Faire la différence

done is better than perfect

Cela fait 10 minutes que je fixe l’écran.
Non ça doit bien faire 2 mois.
En y réfléchissant bien, je crois même que ça fait 2 ans. 2 ans que je tourne et retourne ce blog dans tous les sens. Je veux faire la différence, mais je ne sais pas comment. Je veux être droite, et juste et honnête. Je veux inspirer. Mais je ne fais rien.

En vérité j’attends. J’attends le bon moment. Le bon déclic, l’inspiration. J’attends d’être prête. Tu vois c’est toujours comme ça que j’ai écrit. Par instinct. Par « bons moments ». C’est maintenant parce que je le sens, et parce que j’ai quelque chose à dire. Et toutes les autres fois, je me dis que ce n’est pas si intéressant, que cela ne vaut pas le détour. Pas la peine. Je n’aime pas programmer, car je ne programme pas mes humeurs, ni mes réflexions. Tout ça a toujours été très instinctif.

Et puis je me compare. Ô je me compare. Celle-ci a trop de talents, celle-là dessine trop bien, cette dernière a de belles valeurs. Qui suis-je moi ? J’essaye de trouver mon identité, me démarquer, et en même temps je suis révoltée. Je veux que les choses changent, mais je n’ai pas le courage de le faire. Je suis comme fatiguée. Paralysée.

Un jour on m’a demandé combien de temps prenait un blog. 4h. C’est ce qu’il me fallait pour écrire un article : écrire, prendre des photos, retoucher, relire, SEOter. 3 soirs par semaine, et tous les dimanches. Je me souviens, un jour, mon homme m’a même demandé de me fixer des jours, parce que je bloguais trop, et ne vivais plus ma vie de couple. Je me souviens avoir passé mes vacances à scruter mon ordinateur, pendue à mon smartphone, en espérant que quelque chose décolle. Je me souviens avoir lu des blogs de stratégie, avoir eu des rêves, avoir écrit jusqu’à 22h, et parfois ne plus dormir car les idées fourmillaient. Cela me semble si loin…

Alors aujourd’hui, quand je repense à tout ça, je suis juste découragée. Je n’ai plus envie. Je me dis que ça n’en vaut pas la peine. Combien de temps faut-il pour faire la différence ? Combien d’énergie faut-il dépenser ? D’après-midi à consacrer ? Combien ?

Quand je vois les blogueuses qui ont du succès, que je vois leur compte Instagram qui ressemble à un magazine, des photos parfaites, léchées, travaillées, et des likes à vous en donner le tournis, je ne comprends pas. Le monde est-il si superficiel ? J’ai vu le TEDx de Leslie Couterand la semaine dernière et je ne cesse d’y penser. A-t-on besoin à ce point de s’évader de sa propre vie et de vivre celle des influenceuses par procuration ? Que cherche-t-on dans ces photos et ces histoires parfaites ? Quelles sont nos rêves ? Les nôtres à nous, pas ceux vaguement soufflés par la société ou inspirés d’un blog un peu trop parfait.

Ça fait 10 minutes que je fixe cet écran. 10 minutes que j’attends. Non. Ça fait 2 mois que j’attends… 2 ans. Que quelque chose change. D’être prête. Que la grande roue tourne.

Il y a cette phrase en anglais que j’adore, et dont je ne trouve l’équivalent en français : « Done is better than perfect ». N’attendons plus pour faire ces choses que l’on veut faire. N’attendons plus pour faire la différence. Attachons-nous au processus, et non au résultat. Je pense qu’elle est là, la solution.

Done is better than perfect.

En selle !

 

PS : J’ai repris aussi la newsletter, où je te donne de mes nouvelles loin des yeux de tous, de manière pas ponctuelle du tout.

Si l’envie te dit, c’est à droite qu’il faut s’inscrire.

