour ça que « le petit vélo dans ma tête » ne cesse de fonctionner. Merci pour ton commentaire, il me touche beaucoup.

  • Répondre Sophie 25 septembre 2016 à 15 h 59 min

    Coucou,
    J’ai découvert ton blog assez récemment, il y a quelques mois, et ce qui m’y a plu, ce sont les articles comme celui-ci, où tu parles de toi, de ta vie, de tes doutes… Je ne sais pas exactement en quoi consistent les changements depuis que tu es devenue entrepreneuse, j’ai juste envie de te dire de continuer de parler de ce dont tu as envie de nous parler, et de profiter de ce tu peux tirer de positif ce blog, sans changer ta manière d’écrire et de te présenter parce qu’un « Monsieur argent sur le web » ou une « Madame on arrête de se plaindre » te l’ont conseillé. J’ai envie de te conseiller de continuer à être celle que tu es, et à en tirer du plaisir et des bénéfices (relationnels comme financiers), sans pour autant chercher à « réussir » à tout prix et à chercher à pouvoir en vivre à 100%.
    Bon, ce sont des conseils bien théoriques, je ne sais pas s’ils vont te parler, mais c’est ce que ton texte a évoqué chez moi 🙂

    • Répondre odilesacoche 25 septembre 2016 à 21 h 41 min

      Les changements sont essentiellement « pécuniers ». Je suis une fille réglo, et j’ai pris un statut d’entrepreneur pour pouvoir déclarer le moindre petit revenu que j’ai ici. Mais je dois entretenir ce statut, et cette « pression » me pèse un peu. Professionnaliser un hobby, ce n’est pas de tout repos 😉
      Mais si, merci pour tes conseils, ils me parlent plus que tu ne le crois 😉

  • Répondre No Tuxedo 25 septembre 2016 à 18 h 17 min

    Hello, ton article m’inspire plein de réflexions. D’abord, j’ai l’impression que tu te tortures parce que tes projets professionnels te tirent dans une direction qui diffère de celle que tu veux donner à ton blog. La nécessité de se vendre se heurte à l’envie toute simple d’être soi, avec ses imperfections…

    Ensuite, j’ai l’impression que tu donnes beaucoup (trop ?) de place à ton blog dans un projet de « monétisation sur le web » 🙂 Peu de gens vivent réellement « de leur blog » au sens strict. La plupart du temps, il y a un produit ou un service qui assure la rentabilité de l’ensemble, que ce soit une formation, des livres, du coaching, etc. Et en réalité, la personne ne vit pas de son blog, elle vit de son activité de formatrice, coach, auteur, voire tout ça en même temps.

    Les cas où l’on vit de ses articles et de l’affiliation sont plus que rares, surtout dans le monde francophone… et souvent, ceux qui sont dans ce cas bloguent dans une perspective purement stratégique (des blogs de niche créés dans le seul but de générer des revenus). Ce n’est pas le même blogging que celui dans lequel tu t’épanouis 🙂

    Tu viens tout juste de te dévoiler en tant que professionnelle, tu viens tout juste de lancer ces premiers tote bags à ton image… donc je trouve qu’il faut laisser le temps au temps. Ton blog est un vecteur de notoriété pour te lancer… mais a-t-il un droit de vie ou de mort sur tes projets ? Est-ce que, sans ton blog, tu ne serais pas une graphiste de talent ? Est-ce que tous les graphistes qui vivent de ce métier ont un blog aussi populaire ?

    De ce que tu exprimes, j’ai l’impression que tu vois le blog comme « la fin en soi », la clé de la réussite. Et si la clé de la réussite, c’était plutôt ce talent de graphiste qui est le tien (et que je trouve remarquable) ? Le blog, c’est juste le porte-clés 😉 Il n’ouvre pas la porte mais il est bien pratique !

