Humeur Vie Professionnelle

Arrêter n’est pas échouer

4 décembre 2016 by
arrêter c'est commencer lâcher prise

Ma maman m’a toujours appris que si je commençais un livre, je devais le terminer. Et sa maman avant ça, ma grand mère, lui avait appris la même chose. Aussi, depuis des générations dans la famille Sacoche, on commençait un livre et on le terminait. Même si ce livre ne nous plaisait pas. Ce qui faisait toute la beauté de la chose, c’était ce sentiment de fierté, celui d’avoir persévéré dans une situation pas très confortable. Bien que je sois très reconnaissante envers ma maman de m’avoir transmis un certain courage pour terminer les choses que j’entreprenais, un jour, au détour d’une tonne de livres de développement personnel, je me suis rendue compte, que la vie était bien trop courte pour faire des choses ennuyantes. Que certes, parfois il fallait effectivement persévérer et s’armer d’un peu de patience, mais qu’on pouvait aussi décider d’arrêter. Et comme ça, un matin, dans le tram, j’ai arrêté de lire le livre que j’avais commencé et que je n’aimais pas du tout, me disant, qu’après tout, je ne faisais de mal à personne, et que, arrêter de lire ce livre, ne voulait pas dire « arrêter de lire tous les livres du monde » (et on sait combien notre littérature est large). En moi, j’avais créé un petit sentiment de rebelle. Odile Sacoche, celle qui s’arrêtait de lire.

Si j’utilise cette métaphore pour commencer mon article, c’est pour te dire que, dans une société où l’on nous fait culpabiliser pour à peu près tout et son contraire, j’ai appris que, arrêter, ne signifie pas, échouer. Personnellement, je trouve que dans certaines situations de la vie, il faut beaucoup de courage pour pouvoir se dire « stop, j’arrête ». J’arrête cette situation qui ne m’épanouit pas. J’arrête cette relation qui me fait du mal, j’arrête de répéter ce schéma dans ma vie, j’arrête ce boulot qui m’épuise, j’arrête cette discussion qui va tourner au vinaigre, j’arrête d’essayer d’aller contre ce que je ressens. Et dans chaque exemple que je viens de donner, le fait d’arrêter peut ouvrir la porte sur quelque chose de plus beau et de plus épanouissant. Ici, arrêter veut finalement dire commencer. Fermer une porte, pour en ouvrir une nouvelle. Arrêter un livre qui nous ennuie profondément, pour en commencer un bien plus chouette.

liberté commencer lâcher prise

Et comme ça, simplement, j’ai décidé d’arrêter.

Il y a un an et demi, j’avais ce grand rêve de devenir blogueuse pro. En chemin, je me suis perdue, et j’ai changé de route pour devenir infographiste freelance. Malheureuse dans mon travail à temps plein, j’en ai changé pour en trouver un plus calme au niveau des horaires, avec plus de jours de congés pour pouvoir me consacrer au blog à 100%. Pendant plus d’un an, j’ai travaillé tous les soirs après des journées de travail éreintantes, j’ai jonglé entre deux activités, j’ai lancé ma marque Sacoche, j’allais aux events 2 à 3 fois par semaine dans l’espoir de me faire connaitre, je ne me suis pas arrêtée une minute. La tête dans le guidon comme on dit. Jusqu’à cet été quand je suis partie en vacances. Des vacances de rêves que mon petit homme avait planifiées et organisées et dont je n’ai pas profité tellement je vivais avec cette culpabilité de devoir m’arrêter deux semaines. Et arriva ce qu’il devait arriver, je suis « tombée fatiguée ». Mais vraiment fatiguée. Avec juste plus aucune envie du tout. Ce livre que j’avais commencé m’ennuyait finalement à mourir. Et des « moi aussi je veux » ont commencé à se faire ressentir.