22 Replies to “Faire la différence”

  1. Moi, je fonctionne à l’envie et ma ligne directrice est de me faire plaisir. Il m’arrivait aussi de réfléchir à tout çà, de faire les choses différemment etc, mais après 3 ans de blog et 1500 personnes qui me suivent, j’ai décidé un beau matin de créer un qui me ressemble, sur lequel je n’ai pas besoin de me dissimuler et d’utiliser un pseudo. Je suis actuellement bien plus satisfaite qu’avant, avec mes 26 followers HC :p et les quelques 20 visiteurs uniques quotidiens. Je me sens plus en raccord avec mon blog et c’est tant mieux, repartir de zéro ne me fait pas vraiment peur !

    1. Tu as mille fois raison : fonctionner à l’envie. Dans ma newsletter je dis justement « tant pis si l’article n’est pas parfait, tant pis s’il ne fait pas mille mots, tant pis si je ne suis pas régulière ». Je voudrais ouvrir ce blog comme j’ouvre un livre. Sans attente, juste de la détente 🙂 Comme toi !! Respect d’ailleurs pour ça

  2. Salut Miss,
    Contente de te relire. Ton article me parle.
    C’est difficile. Je te comprends.
    Il y a un an j’étais dans le même état d’esprit, je me disais pourquoi je continue de bloguer alors que mon blog ne fait pas la différence parmi tous les autres blogs beauté de la blogosphère. Mon blog existe depuis 2013, je tournais en rond. J’ai intégré une nouvelle thématique : le lifestyle. Et cela m’a beaucoup aidé. Je peux écrire sur plus de choses et ça me fait du bien. J’écris pour moi et pour mes fidèles lecteurs 😀
    Après concernant le succès des autres, c’est bien pour elle, mais moi je me vois pas faire de mon blog ma profession. Je suis professeur et ça me plaît, mon blog est mon bébé. J’aime concilier les deux.
    Après pour instagram. J’adore ce réseau social, mais certaines youtubeuses ou blogueuses en font un espace de publicité avec leurs magnifiques photos et ça me dépasse. Généralement je me désabonne. Je préfère les comptes authentiques où il y a un véritable partage avec les abonnés.
    Courage Miss
    Bises

    1. Merci pour ton commentaire.
      On se sent en effet parfois tout petit. On se dit qu’on ne sert à rien. On a tendance à trop écouter « notre mean girl » à l’intérieur de nous. Alors c’est plus facile de ne rien faire, comme ça pas de risque et pas d’échec. Pas de résultat non plus.
      J’essaye de me réapproprier le blog pour qu’il me fasse du bien comme il me faisait avant. Sans arrière pensée, comme un hobby, un petit coin juste à moi (et mes lecteurs bien sûr). C’est bizarre on ne se pose pas toutes ces questions avec un passe-temps plus « lambda » comme lire. On lit, juste parce qu’on a envie. Parce que ça nous fait du bien, parce qu’on veut se plonger dans une histoire. c’est tout ça que j’aimerais retrouver ici 🙂

  3. Je pense que tu prends les choses à l’envers. Pour faire la différence, il ne faut PAS vouloir faire la différence. Tout comme regarder le succès des « grandes », et penser que ce n’est qu’une question de superficialité…. C’est réduire les gens à quelque chose de bien bas, je trouve. Moi, je pense que nous avons simplement besoin de rêver, et de quelqu’un qui parle de ce que nous vivons, où aimerions vivre. Personnellement, j’aime partager des photos qui montrent de jolies choses, des détails auxquels on ne fait pas attention, mais à force de les voir, on y prête plus attention les fois suivantes. Ça fait du bien. On apporte un peu de magie dans notre quotidien en s’inspirant sainement des inspirantes. Tu sembles vouloir beaucoup coller aux tendances, mais c’est un piège. C’est peut-être ce qui fait que tu ne trouves pas ta voie, c’est que tu es sur celle des autres. Tu devrais te demander POURQUOI tu veux faire la différence. Qu’est-ce que tu en attends ? De la reconnaissance, de la notoriété ? Les blogueuses parlent toujours de partage, mais attendent souvent quelque chose de plus. Une fois que tu as dépassé ça, tu retrouves ta liberté d’écrire. C’est en tout cas mon avis. Le bonheur est dans les petites choses, pas dans les grandes attentes. Pour faire la différence, sois différente, sois toi. Les solutions ne se trouvent pas dans les livres, sinon, tout le monde serait heureux et personne ne se poserait de question. Ils ne sont là que pour faire prendre conscience.Après, à nous de créer notre propre jardin.
    Bonne continuation.

