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Développement Personnel

Le jour où j’ai refusé un partenariat.

23 février 2017 by
comment vivre mieux avec moins

Ce n’est pas la première fois que je refuse un partenariat. À vrai dire, j’en refuse chaque jour. C’est vrai que toi lecteur, ou toi blogueuse liseuse de blog, tu nous vois souvent parler des choses que l’on reçoit. Et d’une façon, ça fait rêver. Personnellement, ça m’a longtemps fait rêver. Mon homme aime souvent me charrier gentiment en me rappelant mes débuts de blogs où je pleurais : « Mais moi aussi, je veux recevoir plein de vernis ». Et longtemps, trop longtemps, cela a été ma source de motivation. Je ne pense pas l’avoir caché. Je pense que ma force, ça a toujours été cette transparence que j’ai eu envers toi. Heureusement, cela n’a pas été mon unique source de motivation.

Toujours est-il que chaque jour, je reçois des demandes de partenariat, des plus sérieuses aux plus farfelues. Chaque jour, je suis en contact avec des community managers, des plus sympas, au plus « foutage de gueule ». Après tout, c’est vrai, le blog est devenu un business et il n’y a pas de mal à ça. J’ai voulu devenir blogueuse pro, je ne t’ai jamais menti, j’ai donné tout ce que j’avais à bosser soir et week-end en plus de mon temps plein pour y arriver, mais la sauce n’a pas pris. C’est comme ça. Fin de l’histoire (je ne vais pas encore revenir dessus). Mais pendant 5 ans, 5 ans de blogging, j’ai espéré me faire remarquer par certaines marques. Rarement j’ai osé les contacter pour leur demander quoi que ce soit. Je me suis pris des refus, faute de followers. J’ai attendu patiemment : que mes chiffres montent, que mes followers suivent, que mon écriture s’améliore, que mes photos soient plus jolies. J’ai construit, petite pierre par petite pierre.

Mais cette année tout a changé. Quelque chose en moi a changé. À vrai dire, ce changement est latent depuis un bon moment. J’ai d’abord voulu changer de métier, lassée par mon boulot et le monde superficiel de la mode. Je suis arrivée dans un service clientèle 2.0 où j’ai appris beaucoup de choses, mais surtout comme l’être humain pouvait râler sur la moindre petite contrariété de la vie. Et puis le déclic. Une belle grosse prise de conscience. La vie est importante. Mon corps est important. Ma santé, plus que tout autre chose, est importante. Mes proches, ceux que j’aime, sont importants. Mon boulot me remplit de joie. Je mange et je bois à ma faim. J’ai tout pour être heureuse. Et moi qui me suis toujours battue contre tout, enfin, j’avais trouvé la paix.

Ma réflexion n’a eu de cesse de continuer. Chaque jour, un petit peu plus. Il y a quelques années, je te parlais de mon refus de mettre les pieds chez Primark, cette réflexion n’a fait que grandir encore et encore. Ajoute à cela d’avoir trainé 10 ans dans les couloirs de l’import-export et d’être tombée sur le reportage The True Cost diffusée sur Netflix, je me suis simplement dit que trop, c’est trop. Qu’il était temps de me contenter du assez. De réfléchir à chaque collaboration, filtrer encore plus, rationaliser, réfléchir, faire taire ce fichu égo…

marie kondo jeter faire le tri

De fil en aiguille, de vidéos Youtube en vidéo Youtube, j’ai arrêté de regarder les Youtubeuses beauté pour les remplacer par les Youtubeuses minimalistes. J’ai relu l’Art de la Simplicité, de Dominique Loreau, et j’ai compris ce que je n’avais pas compris à l’époque. J’ai compris que j’avais cette chance merveilleuse d’avoir une voix, de pouvoir écrire, m’exprimer, de pourquoi pas, changer les mentalités et que je voulais utiliser Odile Sacoche à bon escient. J’ai déménagé. J’ai fait mes caisses. J’ai défait mes caisses, et j’ai découvert tout ce bordel accumulé ces 5 dernières années. Des tonnes et des tonnes de maquillages. Des palettes, des rouges à lèvres, 18 crèmes pour le corps. Des colis de partenaires à ne plus savoir qu’en faire. Recevoir, encore et encore et encore. Consommer, encore et encore et encore. Acheter, jeter. Tout ça m’a écœurée.