    • Répondre odilesacoche 25 septembre 2016 à 21 h 39 min

      Il est vrai que mon blog prend toute la place. C’est vrai que je le vois comme seul moyen de monétisation, même si j’envisage aussi l’extension qui s’en dégage. Je vois tout à fait où tu veux en venir, mais tu sais, ce constat ce n’est pas juste le constat de ces 3 derniers mois. Quand j’ai eu 23 ans j’ai lancé mon premier projet, qui n’a pas fonctionné, j’en ai 32. Odile Sacoche à 5 ans. Je vois justement au delà du blog, je vois avec mes expériences, et celles des autres aussi. Oui je me compare. Quand j’ai repris les cours du soir en infographie c’était parce que je pensais pouvoir en vivre à temps plein, le blog est arrivé par hasard, et je me suis dit qu’il pouvait être la combinaison parfaite. Donc je vois complètement ce que tu veux dire, et crois moi, j’y ai plus que pensé 🙂 C’est bien pour ça que j’écris cet article aussi. J’ai travaillé 10 ans dans la création textile, je suis en réorientation professionnelle à temps plein en tant que CM ajdhui, donc tout ça se mélange un peu. Je me sens comme une ado de 18 ans à qui on demande choisir sa voie, et justement je ne suis pas sûre qu’être freelance, bosser sur le web (de toutes les manières que tu cites) soit pour moi… Alors que j’ai un boulot à temps plein, déjà. Je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire ? La question n’est pas de tout arrêter, mais de redevenir celle que j’étais : une blogueuse du dimanche, amateur.

      En tous cas, cet article est le fruit d’une longue réflexion, et pas juste de ce dernier mois. Mais merci en tous cas, pour ton commentaire, j’y lis beaucoup d’encouragement. 😉

  • Répondre LMO 25 septembre 2016 à 18 h 39 min

    C’est marrant, j’ai créé mon blog sur un coup de tête, je ne savais même pas qu’on pouvait en vivre, j’y racontais ma vie, parfois son côté très sombre… Et le « succès » (c’est très relatif hein, on parle d’un blog!) m’est tombé dessus sans que je ne demande rien, sans que je fasse rien pour… 7 ans plus tard, j’en vis (enfin, là encore, tout est relatif, j’en vis aussi bien que si j’étais caissière ou télé-opératrice…), je ne calcule rien, je suis nulle en SEO par exemple, et pourtant, le « succès » est toujours au RV.
    Bref, je crois qu’être soi, rester sincère, authentique, faire ce que l’on aime, ça peut être « payant » même si ça n’était absolument pas le but! 🙂

    • Répondre odilesacoche 25 septembre 2016 à 21 h 32 min

      C’est un peu de ça que je veux parler.
      Du succès, de la reconnaissance qui tombe sans qu’on demande rien. Je me suis toujours dit que c’était le talent. Mais p-e suis-je juste trop exigeante avec moi-même ?

  • Répondre Amélie 25 septembre 2016 à 19 h 37 min

    J’aime quand tu confies tes doutes, tes peurs, tes angoisses, parce que ces doutes, ces peurs, ces angoisses, je peux aussi les ressentir. Bien sûr qu’il est important dans la vie de positiver (sinon autant se tirer une balle tout de suite), mais positiver n’empêche pas parfois de douter. Les bisounours ça fait peut-être vendre, mais la vie c’est pas les bisounours. J’aime ton blog car tu es authentique alors ne change pas 😉

    • Répondre odilesacoche 25 septembre 2016 à 21 h 31 min

      Merci pour ton commentaire.
      Je pense qu’une part de moi a vraiment envie de montrer le positif, dans le sens que le positif fait avancer (comme le développement personnel, tu vois ?), mais que ce n’est pas toujours évident

      • Répondre Amelie 26 septembre 2016 à 13 h 03 min

        Oui je comprends. Le positif fait avancer c’est sur. De toutes façons, on apprend de chaque coup dur, on ressort plus fort de chaque difficulté, et tout ça fait avancer. Mais le chemin n’est pas toujours facile.