    1. Bonjour Sandrine,
      Je pense que tu n’as pas tout à fait compris mon article. Ni ma vision des choses. Peut-être es-tu nouvelle ici ?
      Je pense justement qu’il faut VOULOIR faire la différence, aussi bien que se demander POURQUOI.
      Pour ma part, quand j’écris cet article, quand je pense au blog, ou que je me pose toutes ces questions, je pense avant-tout à la phrase de Gandhi « Sois le changement que tu veux voir dans ce monde ». Je ne pense pas faire des raccourcis faciles : succès = superficiel. C’est un constat que j’ai, parmi tant d’autres. As-tu regarder la vidéo de Leslie que j’ai ajouté à cet article ? Elle explique sans doute bien mieux où je veux en venir. Elle donne justement un exemple d’une photo d’elle très banale à 600 likes, et une photo pleine de sens sans like du tout. Pourquoi je veux faire la différence ? Pour aider, partager, faire quelque chose d’utile. Pas pour le succès et les likes.
      Justement, je ne suis plus de ces blogueuses qui attendant quelque chose en retour. Depuis longtemps 🙂
      J’essaye de me réapproprier cet espace comme cela me semble juste. Mon jardin comme tu le dis si bien

  4. Coucou mon chat,
    Je me retrouve tellement dans ce que tu dis… Le souci je trouve C’est que l’on finit par tout abandonner au lieu de juste bloguer à l’envie.
    On passe de trop à rien… C’est aussi ce qui m’est arrivé…
    De ce fait j’aime notre blog des pintades car nous pouvons a l’envie… il n’aura sans doute jamais un formidable succès mais nous ne l’avons pas créé pour cela… juste partager quand on a qqch à dire.
    Bisous mon chat d’amour.
    Karo

    1. Oh mon chat, c’est tout à fait ça. On en a trop fait, et puis pouf, tout est retombé comme un gros flan.
      C’est génial ce que vous avez avec les pintades, c’est ce que j’aimerais retrouver ici. Un hobby, un passe temps, qui me fait du bien, un lieu de bienveillance et de partage 🙂

  5. Oui !! Ravie de te relire. Les vidéos sont passionnantes, je ne connaissais pas.
    Bises
    Cleo

  6. Tes mots me parlent tellement. Combien de temps faut-il pour faire la différence? Je ne sais pas.
    Mais comme tu le dis si bien, c’est le processus qui compte.
    Je m’interroge aussi sur mon blog, sur ce que j’écris et surtout sur le pourquoi. J’ai décidé de prendre du recul et de faire les choses plus par plaisir et envie que pour de la reconnaissance.
    Avant j’incriminais un peu trop les réseaux sociaux mais quand on y réfléchit la faute est celle de notre propre lâcheté.
    Et concernant les contenus trop parfaits, trop lisses des influenceuses, j’ai lu un article à ce sujet du blog La Lune Mauve qui s’intitule « Libérées » si l’envie t’en dit tu peux y faire un tour. Je ne suis pas forcément d’accord avec tout ce qu’elle dit mais au moins son article pousse un petit peu à la réflexion.
    Et puis j’ajouterai, libre à nous de suivre des personnes moins parfaites ahah
    La bonne soirée 🙂