Je me suis rappelée avec compassion de cette petite Odile qui rêvait de ses vernis. Je l’ai assouvie de tout ça. En a-t-elle été plus heureuse ? Non. Lancée dans cette course aux statistiques et aux followers. Trainant aux events avec des personnes qui ne lui correspondait pas. Mais je ne cracherai jamais dans la soupe, car je sais que j’ai appris. Beaucoup appris. Cette envie de vouloir plus m’a forcée à apprendre plus. Grâce à ça, j’ai appris bon nombre d’outil informatique, le SEO, mon orthographe s’est considérablement améliorée, j’ai rencontré aussi des amies merveilleuses et j’ai pu me réorienter professionnellement. Malgré ça, trop, c’était trop.

Tu vois, je ne veux plus te faire acheter sans réfléchir. Je ne veux plus te rendre malheureux parce que je reçois et toi pas. Je ne veux plus que des ados cassent leur cochon parce que les Youtubeuses leur vendent du rêve. Je ne veux plus me pavaner aux events et me gaver de petits fours. Je ne veux plus travailler dans la mode et dessiner des jeans made in Bangladesh, qui Dieu sait dans quelles conditions ils ont été construits. Trop. C’est trop.

C’est comme ça qu’aujourd’hui, j’ai encore refusé un partenariat. Ce qui est marrant, c’est que ce partenariat, je l’attendais depuis 5 ans. C’était genre, pour moi, le Saint Graal tout-puissant de pouvoir collaborer avec cette marque. Pourtant aujourd’hui, je n’en ai plus envie. Trop… Tu vois, c’est trop. Et Lao Tseu a dit que celui qui pense que c’est assez, aura toujours assez.

Aujourd’hui, je peux le dire. Je suis assez contente. Je suis assez heureuse. Je suis assez en paix. Et tout ça, je compte bien te le transmettre. Sans palette et sans rouge à lèvres.

trop c'est trop

♥ ♥ ♥

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Lifestyle

DIVERS ET AUTRES FUTILITÉS ♥ 16

7 février 2017 by
belgian blogger lifestyle

Tu pensais que je n’allais plus jamais t’écrire ? Beh non. Je peux même te dire que le blog m’a manquée. Ces dernières semaines j’y pensais en me disant : « Oh ce serait bien que j’écrive ça, ou que je fasse ça« . Je reste cependant toujours dans la même optique, écrire quand je le sens, comme je le sens, et ne plus courir après plein de choses (comme je le faisais avant). Pour me remettre un peu dans le bain, je voulais faire un article léger, pour te raconter un peu ce qui se passe dans ma vie en ce moment.

J’ai déménagé ! Je pense que c’est la plus grande info de ce début d’année : mon déménagement. Si tu me suis un peu sur les réseaux sociaux (où je reste très, voir trop, active), tu as pu le vivre en direct. J’ai vendu mon appartement et nous avons repris une location dans un appartement plus grand à quelques rues de là où j’habitais avant. Bien que déménager soit source de stress, contente je suis.

home decor blog lifestyle belge

♥ … Mais on a plus de canapé. Bonjour le camping dans le salon !

♥ Ce déménagement m’a fait me rendre compte de tout un tas de choses mais surtout du nombre de brols que j’entasse. Je vais essayer de réduire ma consommation, de maquillage surtout, et de produits de beauté. En fait la quantité astronomique de tout ce que j’avais (une dizaine de blush, des palettes, une trentaine de rouge à lèvres, une centaine de vernis,…) m’a juste écœurée…

♥ J’suis accroc à InstaStory.

♥ J’ai commencé à lire le livre « La Magie du rangement » de Marie Kondo. Bien que je trouve l’auteur un peu barge (il y a un paragraphe sur les chaussettes assez drôle), je dévore ce livre. Comme je le disais, j’ai envie de mieux consommer, en achetant des choses de meilleure qualité, qui me donnent plus de satisfaction. Le fait d’avoir déménagé, de mettre mon bazar en caisse et puis de tout ressortir, m’a juste donnée envie de tout foutre à la poubelle ! On jette, on jette, on jette !