Moi aussi je veux profiter de mon dimanche en pyjama sous mon plaid. Moi aussi je veux profiter de mes vacances. Moi aussi je veux dormir tard le matin. Moi aussi je veux passer mes soirées à lire un bon bouquin. Moi aussi je veux vivre !

Au delà de ça, j’ai commencé à faire mes calculs financiers et je me suis rendue compte que cette « petite activité qui n’en était pas une » ne me rapportait pas « assez » comparé au temps que je lui consacrais. Et que finalement, mon moteur « je veux vivre mon rêve » s’était transformé en « je dois travailler pour payer mes cotisations et mon comptable ». Charmant.

Et puis surtout, surtout, il m’était arrivé quelque chose auquel je n’aurais jamais cru. Mais alors là jamais. Je pensais m’être trouvé un petit boulot temps plein « en attendant ». Un boulot « pépère » et chiant. Je pensais que j’allais détester ce job et qu’il allait encore plus me conforter dans l’idée qu’il fallait vivre pour soi et créer sa société. Mais le meilleur m’arriva. Et ce boulot que j’étais censée détester, je l’ai, plutôt bien aimé. Je suis tombée sur des gens formidables avec qui je ris et avec qui je me sens libre. Je me sens moi, je me sens bien et je me suis rendue compte que mon moteur, ce qui me faisait avancer dans la vie, c’était cette envie de liberté.

Je ne savais pas si je devais te raconter tout ça, comme je te le disais dans mon dernier article, je ne sais pas bien où Odile Sacoche va et où toute cette histoire me mènera. Je sais juste qu’aujourd’hui, je n’ai plus envie de continuer le livre de freelance et j’ai remis les clés de ma société. Je me rends compte que mon rêve à moi, c’est d’être libre, et de tout faire pour le rester. Cette fameuse chose dont on parle beaucoup, lâcher prise. Vivre au jour le jour. Carpe diem.

Ce que je voulais te transmettre avec cet article c’est que tu as le droit d’arrêter, et que, arrêter, ne veut pas dire échouer. Je n’ai pas le sentiment d’avoir échouer. Que du contraire. J’ai pris une situation en main. Je vivais un « enfer » dans mon ancien boulot et j’ai donné tout ce que j’avais pour en sortir. J’ai construit des choses, je me suis donnée du mal. Ça n’a pas marché. Les résultats n’étaient pas à la hauteur de mes espérances. Mais en chemin la vie m’a donnée d’autres belles surprises, qui m’ont menée sur d’autres routes, et ont ouvert d’autres envies. Peut-être, oui, peut-être, que je n’ai pas l’âme d’un indépendant. Et peut-être, oui, peut-être que je procrastine. Et ça me va très bien. On a le droit de se reposer. Oui dans la vie il faut parfois se battre, mais on peut aussi très bien se dire : « Ok maintenant, j’arrête« . Point. Comme ce grand champion de Formule 1, Nico Rosberg, qui a annoncé ce dimanche après sa plus grande victoire, qu’il arrêtait.

Arrêter ne veut pas dire échouer. Arrêter c’est commencer. Arrêter c’est découvrir. Même si on ne sait pas tout de suite quoi. Le temps, cet ami qui nous veut du bien, nous le dira bien assez vite.

♥ ♥ ♥

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33 commentaires

  • Répondre Tribulons 4 décembre 2016 à 11 h 35 min

    Coucou!
    C’est un article courageux que tu nous offres là! 🙂
    Il fait écho à une conversation que j’ai eue il y a quelques jours avec une amie. Rien à voir avec le blogging, mais elle s’était lancée à fond dans une activité il y a un an. Au détour d’une conversation, je lui demande si elle le fait toujours. Réponse : « Non ». Mais cette activité avait répondu à un besoin donné, à un moment donné. Une chose qui lui faisait du bien à cet instant, mais dont elle n’éprouvait plus le besoin maintenant. Mais elle était contente de l’avoir fait, c’était une belle expérience.