    • Répondre LMO 26 septembre 2016 à 21 h 54 min

      Ouhla, je ne parlerais ni de succès ni de reconnaissance me concernant! Je pense surtout que je me suis retrouvée dans les bons fichiers au bon moment… Et après, j’ai sans doute fait preuve d’un certain professionnalisme puisqu’on m’a recontacté…
      Tu doutes trop de toi je crois! Et tu as une image idéalisée des blogs monétisés j’ai l’impression…

      • Répondre odilesacoche 27 septembre 2016 à 20 h 06 min

        J’en suis persuadée (pour ton professionnalisme). Je suis de celles qui pensent que la chance n’existe pas dans le milieu professionnel (attention, je ne le dis pas radicalement, je veux surtout dire, que souvent les récompenses sont le fruit des efforts et du travail fourni).

        Mais en effet, je doute de trop… Enfin je pense surtout que j’essaye d’être réaliste 😉 (et non, du tout, je n’ai pas une image idéalisée des blogs monétisés, je ne suis pas rentrée dans tous les détails, cet article est le fruit d’une réflexion qui ne date pas d’hier, et de mes expériences en tant que freelance, en tant que blogueuse, mais aussi en tant qu’infographiste)

  • Répondre Véronique du blog Berenice Big 25 septembre 2016 à 20 h 56 min

    Finalement, tu nous expliques que dans la vie comme sur les blogs, il faut rester soi-même et être en cohérence ? Je suis absolument d’accord !

    • Répondre odilesacoche 25 septembre 2016 à 21 h 30 min

      C’est exactement ça 🙂

  • Répondre prettylittletruth 26 septembre 2016 à 9 h 20 min

    Vivre des metiers du web n’est pas une fin ensoi a mes yeux! Je prefere rester moi-meme 🙂

    • Répondre odilesacoche 27 septembre 2016 à 20 h 04 min

      J’ose espérer qu’on peut combiner les deux 😉

  • Répondre Nessa D. 26 septembre 2016 à 12 h 30 min

    Chère Odile,
    Je te suis depuis plusieurs mois et c’est la première fois que j’ose laisser un commentaire, ce sont justement des articles comme celui-ci qui font que j’accroche à ton blog. Je pense que ton souci est ta force, une force qui n’est pas donnée à tout le monde: tu vois les paradoxes et ils ne te plaisent pas, tu veux être cohérente avec toi-même. Pour moi, c’est un signe de sagesse et si on ne devient pas adulte pour acquérir de la sagesse, alors à quoi ça sert, que fait-on de sa vie?
    J’ai tenu un blog pendant deux ans et quand il a commencé à avoir son petit succès, j’ai fui, je l’ai fermé, je n’étais plus à la hauteur, plus rien n’était assez bien (la fréquence, la qualité des photos, ma présence sur les réseaux sociaux etc etc etc). Ecrire, de la même manière que toi, comme dans un journal intime, partager son chemin de vie avec les bons et les mauvais côtés, sans artifice, ça me manquait. Tout comme ton blog me manquerait si tu le fermais ou si tu en faisais un…. euh un de ces trucs qu’on voit partout. Je suis un peu plus âgée que toi, j’ai connu l’émergence des blogs quand ils étaient innocents, maladroits, beaux et puissants et qu’ils ne servaient pas le Dieu Argent.
    Tu cherches ta voie, écoute ta voix, tu sais celle qui est au fond de toi et qui sait très bien ce qui est bon pour toi et qui em… monsieurargent, madamepaillettesauxyeux, enzovoort. N’essaye pas de faire rentrer des triangles dans des carrés 😉 Et merci merci mille fois pour ta fraîcheur.
    (Là je me relis et je me trouve nulle, je me dis que je ne vais quand même pas t’envoyer ça et puis si, je vais appuyer sur le bouton et en rougir pendant 15 minutes. Tu vois, tu n’es pas seule et le monde a besoin de personnes comme toi.)