♥ J’ai reçu un InstaxMini 8 à Noël. Ça m’emballe à mort !

♥ J’ai découvert une chaine australienne sur Youtube. Il s’agit de Muchelle B. Justement, c’est grâce à elle que j’ai commencé à lire Marie Kondo. Chaque fois que je vois une de ses vidéos (axées lifestyle et développement personnel), je me dis que je traduirais bien ça pour le blog. Je suis accroc à sa chaine. Puis je la trouve tellement belle et pleine de classe !

♥ On a réservé nos vacances d’été ! On part au Mexiiiiiiiiique !!!!

Akumal Bay Beach Mexique

Source Google Image (filtre Insta)

♥ Une amie d’une amie a lancé sa petite entreprise d’esthétique et fait du microblading. Cette technique pour avoir de magnifiques sourcils semi-permanents. Je vais me faire faire les sourcils samedi, ça m’emballe à mort ! Amies belges, foncez sur sa page Facebook. Je te ferai bien évidemment voir ça sur Instagram, où je passe tout mon temps. Euhm.

♥ On s’est enfin abonné à Netflix. J’ai commencé Gilmore Girls saison 1, 18 ans après tout le monde. Oui oui.

♥ Je regarde plein de vidéos sur le minimalisme. Je ne compte pas en devenir une, mais j’ai envie de m’acheter de beaux vêtements, de belle qualité, qui durent. Mieux dépenser mon argent. Avoir de beaux basics, des indémodables, des choses simples qui comptent et pas de la gnognotte à 2 francs 6 sous. En fait, j’ai une vrai réflexion par rapport à tout ça.

♥ Je ne me suis toujours pas inscrite à une salle de sport. J’hésite à me mettre à courir, ma soeur me dit que c’est grisant. Une appli à me conseiller ? Des conseils ou un blog pour moi ? En y réfléchissant bien, c’est le sport qui allie tous les avantages que je cherche : en musique, seule, pas en salle, pas cher, quand je veux, où je veux,… Mais impossible de m’y mettre. Je cherche du soutien !

♥ J’écoute en boucle : L.E.J, Frero Delavega, Vianney et le dernier Agnes Obel.

♥ J’ai aussi découvert la page Facebook Body Image Movement. L’histoire de Taryn Brumfitt est juste incroyable. Cette femme qui a tout fait pour avoir le corps de ses rêves et qui malgré ça n’était pas heureuse. Aujourd’hui elle se lance à travers les continents pour partager sa joie de vivre et son expérience. Je suis complètement dans cette démarche de Body Positive : s’aimer, s’accepter, se chérir, être fier de qui on est.

♥ En fait… J’ai envie de m’ancrer dans un mode de vie plus simple. Slow blogging, slow eventing, slow living, slow Odiling !

Et toi ? Comment tu vas ? Qu’est ce-que tu racontes ces derniers temps ?

♥ ♥ ♥

 

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Bien dans son corps

On va s’aimer

29 décembre 2016 by
blog belge développement personnel

Mon corps et moi, on n’a jamais vraiment été de très bons amis. Ou plutôt, il s’est toujours donné beaucoup de mal pour être mon ami alors que je ne cessais de le rejeter. Le soir, avant de prendre ma douche, je lui tâtais le bourrelet en le jugeant avec méchanceté. Quand je faisais du shopping, je le maudissais de ne pas rentrer dans cet énième pantalon que j’essayais. Je l’ai mis au régime, je l’ai affamé, je l’ai interdit, je l’ai caché,… Non vraiment, je n’ai pas été une chic fille sur ce coup-là. Mais très récemment j’ai compris qu’il était urgent que j’arrête d’être « such a bitch » avec lui. Que je devais à tous prix me faire pardonner pour tout le tort que j’avais pu lui causer et toutes ces fois où j’avais mal parlé de lui. Que mon corps était la « personne » avec qui j’étais H24, qu’il était grand temps de le traiter comme un ami. J’ai compris que je devais faire la paix avec lui, mais surtout, surtout, que je devais l’aimer, le chérir et l’honorer.