    La vie est une succession de cycles, de besoins ponctuels. Il ne faut pas culpabiliser de ne pas faire une activité ad vitam eternam. Ce n’est pas parce que tu abandonnes que tu es faible, c’est simplement que ça ne te convient plus et que tu as besoin d’autres choses.

    Ce que tu as vécu t’as fait traverser des épreuves, t’a enrichie, fait découvrir un tas de choses. Tu en sors riche d’une nouvelle expérience, de belles rencontres et de nouveaux savoirs. Prête pour la prochaine vague! 🙂

    Bisous 🙂

    • Répondre odilesacoche 4 décembre 2016 à 12 h 38 min

      Merci beaucoup. Je ne sais pas si c’est courageux. Pour certains, je passerai peut-être pour une pâte molle.
      Mais comme tu dis, j’ai tout donné car cela répondait à un besoin, et maintenant mes besoins changent. Et finalement c’est très positif, ça veut dire qu’on évolue, que rien ne reste figé, qu’on a le droit d’essayer, mais aussi de se tromper.
      Bref, ton commentaire sonne tout à fait juste en moi <3

  • Répondre La Pause Thé 4 décembre 2016 à 12 h 08 min

    Merci, milles merci pour cet article déculpabilisant qui fait un bien fou ❤ parfois on se met une pression de dingue et on passe à côté de nos proches et de ces petits moments de bonheurs pour des choses qui n’en valent pas la peine ou bien trop chronophages pour en profiter et s’épanouir pleinement. Le plus dur est d’en prendre conscience et de se dire « stop » félicitations à toi en tout cas ! Je suis en pleine transition également et j’hésite encore à prendre cette décision qui pourrait chambouler ma petite vie radicalement. Bon dimanche, bisous bisous !

    • Répondre odilesacoche 4 décembre 2016 à 12 h 36 min

      Je ne dirais pas que ce chemin n’en valait pas la peine.
      Chaque chose en vaut la peine. Mais notre chemin évolue, et ce qui était important, peu devenir plus secondaire. Ce que j’essaye de dire c’est qu’on a le droit de changer d’avis. On a le droit de se tromper. Et donc… On a le droit d’arrêter 🙂

  • Répondre Kathleen D. 4 décembre 2016 à 12 h 19 min

    Tant de douceurs .. je te comprends bcp et me retrouve dans tes mots.
    Je te souhaite pleins de belles choses pour ce nouveau « commencement ».
    Des bisous jolie Odile !

    • Répondre odilesacoche 4 décembre 2016 à 12 h 35 min

      Merci beaucoup, et surtout, merci de ta fidélité <3

  • Répondre Sophie 4 décembre 2016 à 13 h 03 min

    Comme je te comprends ! Il m’a fallu tant de temps pour accepter que mon rêve d’adolescente (devenir une écrivaine publiée) me rendait malheureuse et pour décider de l’abandonner. Je me mettais une telle pression pour écrire que je n’avais plus envie d’écrire, et je culpabilisais de ne pas écrire (après tout, on est sensées être motivées pour réaliser ses rêves, non ?).
    Un jour, j’ai décidé de tout arrêter. D’abandonner ce rêve qui ne me rendait plus heureuse. Depuis lors, je me sens mieux, et après quelques mois j’ai même recommencé à écrire, un peu, sans pression et avec plaisir ! 🙂

    • Répondre odilesacoche 4 décembre 2016 à 13 h 38 min

      Je pense qu’on a toujours peur de décevoir la petite ado qui est en nous. On veut lui rester fidèle, on ne veut pas la trahir. Mais nos envies d’ado peuvent évoluer, changer. Et il est normal, adulte d’avoir envie d’autre chose.
      Tu devrais lire le livre « comme par magie » de Elizabeth Gilbert. Il aide beaucoup a déculpabiliser face à notre « créativité »

  • Répondre Céline 4 décembre 2016 à 14 h 57 min

    J’espère juste que tu n’arrêteras pas d’écrire (sauf si ça te rend malheureuse bien-sûr).
    On ferme une page, mais pas le livre. Parfois c’est difficile mais le meilleur reste à venir, il suffit juste de garder l’esprit ouvert.