    • Répondre odilesacoche 27 septembre 2016 à 20 h 00 min

      C’est bien parce que je veux garder cet endroit « imparfait » que je me fais aussi toute cette réflexion.
      Comme je le dis, tout me semblait si facile quand il n’y avait pas ses « devoirs ». Finalement je ne prends plus de plaisir, je me freine, je me force. C’est triste.
      En tous cas merci de me laisser un commentaire, ça fait vraiment du bien de voir les lectrices qui sortent de l’ombre.
      Et tu as raison, je ne dois pas essayer de faire rentrer des triangles dans des carrés, c’est bien pour ça, l’origine de toute cette réflexion. C’est plus profond qu’il n’y parait.

  • Répondre Délia 26 septembre 2016 à 13 h 21 min

    J’avais attrapé tes articles en sélection HC sur l’entrepreneuriat et je dois avouer que j’avais trouvé ta démarche très courageuse!
    Je pense qu’internet est un drôle d’endroit, un peu instable. Certains n’y connaissent rien et réussissent sans même le réaliser, et d’autres sont super calés et se cantonnent à de la seconde zone toute leur vie. Je ne pense même pas qu’il existe une manière de bien faire les choses!!
    Le format blog est encore une autre paire de manches, je pense qu’il est important pour les lectrices de s’identifier à l’auteur, et que montrer ses failles n’est pas une faiblesse mais une preuve irréfutable d’humanité 🙂
    Pour finir, le doute est un élément vraiment constructif qui permet de se remettre en question, et de prendre du recul J’ai moi aussi fait une reconversion, par moments il vient frapper à ma porte. Je l’écoute toujours attentivement. Si un jour il devient trop fort, je n’exclut pas de changer de voix encore une fois :)!
    POur répondre à ta question : le moment où il faut se dire qu’on devrait s’arrêter, c’est celui qu’on choisit!
    J’espère que peu importe l’issue, tu seras convaincue d’avoir fait tout ce que tu voulais faire et que tu ne regretteras rien. C’est bien ça le plus important 🙂

    • Répondre odilesacoche 27 septembre 2016 à 20 h 03 min

      En effet, il ne semble pas exister une manière de bien faire les choses. Pas de recette miracle. Et ça je l’ai bien compris ces derniers mois (en essayant, tout simplement).
      Dans mon cas, le doute n’est pas constructif lol. Il me bouffe complètement, me tétanise. Je me lève avec une boule dans la gorge et cette envie de pleurer, comme si ce doute me frappait toute la journée ! Donc dans mon cas, il me brouille les pistes plus qu’autre chose 😉 Mais je comprends bien où tu veux en venir !!

      Et pour finir… J’ai bien peur d’être en train de choisir mon moment…

  • Répondre Serena 26 septembre 2016 à 14 h 36 min

    Hello,
    Je trouve ton article hyper touchant et assez émouvant en fait. Je suis une lectrice de l’ombre, celle qui ne commente presque jamais mais j’aime te suivre et j’adore te lire.
    Tu vas peut être trouver ça étrange, mais lire tes doutes et tes craintes, ça me fait quelque chose et ça fait de toi une personne encore plus humaine et touchante. J’aime que tu sois toi-même, c’est hyper important à mes yeux.
    On a tous nos failles, nos coups de moins bien et nos petits moments où on se sent enfin bien, et je crois que tu as la chance immense d’avoir une merveilleuse communauté, là pour toi et prête à te suivre au bout du monde, parce qu’on a tous conscience que tu as un talent fou ! Je ne sais pas quand, mais ton succès viendra, pour moi c’est une évidence, parce que tu es toi, parce que tu as des valeurs et parce que le talent est bien là 😉
    Je t’envoie de gros bisous ! <3

    • Répondre odilesacoche 27 septembre 2016 à 19 h 57 min

      Ca fait tellement plaisir de lire les commentaires des lectrices de l’ombre. Comme elles se cachent, on les oublie parfois. Merci d’avoir pris le temps de me laisser ton super gentil commentaire !!