Quand on y pense, le corps humain est une machine super bien foutue. Et comme Lise Bourbeau le dit si bien au travers de ces nombreux livres : « Ton corps te parle« . Tu as de l’acné alors que tu as 30 ans passé et que c’est censé être réservé aux ados ? Quel est le problème de ton adolescence que tu n’as pas résolu ? Que veux te dire le petit ado qui est en toi ? Ou bien, tu grossis encore et toujours ? Est-ce pour prendre de la place ? Quel place aimerais-tu prendre ? Tu as mal aux dents ? Et si tu mordais un peu trop sur ta chique ? On ne se rend pas compte comme ces petites expressions du quotidien en disent long sur nos maux. « Porter le poids du monde sur ses épaules, en avoir gros sur le coeur, en avoir plein le dos,… » Que te dis ton corps ?

Ce que mon corps m’a dit récemment, ou plutôt ce que j’ai compris, c’est qu’il était en très bonne santé et que je ne pensais jamais à le remercier pour ça. J’oublie à quel point mon corps est beau de par son génie. J’oublie de le remercier car il me porte chaque jour, moi, mes peines et mes sautes d’humeur. Il est là le matin quand je me lève à 6h, là le soir, quand je vais me coucher, il essaye de me rassurer comme il peut grâce à un fonctionnement impeccable. Ce corps est un magnifique bateau qui avance. C’est, le bateau de mon âme.

apprendre à s'aimer

Si je te raconte tout ça aujourd’hui, de manière toujours aussi désordonnée, c’est parce que 2017 approche à plus que grand pas, et à 32 ans je me suis dit qu’il était grand temps de créer de bonnes résolutions. En réalité, je n’ai jamais pris de bonnes résolutions. Comme tu le sais, j’aime me fixer un objectif, qu’il soit matériel ou non, et tenter de m’y tenir. Il y a 5 ans, mon objectif était de maigrir. Je me suis inscrite à Weight Watchers et j’ai perdu 10 kilos. Tu sais quoi ? 5 ans plus tard, j’ai tout repris. Je m’apprêtais à m’y réinscrire, en me disant quelle nouvelle chose je pouvais m’interdire, mais en allant voir ma coach la semaine passée je me suis rendue compte que je faisais fausse route. Il était plus que temps de m’accepter telle que je suis. Plus que temps d’arrêter de vouloir changer ce corps qui est le mien.

Je me suis demandée, avec 5 ans de recul, si j’avais été plus heureuse avec mes 10 kilos en moins. Tu sais quoi ? Pas le moins du monde. Durant ces 5 années, j’ai changé 2 fois de boulot. J’ai fait un « presque burn out ». Je rentrais tous les soirs en pleurant. J’ai eu une gastrite sévère qui m’a empêché de jouir de la vie et qui me faisait « rejeter » tout ce que j’ingurgitais. J’ai été fatiguée et triste. J’ai repris mes 10 kilos sur une année et demi environ. Et cette année et demi a été une des plus belle. Quand je vois tout ce que 2016 m’a apporté, je suis tellement, mais tellement heureuse. Alors certes, 2016 m’a apporté 7 beaux kilos, des poignées d’amour, une nouvelle taille de soutien et un maillot trop petit. Mais 2016 m’a ramenée une famille unie, un nouveau plan de carrière, un amoureux chaque jour plus présent et des nouveaux amis.

En pensant à tout ça, j’ai pris mon stylo, j’ai ouvert mon journal intime (celui que tu ne peux pas lire), et j’ai écrit une lettre à mon corps. Une lettre, où je le remercie d’être ce qu’il est. Cette lettre que j’ai pour habitude de dédier à l’année qui vient de s’écouler, je l’ai dédiée à ce merveilleux bateau qui me fait avancer chaque jour. Je lui ai demandé pardon pour tout le mal que j’avais pu lui faire et pour toutes ces vilaines choses que je disais sur lui en permanence. Je l’ai remercié encore et encore. Je lui ai promis, qu’à partir d’aujourd’hui, j’allais l’honorer, le chérir, l’aimer et ne parler de lui qu’en bien. Le nourrir correctement, l’entretenir, le cajoler. C’est mon petit corps à moi. Le seul que j’ai. Le Merveilleux. L’Unique.