    • Répondre odilesacoche 4 décembre 2016 à 15 h 44 min

      Ecrire est un besoin pour moi. Donc je n’arrêterai jamais.
      Bloguer, ça c’est un autre sujet. Je fais au jour le jour, si l’envie y est.
      Il y a en effet « tourner des pages » mais il y a aussi « fermer un livre ».
      De mon côté c’est un livre que je ferme, pour en commencer un autre, d’un autre genre 🙂

  • Répondre Thifaine 4 décembre 2016 à 17 h 18 min

    Très bel article qui déculpabilise… Je te souhaite le meilleur pour la suite !

    • Répondre odilesacoche 10 décembre 2016 à 13 h 53 min

      Merci <3

  • Répondre Andréa 4 décembre 2016 à 17 h 29 min

    Coucou Odile !

    Je dois avouer que je te lis de façon assez peu régulière (désolée…). Mais j’ai vu sur Twitter le titre de ton article et il m’a attiré. Lorsque j’ai commencé la fac, j’avais entamé une fac de droit, je voulais être notaire. A la moitié du premier semestre, j’étais vide. Vide d’énergie, vide de passion, vide d’envie, que ce soit pour ma scolarité ou pour tout autre chose. Je me suis dis que c’était une passade, que ça reviendrait, que j’étais juste fatiguée… Et puis non. A la fin du semestre, j’ai quitté la fac. Je n’ai pas passé les examens, je suis juste partie. Avant et pendant les vacances de Noël, j’ai fais les démarche pour entrer en fac de langue (l’anglais ayant toujours été une passion). J’ai ensuite passé les meilleures deux années et demi de ma scolarité. J’ai arrêté mais j’ai pas échoué. J’ai fermé une porte mais j’ai ouvert une fenêtre qui a mené sur un sublime jardin.
    Aujourd’hui, j’ai intégré une école de communication et de marketing. Ayant déjà un diplôme, il me faut une année de généraliste (marketing ET communication), avant la spécialisation en communication. Je sens déjà, à la fin de ce premier semestre, que je suis heureuse de n’avoir qu’un an à faire parce que je ne suis pas à l’aise avec le marketing. Mais cette fois je n’arrêterai pas, parce que je sais que je dois passer cette porte pour arriver une fois de plus à mon jardin.

    Cependant, je dois avouer qu’il y a un point sur lequel je te rejoint. Je veux une vie où je peux avoir mes dimanches en pyjama pilou dans le canapé, à regarder Netflix, ou je peux prendre deux semaines de vacances, avoir une vie en dehors de mon travail. Et je dois avouer que cette perspective me parait peu plausible et ça me fait peur… Enfin !

    Merci pour ce bel article et ta belle plume !

    Andréa

    • Répondre odilesacoche 10 décembre 2016 à 13 h 55 min

      Je pense que dans certaines situations il faut persévérer, parce qu’on au delà de tout ce que je dis, nous vivons dans l’air de l’instantané, du changement, du rapide. On veut tout, tout de suite. Dès que quelque chose ne va pas, on veut réparer, changer. Dans certaines situations, il est bon d’essayer. Chaque cas est personnel finalement, chacun vit avec son ressenti. Ici, après 5 ans de blogging, d’Instagram, 2 essais comme freelance, 3 changements de boulot, je pense que je me suis beaucoup donnée « professionnellement » et que maintenant j’ai envie de rentrer dans l’air du « home sweet home » 🙂

      Courage à toi !

