Tout quitter et vivre dans une Tiny House

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C’était il y a environ 4 ans que j’ai commencé à voir une coach. A l’époque, j’y allais pour mes soucis au boulot, parce que je me sentais perdue. Quand cette « thérapie » a commencé, c’était comme un jeu de domino. A chaque séance, un pan de ma vie tombait. Et je pense que j’ai eu besoin de détruire tout un tas de murs, pour en reconstruire de nouveaux. Je me souviens, un soir je lui ai dit : « Je veux tout quitter, tout arrêter. Partir vivre sur une île déserte, ne vivre que du minimum, et qu’on me foute la paix« . Ce à quoi elle a répondu : « Mais qu’est ce qui t’en empêche ?« . A l’époque ce n’était pas possible. J’étais propriétaire de mon appartement, en CDI, et follement amoureuse de mon homme (entre temps, je te rassure, je suis toujours follement amoureuse de lui). Partir était impensable, même si, ce désir me démangeait, au point parfois de me rendre malheureuse.

La solution à ce souci ? Une forme de méditation. Ma coach m’a alors suggéré de m’imaginer chaque jour sur une île déserte. Je rentrais du boulot et je criais à mon homme : « Je pars sur mon île« . Chaque soir, je m’imaginais y vivre, y crier, y pleurer, y faire tout ce que j’avais envie de faire. C’était apaisant. C’était mon île. J’ai même créé une board sur Pinterest où je récoltais des images de mon île magique. Ce lieu où je pouvais me retrouver. C’était vraiment puissant. Petit à petit, j’ai commencé à aller mieux. Là où ma vie semblait être un vrai foutoir, j’ai commencé à tout reconstruire. Sur des bases plus solides. J’ai changé de boulot, je n’ai pas changé d’amoureux, mais nous avons déménagé, et nous avons même conçut ensemble la chose la plus magique qui soit : un enfant qui grandit dans mon ventre.

Et puis l’année passée, une épreuve un peu difficile est venu ébranler mes murs. Comme un mini séisme. Ce genre de truc que tu ne prévois pas, qu’on ne te dit pas, qu’on ne s’imagine pas. J’ai tenu mes murs, ils sont restés debout tant bien que mal. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à m’intéresser au minimalisme. A faire le tri, désencombrer, vendre, donner, jeter. Cette envie de « tout bazarder » répondait à un besoin, à cette période difficile que je traversais (et que je ne pense pas aborder en profondeur ici). Depuis, dès que j’ai un coup de mou, je reviens au minimalisme. Il est la réponse à plusieurs de mes questions mais surtout il répond à mon besoin de simplicité. Moi qui me prends toujours la tête pour tout.

Plus j’ai avancé plus j’ai eu ce besoin de simplifier ma vie. De tout simplifier. De m’alléger. Ce qui s’est beaucoup ressenti ici sur le blog. Et j’ai poussé mes réflexions minimalistes au plus loin que je pouvais. Jusqu’à m’intéresser à la fameuse Tiny House.

Au début, j’étais juste admirative et vraiment curieuse du mode de vie de ces gens. Je trouvais ça chouette que certaines personnes repensent complètement le concept de « l’American dream ». Partant dans un trip totalement opposé. Et puis je suis tombée sur un reportage (j’en ai tellement vu, je ne saurai te dire lequel) d’un gars qui avait quitter son full time job pour travailler à mi-temps comme barman dans un petit café de village. Il a vendu sa maison, pour vivre dans un petit appartement. Il passait ses journées à voir ses amis et à refaire le monde. Une idée s’est alors mise à germer dans mon esprit fertile : « Waw, ça doit vraiment être bien, de tout quitter et de vivre dans une Tiny House« .

Quelques mois plus tard, j’achetais ma grande maison (toujours avec mon homme, toujours follement amoureuse de lui). Et puis je suis tombée enceinte. Et nous avons commencé à chercher des crèches. La réalité de la vie nous a vite rattrapés. La maison, l’emprunt, le bébé. Les courses, les factures. S’organiser, se lever tôt, ne pas dormir. Laisser son enfant, petit bébé, à une inconnue. Chaque jour. Chaque. Jour. Prendre le risque de ne pas le voir grandir, ne pas le voir faire ses premiers pas, courser après le temps, après l’argent. Pourquoi déjà je voulais une maison ? Ah oui ! Pour assurer une place confortable à ce futur petit moi. S’assurer qu’il (ou elle) ne manque jamais de rien. Lui offrir ce que parfois je n’ai pas eu. Oui mais pourquoi ? A quel prix ? On dit que le temps c’est de l’argent. Ne vaut-il mieux pas avoir plus de temps ? Pourquoi déjà je dois aller travailler ?