J’ai envie de t’emmener sur ce chemin là avec moi, et aujourd’hui, je ne peux que te conseiller de faire le même exercice que celui que j’ai fait. Écris une lettre à ton corps. Remercie le pour ce qu’il t’apporte, et promets lui de l’aimer et de faire de lui, ton nouveau meilleur ami. Tu te disputeras peut-être avec lui, comme avec n’importe quel ami, il y a des jours où ce ne sera pas facile, tu ne voudras plus le voir, plus lui parler, mais tu finiras par comprendre qu’il te veut du bien, et que toi aussi, tu lui dois du bien.

Allez vient 2017. Allez vient mon corps, on va s’aimer !

on va s'aimer - aimer son corps

[ Isabel Allende – magazine Happinez ]

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Humeur Vie Professionnelle

Arrêter n’est pas échouer

4 décembre 2016 by
arrêter c'est commencer lâcher prise

Ma maman m’a toujours appris que si je commençais un livre, je devais le terminer. Et sa maman avant ça, ma grand mère, lui avait appris la même chose. Aussi, depuis des générations dans la famille Sacoche, on commençait un livre et on le terminait. Même si ce livre ne nous plaisait pas. Ce qui faisait toute la beauté de la chose, c’était ce sentiment de fierté, celui d’avoir persévéré dans une situation pas très confortable. Bien que je sois très reconnaissante envers ma maman de m’avoir transmis un certain courage pour terminer les choses que j’entreprenais, un jour, au détour d’une tonne de livres de développement personnel, je me suis rendue compte, que la vie était bien trop courte pour faire des choses ennuyantes. Que certes, parfois il fallait effectivement persévérer et s’armer d’un peu de patience, mais qu’on pouvait aussi décider d’arrêter. Et comme ça, un matin, dans le tram, j’ai arrêté de lire le livre que j’avais commencé et que je n’aimais pas du tout, me disant, qu’après tout, je ne faisais de mal à personne, et que, arrêter de lire ce livre, ne voulait pas dire « arrêter de lire tous les livres du monde » (et on sait combien notre littérature est large). En moi, j’avais créé un petit sentiment de rebelle. Odile Sacoche, celle qui s’arrêtait de lire.

Si j’utilise cette métaphore pour commencer mon article, c’est pour te dire que, dans une société où l’on nous fait culpabiliser pour à peu près tout et son contraire, j’ai appris que, arrêter, ne signifie pas, échouer. Personnellement, je trouve que dans certaines situations de la vie, il faut beaucoup de courage pour pouvoir se dire « stop, j’arrête ». J’arrête cette situation qui ne m’épanouit pas. J’arrête cette relation qui me fait du mal, j’arrête de répéter ce schéma dans ma vie, j’arrête ce boulot qui m’épuise, j’arrête cette discussion qui va tourner au vinaigre, j’arrête d’essayer d’aller contre ce que je ressens. Et dans chaque exemple que je viens de donner, le fait d’arrêter peut ouvrir la porte sur quelque chose de plus beau et de plus épanouissant. Ici, arrêter veut finalement dire commencer. Fermer une porte, pour en ouvrir une nouvelle. Arrêter un livre qui nous ennuie profondément, pour en commencer un bien plus chouette.

liberté commencer lâcher prise

Et comme ça, simplement, j’ai décidé d’arrêter.

Il y a un an et demi, j’avais ce grand rêve de devenir blogueuse pro. En chemin, je me suis perdue, et j’ai changé de route pour devenir infographiste freelance. Malheureuse dans mon travail à temps plein, j’en ai changé pour en trouver un plus calme au niveau des horaires, avec plus de jours de congés pour pouvoir me consacrer au blog à 100%. Pendant plus d’un an, j’ai travaillé tous les soirs après des journées de travail éreintantes, j’ai jonglé entre deux activités, j’ai lancé ma marque Sacoche, j’allais aux events 2 à 3 fois par semaine dans l’espoir de me faire connaitre, je ne me suis pas arrêtée une minute. La tête dans le guidon comme on dit. Jusqu’à cet été quand je suis partie en vacances. Des vacances de rêves que mon petit homme avait planifiées et organisées et dont je n’ai pas profité tellement je vivais avec cette culpabilité de devoir m’arrêter deux semaines. Et arriva ce qu’il devait arriver, je suis « tombée fatiguée ». Mais vraiment fatiguée. Avec juste plus aucune envie du tout. Ce livre que j’avais commencé m’ennuyait finalement à mourir. Et des « moi aussi je veux » ont commencé à se faire ressentir.