  • Répondre Nolwenn 4 décembre 2016 à 22 h 20 min

    Très bel article ! Je fais partie des gens qui culpabilisent facilement lorsque je « lâche » quelque chose que j’ai commencé… Le message est très bien passé et je dirais même que ça fait du bien de le lire !
    Bisous & à bientôt

    • Répondre odilesacoche 10 décembre 2016 à 13 h 55 min

      Avec grand plaisir <3

  • Répondre Charlotte 4 décembre 2016 à 23 h 14 min

    Bonsoir Odile,

    Je viens de découvrir ta chaine YouTube grâce à un de tes commentaires sous une vidéo de Natacha Birds. Et je suis heureuse d’avoir cliqué sur ton nom car j’y ai découvert un univers dans lequel je me sens bien.

    Ton article me touche énormément. Je m’y retrouve un peu même si nos situations ne sont pas pareilles. Ce n’est pas évident de faire des choix qui peuvent, parfois, changer une vie. Cependant, les choix venant du coeur sont toujours les bons. La décision que tu as prise est sans doute la meilleure qu’il soit pour ton bonheur! Tu as le droit d’être heureuse et personne ne peut juger ceci. J’espère du fond du coeur que ton nouveau livre sera digne d’être le meilleur qu’il soit!

    Pour ma part, je suis heureuse de t’avoir découverte <3
    Charlotte

  • Répondre Aline - Graphiste freelance 4 décembre 2016 à 23 h 38 min

    Un article vraiment intéressant et je me suis bien retrouvée dans l’intro car moi aussi, quand je commençais un livre, je « devais » le finir même s’il était nul. Je ne sais même pas qui m’a appris ça. Mais il y a quelques mois, j’ai dit « stop, j’arrête ». J’arrête de lire des livres qui m’ennuient, pourquoi continuer quelque chose qui ne nous plaît pas? Donc depuis au revoir les livres à finir alors qu’ils ne me parlaient pas!
    Mine de rien, ça fait beaucoup de bien d’écouter ses envies et ses non-envies. =)

  • Répondre lemondedejustine 5 décembre 2016 à 10 h 20 min

    Tu as raison arrêter n’est pas échouer et tu as bien raison d’écouter ton coeur et de ne pas te forcer. Le plus important c’est que tu l’as fait, tu n’as rien à regretter au moins tu as essayé 🙂

    • Répondre odilesacoche 10 décembre 2016 à 13 h 56 min

      Merci pour tes douces paroles

  • Répondre doucebarbare 5 décembre 2016 à 13 h 19 min

    Belle découverte! Je partage sur la page de mon blog car il fait résonner un de mes articles où j’expliquais comme quand j’avais du arrêter ma formation de médiatrice je ne l’avais pas vécu comme un échec mais qu’il m’avait fallu beaucoup de temps pour cela pour que je ne vive plus l’arrêt comme un aveu de faiblesse.
    Voici un article où je parle de tout ça, un seulement: http://doucebarbare.com/2345-travailler-avec-une-sante-precaire/

    • Répondre odilesacoche 10 décembre 2016 à 13 h 56 min

      Merci, Je vais aller jeter un oeil à ton article 🙂

  • Répondre Sandra de Marketing&Cafeine 5 décembre 2016 à 14 h 30 min

    Ton article ensoleille ma journée ; je suis un peu dans la même situation que toi, et qu’il est usant ce sentiment de culpabilité. Devoir réussir, devoir faire mieux tout le temps. Se chercher entre activité free-lance et salariat. Mais tu as raison Parfois il faut réussir à lâcher prise, accepter et se déculpabiliser.
    Merci à toi pour ce bel article !