    1. Oh mais merci pour le partage de cet article parfait ! Je mets le lien ici d’ailleurs si l’envie dit à quelqu’un de le lire.
      C’est exactement le constat que je fais aussi (sans la partie féministe, perso je m’en fiche si des femmes ont envie de rester à la maison, moi même parfois, je me dis que….) : Link : https://lalunemauve.fr/liberees-titiou-lecoq-livre-feminisme-injonctions-bloguesques/

      Tu as raison de prendre du recul, et c’est tout à fait ce que je suis en train de faire aussi.
      Il ne tient qu’à nous de changer (notre perception), car on ne pourra pas « changer les autres ».
      Merci pour ton commentaire et le partage !

      1. Hello Odile !

        Avant tout, chapeau pour ce petit billet qui fait mouche. J’y ai reconnu des questions que je me suis longtemps posées.

        « Faire la différence », tout un programme : sans doute que la définition de « faire la différence » varie d’une personne à l’autre. Qu’entends-tu par là, toi ?

        D’expérience, pour avoir vécu et subi de nombreuses « crises bloguesques », je sais dorénavant que ce qui m’aide à sortir la tête de l’eau, c’est une pause virtuelle (mais pas trop longue, sinon quand on revient on a juste envie de fermer son blog !), et profiter de cette pause sans écriture publique pour effectuer un travail de redéfinition de son projet éditorial et de ses valeurs.

        J’entends par là faire le point sur ce que tu aimes dans ton blog, ce que tu aimes moins ; tes sources de joie, mais aussi tes frustrations ; noter les sujets dont tu as envie de parler depuis longtemps mais que tu as toujours laissés de côté pour une raison inconnue ; et pourquoi pas commencer un petit moodboard visuel dans la perspective d’une mise à jour graphique. Parfois, un petit coup de peinture aide à retrouver de l’enthousiasme !

        Pour ma part, j’ai fini par obtenir cette sacro-sainte « reconnaissance » à travers un autre blog à moi. Et figure-toi que ça avait fini par devenir oppressant. Avoir son petit chez-soi et une petite communauté de lectrices et de lecteurs est très précieux. Tu ne prendrais pas le thé avec des milliers de personnes à la fois ; pour moi, un blog personnel, c’est pareil. L’intimité (ou ce qui s’en rapproche – on parle quand même de se dévoiler soi sur Internet…) a du bon.

        Enfin, je voudrais réagir à quelque chose que tu as écrit dans ton commentaire. Tu parles de mon billet ainsi : « C’est exactement le constat que je fais aussi (sans la partie féministe, perso je m’en fiche si des femmes ont envie de rester à la maison, moi même parfois, je me dis que….) ».

        Nulle part dans mon billet consacré à « Libérées » ai-je blâmé les femmes qui ont envie (ou qui n’ont pas d’autre choix que) de rester à la maison. Le féminisme, c’est justement agir pour que toutes les femmes puissent faire leurs propres choix librement, quels que soient ces choix, y compris si ce sont des choix que nous ne comprenons pas ou que nous ne faisons pas pour nous-même. Sois bien rassurée là-dessus.

        Ce que je critique dans mon billet, c’est l’image que véhicule certains blogs féminins très populaires. Il s’avère que les blogs féminins les plus populaires et qui rapportent le plus d’argent sont des blogs qui ne présentent toujours qu’un seul modèle de vie possible pour leurs lectrices : être une femme blanche, mince, belle, qui a des enfants, qui sait cuisiner, décorer et s’habiller avec soin, et qui semble ne faire que ça à l’exception de toute autre activité professionnelle ou culturelle.

        Le fait que des femmes choisissent de ne plus travailler et de rester chez elles ne me pose aucun problème. Mais je ne peux pas croire que leurs existences ne se résument qu’à des petits pots aux épinards, des tresses dans les cheveux et de jolis vêtements. Personne, jamais, ne peut être réduit à cela.