Moi aussi je veux profiter de mon dimanche en pyjama sous mon plaid. Moi aussi je veux profiter de mes vacances. Moi aussi je veux dormir tard le matin. Moi aussi je veux passer mes soirées à lire un bon bouquin. Moi aussi je veux vivre !

Au delà de ça, j’ai commencé à faire mes calculs financiers et je me suis rendue compte que cette « petite activité qui n’en était pas une » ne me rapportait pas « assez » comparé au temps que je lui consacrais. Et que finalement, mon moteur « je veux vivre mon rêve » s’était transformé en « je dois travailler pour payer mes cotisations et mon comptable ». Charmant.

Et puis surtout, surtout, il m’était arrivé quelque chose auquel je n’aurais jamais cru. Mais alors là jamais. Je pensais m’être trouvé un petit boulot temps plein « en attendant ». Un boulot « pépère » et chiant. Je pensais que j’allais détester ce job et qu’il allait encore plus me conforter dans l’idée qu’il fallait vivre pour soi et créer sa société. Mais le meilleur m’arriva. Et ce boulot que j’étais censée détester, je l’ai, plutôt bien aimé. Je suis tombée sur des gens formidables avec qui je ris et avec qui je me sens libre. Je me sens moi, je me sens bien et je me suis rendue compte que mon moteur, ce qui me faisait avancer dans la vie, c’était cette envie de liberté.

Je ne savais pas si je devais te raconter tout ça, comme je te le disais dans mon dernier article, je ne sais pas bien où Odile Sacoche va et où toute cette histoire me mènera. Je sais juste qu’aujourd’hui, je n’ai plus envie de continuer le livre de freelance et j’ai remis les clés de ma société. Je me rends compte que mon rêve à moi, c’est d’être libre, et de tout faire pour le rester. Cette fameuse chose dont on parle beaucoup, lâcher prise. Vivre au jour le jour. Carpe diem.

Ce que je voulais te transmettre avec cet article c’est que tu as le droit d’arrêter, et que, arrêter, ne veut pas dire échouer. Je n’ai pas le sentiment d’avoir échouer. Que du contraire. J’ai pris une situation en main. Je vivais un « enfer » dans mon ancien boulot et j’ai donné tout ce que j’avais pour en sortir. J’ai construit des choses, je me suis donnée du mal. Ça n’a pas marché. Les résultats n’étaient pas à la hauteur de mes espérances. Mais en chemin la vie m’a donnée d’autres belles surprises, qui m’ont menée sur d’autres routes, et ont ouvert d’autres envies. Peut-être, oui, peut-être, que je n’ai pas l’âme d’un indépendant. Et peut-être, oui, peut-être que je procrastine. Et ça me va très bien. On a le droit de se reposer. Oui dans la vie il faut parfois se battre, mais on peut aussi très bien se dire : « Ok maintenant, j’arrête« . Point. Comme ce grand champion de Formule 1, Nico Rosberg, qui a annoncé ce dimanche après sa plus grande victoire, qu’il arrêtait.

Arrêter ne veut pas dire échouer. Arrêter c’est commencer. Arrêter c’est découvrir. Même si on ne sait pas tout de suite quoi. Le temps, cet ami qui nous veut du bien, nous le dira bien assez vite.

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Shopping

L’outfit à la Belge

23 octobre 2016 by
outfit belge une fois

L’autre jour, je te parlais de la découverte de la marque « Belge une fois », quelques temps plus tard, j’ai aussi été contactée par Maniet / Luxus pour une campagne à l’occasion de leur nocturne (je te mets la vidéo en fin d’article). Du coup, une idée en entraînant une autre, j’ai eu envie de te faire un outfit « à la Belge ». Le genre de truc que je ne fais jamais, mais j’avais un peu envie de sortir de ma zone de confort. J’ai donc mis la Belgique à l’honneur pour cet outfit et j’ai demandé à ma copine Stephanie du blog Be Arty Be Chic de me prendre 302 fois en photo un beau dimanche après-midi.