Est-ce que ce ne serait pas mieux de… Tout quitter et vivre dans une Tiny House ?

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Cette idée s’est faite de plus en plus forte. Elle me faisait même presque mal : il faut que je me débarrasse de toutes mes affaires. Que je coupe toutes mes dépenses. Que je vive comme une nonne boudhiste (mais amoureuse, pas folle la guêpe). Dans mon discours, je me suis même entendu dire plusieurs fois : « Mais notre société est horrible ! Pourquoi elle nous oblige à faire ça ? Se lever quand on est encore fatigué, aller dormir quand on resterait bien une heure de plus ? Mais pourquoi l’homme a inventé ce système cruel d’aller travailler ? On ne pouvait pas juste rester au temps des cavernes ? Juste vivre dans une grotte. Loin de tout ? » Jusqu’à ce lundi de Pâques un peu calme, où je me décide enfin de prendre le temps de regarder ma liste de « à regarder plus tard sur Youtube », dont ce reportage d’une heure sur la puissance de l’intention. Bien que le message de ce documentaire n’était pas du tout sur le minimalisme, une phrase, un discours, de quelques secondes a attiré mon attention. Un des coachs disait quelque chose comme : « Tout quitter pour partir vivre dans une grotte, se couper de tout et de tout le monde n’est pas la solution. » Juste après cette phrase, il a comparé cet acte au suicide, aux problèmes d’alcool, de drogues.

Et BIM.

« Tout quitter et vivre dans une Tiny House, ce n’est pas une solution« . C’est une fuite. C’est une solution de facilité. C’est couper un problème. Se couper du monde. Se couper de soi (il disait d’ailleurs quelque chose comme ça aussi). Je me suis mise à penser à tous ces couples qui partent faire le tour du monde avec leur sac à dos, en quête de sens. Et qui reviennent parfois un peu bredouilles. Inadaptés.

Je me suis rendu compte qu’en adoptant le discours de la Tiny House, je me positionnais en rôle de victime. Et dans le fond, quel est mon rôle à moi ? Qu’est ce que je fais moi pour faire changer les choses ? Pour faire cette fameuse différence ? Est-ce qu’en tout quittant pour vivre dans une Tiny House j’aurai un message fort à faire passer ? Non. Puisque l’idée est justement de disparaître… On remplace le rêve de l’American Dream par un autre rêve, plus simple. Mais au final, on continue de se comparer à la vie des autres, sans prendre le temps d’apprécier la vie qu’on a (…et que souvent, on a choisit). On remplace un problème par un autre. Mais tu sais, comme le vieil adage le dit, l’herbe n’est pas plus verte ailleurs. J’aime rajouter, que beaucoup de gens passent du temps à l’entretenir, à la colorer, la couper, la bichonner ou lui mettre un tas de produits chimiques pour la faire pousser. Cette herbe est une illusion…

Je pense que parfois, on doit juste s’asseoir face à soi. S’écouter. Se connecter. Se demander pourquoi on veut partir vivre sur une île déserte ou dans une Tiny House ? Pourquoi on veut cette vie-là en particulier ? Qu’est-ce qu’elle nous apporte de plus que celle que l’on a ? A quel besoin elle répond au juste ? Vivre dans une Tiny House répond à mon besoin de liberté. Mais en fait, je suis déjà libre. Le minimalisme répond à mon besoin de simplicité. Que puis-je alors amener dans mon quotidien pour assouvir mon besoin de liberté et de simplicité ? En fait, avoir le beurre et l’argent du beurre c’est possible.

Ce documentaire m’a fait comprendre qu’il fallait reprendre son pouvoir. Son propre pouvoir, mais le pouvoir de sa vie aussi. Comme le dit David Laroche : « Reprendre son pouvoir, c’est vrai, ce n’est pas facile. Mais être malheureux, ce n’est pas facile non plus. Alors que préfères-tu ?« .