    • Répondre odilesacoche 10 décembre 2016 à 13 h 57 min

      Ah oui, le mieux est l’ennemi du bien !
      Il faut qu’on apprenne à lâcher prise

  • Répondre Serena 6 décembre 2016 à 1 h 12 min

    Coucou Odile,
    Quel article touchant et émouvant ! Tu te confies à nous et ça me touche profondément !
    Effectivement, arrêter n’est pas échoué, mais c’est souvent difficile de ne pas culpabiliser. Moi la première, quand je n’arrive pas à terminer un roman, je me dis que j’ai dû rater quelque chose, passé à côté de l’intérêt de livre alors je culpabilise un peu^^
    Je t’envoie de gros bisous et te souhaite une route sans nuages avec plein de jolis moments à vivre et j’espère -à titre personnel – que tu continueras à bloguer car j’adore te lire 🙂

    • Répondre odilesacoche 10 décembre 2016 à 13 h 51 min

      La culpabilité elle vient de l’égo
      L’égo tente de nous protéger (souvent à tort)
      Faut pas l’écouter 😉
      (mais je me rends bien compte que c’est plus facile à dire qu’à faire !)
      Je ne sais pas si je continue à bloguer. Ce sera selon l’inspiration. En tous cas, je ne force plus, je ne veux plus être dans le « devoir »

  • Répondre Lutetia Flaviae 12 décembre 2016 à 23 h 50 min

    Je suis fière de te voir avancer et te sentir plus apaisée <3

    • Répondre odilesacoche 18 décembre 2016 à 11 h 05 min

      Merci <3
      Oui, je suis apaisée. J'ai laissé tomber toute la pression, et ça fait du bien !

  • Répondre Cleophis 17 décembre 2016 à 17 h 28 min

    Tu as bien raison, il faut du courage pour savoir mettre fin à certaines situations toxiques. Je te souhaite une bonne continuation et je continuerai à regarder ça de ma petite fenêtre. 😉

    • Répondre odilesacoche 18 décembre 2016 à 11 h 05 min

      Je ne dirais pas que cette situation était toxique, j’ai appris beaucoup, mais elle ne me faisait plus de bien.
      Merci pour ton message.

  • Répondre Odette Soucis 6 janvier 2017 à 10 h 18 min

    Merci Odile pour cet article qui tombe à point nommé dans ma vie !
    Le vide d’énergie et l’angoisse d’une vie qui ne correspond pas à celle qu’on s’imaginait aimer, c’est tellement triste
    C’est vrai qu’il faut du courage pour s’arrêter sur un chemin longtemps parcouru
    il en faut d’autant plus qu’il s’agit alors d’affronter l’inconnu
    ça fait peur
    Mais changer c’est bien et s’écouter est une évidence qu’on oublie trop souvent sur la route…
    Belle journée à toi et bien du courage pour tes projets
    et merci encore ça m’encourage à poursuivre mes projets un peu fous

    • Répondre odilesacoche 8 janvier 2017 à 11 h 36 min

      Dans le livre ‘Comme par Magie » que je conseille vivement, il y a une petite histoire d’un homme qui raconte qu’il veut devenir écrivain. Mais il n’y arrive pas. Il devient très très malheureux. Un jour, il se retrouve devant un gourou de la littérature et il lui dit « je n’arrive pas à être écrivain, je suis malheureux, dites moi ce que je dois faire, et ne me dites pas comme tout le monde que je dois arrêter ».
      Et le gourou littéraire lui dit un truc du genre : « Si vous êtes malheureux c’est que vous êtes sur le mauvais chemin. Alors non, vous ne devez pas arrêter, mais alors ne vous plaignez plus. Si être écrivain est votre rêve, poursuivez le, mais sachez que oui, vous pouvez être malheureux. Si par compte, cela vous fait trop souffrir, alors oui, arrêtez… Vous verrez bien où sa vous mène, car la douleur d’arrêter peut vous donner envie de reprendre ». Je raconte ça avec mes mots bien sûr, ce n’est pas exactement ce qui est écrit dans le livre mais pour ma part, continuer la tête dans le guidon ne me convenait plus. Et depuis que j’ai arrêté, je me sens tellement mieux !!! On verra ce que le temps me dira.
      Ne te mets pas trop de pression et écoute-toi. C’est le plus important.

  • Répondre voyance Email 24 mars 2017 à 15 h 05 min

    Grâce à votre site je viens d’appendre plusieurs choses. Continuez !

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