J’ai shoppé mes chaussures chez Luxus (quelques jours après la nocturne). Deux paires absoluments CA-NON : des derbies à paillettes de la marque Gaudi, et des boots de la marque Nero Giardini. Les derbies ont fait un tabac au boulot et sur les réseaux sociaux d’ailleurs. Quant aux boots… Non mais quel confort ! A l’occasion de la nocturne, j’ai aussi reçu une jolie montre de la marque Sweet Lemon, une autre marque belge en exclu chez Luxus et Maniet. Et enfin, je ne pouvais pas te faire ce look sans y mettre une Sacoche (de ma propre marque donc). Malheureusement, mon pantalon est tout sauf belge (haha), mais c’était ça ou faire le look en culotte… J’ai donc opté pour un simple slim noir de chez H&M.

J’espère que ce petit look te plaira avec mon sweat « Belge une fois » qui a aussi son petit succès d’ailleurs et dont je suis super fière. Et puis, tout ça parce que… Je suis Belge et carrément fière de l’être (plus qu’une fois d’ailleurs).

Sweat Belge une fois

look belge sweat odile sacoche

derbies paillettes gaudi

boots sacoche sweet lemon

montre sweet lemon maniet

belgian fashion blogger

boot luxus nero giardini

odile sacoche belge look ootd

selfie odile sacoche

funny face odile sacoche

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Sweat Belge une fois

Derbies à paillettes Gaudi disponible chez Luxus / Maniet

Boots Nero Giardini disponible chez Luxus / Maniet

Sac Sacoche disponible sur ma boutique Etsy

Slim noir H&M

Montre Sweet Lemon disponible chez Luxus / Maniet

Sac Michael Kors

Lunettes achetées à la sauvette au Parc Guëll à Barcelone #latouchstyle

 

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Vie Professionnelle

Interview de Belge une fois

18 octobre 2016 by
entrepreneuriat belge marque bruxelles

J’ai découvert cette marque sur Instagram je pense, et son succès ne m’a pas échappée. Aussi, j’avais envie de partager avec toi l’aventure de Natacha et Arthur, le jeune couple qui se cache derrière la marque Belge une fois. Un concept store d’une part, une marque de vêtement et d’accessoires de l’autre. Mais surtout, surtout, un vrai coup de cœur et un parcours « belge » super motivant. Je me suis donc rendue à la boutique située à la Rue Haute près du Sablon (dans le centre de Bruxelles) et j’ai rencontré Natacha avec qui j’ai joué au petit reporter.

Bonjour Natacha, pourrais-tu te présenter, présenter la marque et votre concept store « Belge une fois » ?

Bonjour, je suis Natacha, j’ai 27 ans et avec Arthur mon compagnon nous avons créé la marque « Belge une fois » en avril 2015. Une marque de textile et d’accessoires (badge, magnet,…) et deux concept stores à Bruxelles où l’on retrouve aussi bien des objets de déco chinés, que des produits de créateurs belges (qui sont d’ailleurs devenus des amis). L’idée du concept store est venue après avoir fait un pop up store « belge » : ça avait vraiment bien fonctionné et les gens étaient un peu tristounets que cela se termine. On a donc fait le pari fou avec Arthur de prendre un bail locatif, et suite à une campagne de crowdfunding, nous avons créé notre premier concept store en novembre 2015. On a aussi créé un petit bar, dans le concept store, le « Chill & Food » où l’on peut consommer des produits locaux belges tout en faisant son shopping. On organise aussi des concerts et des évènements. L’idée c’était vraiment de promouvoir le « made in Belgium », les créateurs belges, la musique belge et de le faire, avec le coeur.

concept store sablon bruxelles

Quel a été votre parcours professionnel avant de créer la marque «  Belge une fois » ?