Tout quitter et vivre dans une Tiny House ? Plus aussi sûre…

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30 Replies to “Tout quitter et vivre dans une Tiny House”

  1. Très bel article <3 Je crois qu'il y a mille et une façon de répondre à ses besoins. La tiny house peut être une étape. Il n'y a pas de solution miracle. Pour mettre plus de liberté dans ma vie, j'apprends a m'affirmer. A dire non. A exprimer mon opinion. A vivre ce que je souhaite quitte à bousculer un peu la vie de mon conjoint. Et j'avoue ce n'est pas facile… Bonne route a toi, en tiny house, ou non 😉

    1. Il y a toujours des extrêmes (comme tout quitter pour vivre dans une Tiny House) et puis se demander ce qu’on peut ajuster dans notre vie pour apporter du changement. On y pense pas toujours. Et se bousculer, sortir de sa zone de confort, ça a du bon aussi 🙂

  2. Framboise Ecrasée dit : Répondre

    Quel article super intéressant! Merci.

    « Je me suis mise à penser à tous ces couples qui partent faire le tour du monde avec leur sac à dos, en quête de sens. Et qui reviennent parfois un peu bredouilles. Inadaptés ». Tu parles de quel reportage? Ceux qui ont retapé un bus scolaire?

    1. Oui « Expedition Happiness » sur Netflix.
      J’ai trouvé leur ton très juste, ils partent plein de rêves, et ils reviennent en disant « on est parti chercher le bonheur, et d’une certaine façon le bonheur était chez nous ». Un truc du genre. Enfin c’est comme ça que je l’ai compris.
      J’aimerais voir des témoignages de gens qui vivent en caravane depuis longtemps, ici le minimalisme tend à devenir « une mode », et une mode de « jeune hipster ». J’aimerais voir des exemples de personnes plus âgées, avec des enfants, ancrés dans la vie active, etc.

      1. Framboise Ecrasee dit : Répondre

        Oui tout à fait. Ce reportage m’a aussi laissée bredouille, comme ses protagonistes. Mais franchement, ils sont partis dans leur bulle (car leur bus n’est qu’une bulle avec leur confort) et ils ne se sont vraiment ouverts aux autres qu’au Mexique, là où leur « vrai » voyage aurait pu commencer. Bref, je pense que quand on veut faire un tel « voyage initiatique » il faut s’en donner la possibilité réelle (cfr. « diarios s’en motocycletta » qui raconte le voyage du Che…) et oser plonger dans l’inconnu… La Tiny House n’est qu’un « objet » et on peut vivre simplement sans tout jeter, c’est juste une question d’état d’esprit… Or le minimalisme aujourd’hui est je trouve parfois détourné pour vendre aux gens des conférences, reportages, même des objets (tiny house, déco « style » minimaliste…)…

  3. Encore une fois merci pour ce bel article. On pense en effet que tout quitter va tout solutionner. Mais avec son sac à dos on emporte aussi nos soucis, nos attentes, nos craintes, nos déceptions, … il n’y a pas de solutions miracles si ce n’est peut-être se recentrer sur soi, sur ce que l’on est, ce que l’on possède, ce en quoi on croit et surtout se recentrer sur l’instant présent.
    Bonne route Odile sacoche.

    1. Comme les bouddhistes le disent : « Un ciel sans nuage cela n’existe pas ».
      Même la plus tranquille des rivières se rebelle parfois et sort de son lit 🙂

  4. Très bel article. Parfois, on est tellement convaincu de quelque chose qu’il est très dur de se rendre compte que notre pensée n’est pas adaptée à la situation, et reflète même un autre besoin vital. Vouloir fuir sur une île déserte, être seule, avec le strict minimum, qu’on nous foute la paix. Voyager, rencontrer plein de gens mais ne pas s’attacher. Ne pas devoir penser, ne pas décevoir. Mais tout ça pourquoi ? Parce que trop de stimulis partout, trop de trucs qui tournent en rond dans la tête comme une machine à laver et donc vouloir se couper de son cerveau et de ses émotions. Faire un tri. Au fond, la peur d’être abandonnée et de tenir aux gens. C’est difficile de se connecter à soi même car tout est remis en question en permanence, et un chemin interminable 🙂

    1. Oui effectivement, je crois qu’on vit dans une société avec « trop de tout » : de stimulis, d’écrans, d’informations, de média, de shopping, de circulation, etc. On ne sait plus où donner de la tête et on en veut toujours plus, plus, plus. Pas étonnant qu’un jour où on ne sait plus où donner de la tête.
      C’est pour ça que de temps en temps il faut se poser, même 10 minutes, et se poser les bonnes questions : « qu’est ce que je veux moi ».