      J’espère que tu as raison <3

  • Répondre Aline - Graphiste freelance 26 septembre 2016 à 22 h 50 min

    Très parlant ton article et je pense que oui, on peut vivre des métiers du web!
    Mais il faut aussi surtout de bonnes stratégies marketing et aussi oser montrer ce que l’on fait (par exemple, tu as une boutique / portfolio, tu pourrais inclure des articles sur comment tu travailles tout ça et mettre des photographies de tes produits dans ta sidebar, par exemple, parce que en tant que visiteur, on ne distingue pas toujours le « ma boutique » dans le menu ^^ »), pourquoi on le fait et être transparente. Bien sûr qu’on a le droit de parler de nos doutes autant que de nos victoires.
    Du temps, des efforts mais aussi du marketing et peut-être aussi du développement personnel pour se libérer des blocages sur l’argent. Ce dernier point parce que je suis en train de lire un chouette livre dessus qui s’appelle Get Rick Lucky Bitch et que je te recommande fortement!

    Comme dit dans un commentaire, tu as une communauté autour de ton blog, je suis sûre que tu peux réussir!

    • Répondre odilesacoche 27 septembre 2016 à 19 h 54 min

      Ce sont des bonnes idées que tu me donnes là. Merci.
      Je pense que ma pensée va plus loin que tout ça. Par rapport à mon parcours, ces 10 dernières années, et je pense que c’est ça qui est difficile à comprendre. Je relis des mails que j’ai envoyé en 2015, et je n’ai pas le sentiment d’avoir avancé. C’est une grosse remise en question.
      Merci pour la référence de ton livre, je vais regarder ça (raaaah l’argeeeeent)

      En tous cas c’est sûr que je n’abandonne pas le blog, mon statut de freelance, c’est autre chose…

  • Répondre Mathy 27 septembre 2016 à 10 h 31 min

    Très bel article ! Et continu de nous raconter ce que tu as sur le coeur, car tu as raison c’est ça aussi qui fait qu’on vient sur ton blog, ta façon d’écrire, de t’exprimer, ta sincérité. C’est bien de vouloir montrer que la vie est belle, mais parfois j’ai l’impression que ça soit sur les blogs ou instagram, tout finit par se ressembler…
    Alors c’est bien de se différencier aussi. 🙂

    Des bisous, Mathy
    http://awindowonmyuniverse.blogspot.fr

    • Répondre odilesacoche 27 septembre 2016 à 19 h 55 min

      Merci pour ton commentaire bienveillant <3

  • Répondre Claire 3 octobre 2016 à 7 h 14 min

    J’avoue, je n’ai pas lu les autres commentaires, et j’ai sauté directement en bas de la page pour te dire ce que je pense de ces mots : mais arrêtes de te poser toutes ces questions !!! 🙂 Tu as un univers, des compétences, un accent adorable (oui j’adore l’accent belge lol), une vision originale et beaucoup de valeurs.
    Les chiffres, les méthodes… tu te plongeras là dedans quand tu seras tellement célèbre qu’il te faudra le gérer d’une autre manière ! En attendant laisse tes émotions et ta passion prendre le dessus. Plus tu essaieras d’écrire en pensant à ce qui va rapporter (attention ce n’est pas une critique envers toi qui t’accuse de chercher le profit etc hein, j’ai compris le fond de l’article rassures toi, je précise au cas où :D), on le verra et ce ne sera plus toi. Plusieurs blogueuses se perdent à vouloir uniformiser leur contenu ou faire ce qu’elles pensent plaira au plus grand nombre… et hop, envolée la personnalité, ce qui fait qu’on les apprécie pour ce qu’elles sont…
    En revanche, merci pour cet article qui mine de rien parle de l’envers du décor, il en faut ! Cela remet les choses à leur place, cela montre que c’est un métier et qu’il n’y a pas que les cadeaux des marques et les event ! Je ne suis pas contre le rêve mais faut aussi une dose de réalité 🙂

  • Répondre Nouvelle vie de freelance ! - Hey Cocoon 23 octobre 2016 à 11 h 18 min

    […] Lien d’un article vraiment intéressant : Peut-on vivre des métiers du web? […]

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