        Ce qui me gêne, donc, c’est le fait que cette façon de vivre soit présentée unanimement comme un modèle, comme une « vie parfaite », présentée et marketée de telle façon qu’en tant que femmes qui lisons ça, nous finissons par ressentir des complexes. Pour moi, le type de blogs dont je parle dans mon billet sont aussi oppressants que les injonctions véhiculées par l’écrasante majorité des magazines féminins.

        De plus, le fait que ces discours-là soient sponsorisés en masse par la publicité ajoute encore à mon allergie. On sait bien que la publicité n’a cure de l’émancipation des individus. Inciter sans arrêt les gens à acheter toujours plus… Est-ce que les possessions matérielles font vraiment le bonheur ?

        Bref, des alternatives à ces discours sont indispensables pour notre bien-être et notre épanouissement à toutes. Voilà le fond de mon billet, rien d’autre. 🙂

        1. Merci d’avoir pris le temps de venir jeter un oeil à mon article, et merci pour ton oeil éclairé.

          Pour la première partie de ton commentaire, ça a complètement raisonnée en moi, et ça ajoute positivement à ma réflexion. C’est une bonne idée ce que tu dis : faire le point, faire un mood board, ça me parle complètement. Et en effet, je pense qu’on a parfois besoin de se déconnecter. Et prendre du recul

          Pour la 2eme partie de ton commentaire, j’avoue j’ai fait un « amalgame ». Je souvent lu des critiques sur les blogueuses qui choisissent de rester à la maison. Des critiques très féministes d’ailleurs, et comme tu le dis si bien (merci d’ailleurs de le rappeler): on s’est battue pour avoir le choix 🙂
          J’aime qu’on respecte le choix de chacun, les idées, tout en tolérance et bienveillance.

          Merci pour ton long commentaire, très constructif et très juste !

  7. Ça raisonne tellement en moi… une phrase que je me répète dans les moments de stress . Avec Just do it et la chanson de Shia LaBeouf merci de partager tout ça avec nous cest motivant !

  8. Je crois que ton côté Indigo s’est révélé.
    J’ai lu un livre là dessus et j’ai écrit 2 articles sur mon blog. Tu aimerais je crois ! Parmi tous les livres qui nous aident a comprendre qui nous sommes dans ce monde !

    Bisous !

    1. Tu as réveillé ma curiosité et j’ai pris le temps de lire ton article. Super !
      C’était hyper enrichissant (et surtout très flatteur)
      Merci 🙂

  9. Tout nous renvoie à cette pression… Récemment le blog La Lune Mauve a publié un super article sur les problèmes inhérents à la blogosphère féminine, qui évoque en partie ce que tu décris, je pense que ça t’intéresserait. En tout cas je suis sûre que tu es lue régulièrement par des personnes qui aiment ton contenu pour ce qu’il est, rien que pour ça, ça vaut le coup de continuer… Quitte à s’accorder des pauses, les vrais lecteurs ne disparaîtront pas par magie, espérons !

    1. Effectivement, elle vient d’ailleurs juste de commenter à ce sujet. J’ai lu cet article et j’ai l’ai trouvé plein de bon sens. Je ne cesse d’ailleurs d’y pensé depuis que je l’ai lu. Un peu comme un coup de pied au cul (et positif).
      Merci en tous cas pour tes encouragements, ça fait un bien fou !

  10. Je viens de voir qu’on t’a mis le lien du même article plus haut, on a dû être plusieurs à y penser en même temps 😉

  11. Merci pour cete article très intéressant

  12. C’est bien vrai et tellement dur! Nous on fait ce que l’on a envie, du coup les stats ne suivent pas forcément, ne montent pas comme d’autres. Mais on fait au feeling 😉

    1. Il faut oublier les stats 🙂 et continuer de faire ce que tu as envie. Tant que ça te fait du bien

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