  5. Cet article qui fait tellement écho en moi comme beaucoup d’autres … Merci pour ce partage qui tombe à pic !

    1. Mais de rien <3

  6. Bravo, bravo, bravo !
    Je crois qu’à un moment de notre vie, on se pose tous ces mêmes questions. En tout cas tous ceux qui à un moment lèvent la tête et ne regardent plus que leurs pieds.
    C’est un sacré challenge de trouver l’équilibre…

    1. Oui, comme je le dis en fin d’article : trouver l’équilibre n’est pas facile, être heureux n’est parfois pas facile, mais être malheureux l’est encore moi. C’est finalement une décision qui vient de nous : que puis-je faire pour changer mon quotidien, même un tout petit peu ?

  7. C’est vrai que je me pose aussi cette question « partir ne serait t-il pas mieux ? » mais tu réponds parfaitement à ma question et ce choix est égoïste! Merci beaucoup pour cet article qui pousse à réfléchir sur ce que l’on a 🙂
    Douce journée
    Laurie
    http://onlylaurie.fr/

    1. Et bien, l’herbe n’est pas plus verte ailleurs. Si tu as l’occasion de regarder le reportage « Expedition Happiness » sur Netflix, ils donnent un ton très juste à leur voyage : tout quitter pour vivre dans un bus, mais sur la route, il y a aussi plein de soucis. La vie n’est pas un long fleuve tranquille.

  8. Cet article résonne tellement en moi… j’ai rêvé l’ile déserte et j’y suis même si elle n’est pas déserte.. l’herbe n’est pas plus verte non plus (le ciel plus bleu ça oui!) mais le besoin de se créer un nouveau cadre, de vivre ce besoin de liberté dans les choix que j’ai fait m’a donné un nouvel élan, à agrandi mon espace d’expression… ce que la société nous impose par rapport au travail est vrai et si bien formulé dans ton texte, et ici la réalité est la même aussi mais après s’etre recréé son nouveau cadre il me semble plus facile de trouver l’energie pour accepter cet espace de travail et petit à petit le transformer, car allégée d’autres choses… je vais relire cet article car il offre une belle réflexion… merci!

    1. Ah bon ? Tu vis « ailleurs » ? Raconte !
      Mais oui, il y aura toujours des petits tracas, il faut apprendre à danser sous la pluie 🙂

  9. Bonjour Odile,
    Ton article donne à réfléchir, merci ! Je suis curieuse quant à cette méthode de l’île déserte, en as-tu déjà parlé dans un autre article peut-être ?
    Je découvre ton blog depuis quelques articles, c’est un vrai plaisir, tu trouves les mots justes pour parler du / de ton développement personnel et de la quête de sens.
    J’aime beaucoup la citation de Laroche, merci !

    1. Bonjour Ninon,
      Non je n’en ai pas encore parlé.
      C’est tout simple en fait. Tu te mets dans une pièce au calme, assis, couché, comme tu veux, et tu fermes les yeux et tu t’imagines sur une île.
      Imagine tous les détails de ton île, te voir, te parler, sentir le vent, le soleil, comme si tu te faisais le film d’un bon souvenir.
      Et voilà, tu fais ça pendant 5-10-15 minutes. Le temps que tu veux. C’est une forme de méditation.
      Ca fait un bien fou !

  10. Chouette article ! Qui fait réflechir ! La Tiny House c’est peut être une envie de fuir, mais c’est aussi peut être comme ton île. Pas besoin d’y être réellement pour s’y réfugier 🙂
    Quand je me suis mise à étouffer de cette routine métro boulot dodo, on a imaginé partir en voyage. Et on a fini par le faire, durant 6 mois et demi. Est-ce une fuite ou une parenthèse pour mieux se découvrir ? J’opte pour la seconde option. On s’affronte bien plus soi même, on essaie mieux de se comprendre et de s’apprendre soi même que lorsque l’on a la tête dans le guidon. J’espère être capable d’en faire de meme au retour …
    Dans tous les cas, la vie va tellement vite que si on ne prend pas quelques minutes pour s’arrêter et souffler, on devient fou. Notre société est folle, complètement folle. Et nous aussi !

    1. Oui il y a toujours des alternatives.
      C’est pour ça que je trouve que c’est important de se poser la question « qu’est ce que je peux mettre dans mon quotidien (ajouter) pour avoir la vie que je veux », surtout quand on a des contraintes (d’ordre financières par exemple).
      Après, je ne dis pas que pour tout le monde c’est une fuite, mais pour moi en tous cas, c’est criant de vérité ^^

  11. MERCI MERCI MERCI pour ton article ! Je suis un peu dans la même phase que toi (sauf que je ne suis pas enceinte et j’ai pas quitté mon travail ahaha) mais je crois comprendre le « problème ». ça va m’aider par la suite, merci encore de m’avoir permis d’y voir plus clair !

    1. DE RIEN DE RIEN DE RIEN !!
      Je suis toujours ravie de pouvoir aider 🙂

  12. Arrêter de fuir et faire face à ses problèmes, prendre les choses en main et faire des choix, arrêter de se comparer… Je retrouve cela dans « The subtle art of not giving a fuck » que je te conseille même si tu as sans doute vu les principes dans les vidéos.
    Un bel article en tous cas qui fait écho à ce que je vis aussi, à tout ce qui tourne dans ma tête (si tu trouves le bouton off tu nous préviens ? 🙂 )

    1. Ha je vais regarder les videos tiens.
      Je suis toujours à la recherche de bonne vidéo 🙂
      Je note pur le livre. Merci

      PS : le bouton OFF : aux abonnés absents !

  13. Belle réflexion ! Je découvre ton blog à travers cet article et je ne suis pas déçue de la découverte ! 🙂
    Comme tu le dis si bien, l’herbe n’est pas forcément plus verte ailleurs. Parfois, au lieu d’envier un ailleurs ou un autre style vie, il suffit juste de modifier quelques paramètres dans sa vie actuelle pour se sentir plus épanouie et en phase avec soi même. Mais ce n’est pas toujours évident de s’en rendre compte sur le moment avec la vie à 100 à l’heure qu’on a tous. Il faut réussir à prendre du recul sur sa situation et se poser les bonnes questions. Tu le développes très bien dans ton article.

    Personnellement, j’ai choisi de partir en voyage pendant 1 an non pas pour fuir mais plutôt pour me permettre de reprendre mon souffle, sortir de ma zone de confort et ainsi apprendre à mieux me connaître. Je pourrais ensuite faire les ajustements nécessaires dans ma vie pour que celle-ci se rapproche plus de mon idéal.

    1. Après, voyager et partir, n’est pas que une fuite. Dans mon cas ça l’est 🙂
      Mais se rendre compte que « ça peut être » une fuite est intéressant. C’est toujours bon de se demander, pourquoi on veut faire telle ou telle chose. Qu’est ce qui nous motive dans le fond ? Et surtout, si on ne peut pas le faire, comment apporter un peu de celle-ci dans notre quotidien. Comme le suggèrent plusieurs personnes en commentaires, partir 1 mois, ou 6 mois, c’est aussi une solution (même faire une retraite d’une semaine 😉 ).

      Et que fais-tu pendant cette année de voyage ? Tu visites plusieurs pays ? 🙂 fais moi rêver un peu :p

  14. Ton article amène à beaucoup de réflexions, je le trouve super intéressant. Effectivement, tout quitter n’est pas toujours la bonne solution, comme tu le dis, l’herbe n’est pas toujours plus verte ailleurs. Il faut toujours être en capacité de prendre du recul, d’analyser le pour/le contre. C’est un long travail d’introspection, mais qui est nécessaire. Merci pour le partage et le retour d’expérience en tout cas.
    A bientôt,

  15. Cette réflexion est vraiment très intéressante. Je dois même avouer que je ne l’avais pas vue venir^^ C’est un angle d’approche tout à fait bien pensé. Vivre dans une tiny house, ça a sûrement des avantage, un intérêt, mais en effet, vivre coupé de tout et de tous, est-ce vraiment la solution pour faire évoluer sa vie, voire faire évoluer le monde ? Je n’en suis pas certaine non plus…
    Je serais plus du parti de regarder ce qu’est ma vie, là, maintenant, tout de suite, ce qui me convient et ce qui me convient moins, et voir comment l’améliorer, quels changements concrets (et probablement plus simples^^) je peux effectuer pour qu’elle soit plus en accord avec mes valeurs, mes convictions, mes envies. Là, au moins, on prend le « problème » à bras le corps.
    En tout cas, tu m’as clairement donné matière à réfléchir…

  16. Je découvre ton blog, j’y reviens, je m’y attarde. Enfin un blog qui ne parle pas uniquement cuisine, beauté ou vêtements.
    Je me retrouve complètement dans ta recherche de sens, dans l’imperfection ressentie de nos vies occidentales.
    Merci de nous partager ton point de vue tellement inspirant. Merci de me faire sentir moins seule dans ma recherche de profondeur. Merci pour ta belle plume.

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