Moi j’étais graphiste et Arthur était constructeur de décor pour la publicité et le cinéma. Très vite Arthur a commencé a bosser avec moi sur mes graphismes et moi avec lui sur les tournages. A cette époque je faisais des bijoux et je faisais beaucoup de petits marchés. J’ai commencé à faire les badges Belge une fois et il y avait beaucoup de demande, donc au final mon stand devenait de plus en plus « Belge une fois ». Voyant le succès, on s’est dit qu’on allait arrêter nos activités pour se lancer à fond dans la conception de la marque.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous lancer à fond dans ce projet ? Avez-vous suivi la vague  ou étiez vous poussé par une envie de liberté ?

On a toujours eu envie de travailler ensemble. Et puis un jour, après une dispute, j’ai créé le poster « Belgicisme une fois » que j’ai mis sur un marché. Quelqu’un a pris une photo et on a retracé plus de 100.000 partages sur Facebook et les réseaux sociaux. Mes amies m’ont prévenue du buzz créé autour de cette affiche. Arthur m’a même dit à la boutade : « On devrait se disputer plus souvent, ton poster est génial ! » Du coup, tout est parti de cette idée, que j’avais fait un soir pour me défouler, que j’avais fait pour moi, pour affirmer ma fierté d’être belge tout en humour. Donc tout est parti d’un besoin personnelle en fait : créer quelque chose que je ne trouvais pas sur le marché. On voulait affirmer notre belgitude avec des messages simples, fins et drôles. Après, on est tous les deux fils / fille d’indépendant, donc on a grandit dans cette idée de liberté, d’être son propre patron, de choisir ses horaires, etc. Même si au final, on travaille plus que lorsqu’on était employé.

belgicisme une fois

Est-ce que vos produits sont aussi « Made in Belgium » ?

Nous faisons nous-mêmes les badges, les magnets et les petits accessoires, ici, derrière le comptoir. Découpé à l’ancienne, avec amour. Tous les textiles sont sérigraphiés à Bruxelles. Par contre le textile est fabriqué et cousu au Bangladesh mais de manière fairtrade. Éthiquement tout est correct et le coton est même bio. Malheureusement, il devient de plus en plus difficile de travailler le textile en Belgique, surtout si on veut proposer un prix abordable. Le produit fini est importé du Bangladesh mais tout est dessiné ici en Belgique, et imprimé à Laeken chez un petit imprimeur qui fait ça dans sa maison. On essaye d’être au plus proche de notre mentalité, et si possible faire travailler des gens d’ici, en faisant tourner l’économie locale tout en proposant un produit que tout le monde peut s’acheter.

Graphiste, blogueur, concept store, comment vous répartissez vous tout le travail ? Est-ce qu’en temps que graphiste, vous travaillez encore pour d’autre clients ?

On a eu la chance de pouvoir vite engager une employée à mi-temps qui s’occupe des commandes sur l’eshop, mais aussi du concept store au Sablon. Je m’occupe de la communication (blog, mail, réseau sociaux,… ), du graphisme et de la compta. Arthur s’occupe pas mal de la construction (l’aménagement des magasins) et il m’aide aussi un peu avec le graphisme. On est assez complémentaire et tout le monde a un peu trouvé sa spécialité. On communique et on avance ensemble. Mais, oui, on a encore quelques contrats avec d’autres sociétés en tant que freelance, assez ponctuellement, si on a le temps (ce qui devient de plus en plus difficile). On fait encore parfois des évènements en tant que photographe, on participe à la vie de blogueur. C’est chouette, on a plein de casquettes !

boutique belge bruxelles

Comment se déroule une journée type chez « Belge une fois » ?

Il n’y en a pas vraiment. Toutes les journées sont différentes, surtout car tout a été si vite entre le pop up, la création du concept store, la marque,… On fait vraiment de tout et on n’a pas le temps de se poser. Mais s’il faut s’enfermer une semaine à la mer pour réfléchir à ce qu’on va faire, on le fera. En général, tout se fait un peu au feeling.

Est-ce que votre présence sur les médias sociaux (blog, Instagram, Twitter, Facebook,…) vous semble indispensable pour faire connaitre votre marque ? Comment gérer vous votre image sur ces médias ?

On est très actif. Le blog nous prend beaucoup de temps aussi. On a voulu tout de suite montrer que nous étions deux personnes normales : Natacha et Arthur, deux petits jeunes qui ont voulu lancer leur truc. On veut que les gens se rendent compte que s’ils achètent au concept store « Belge une fois », ils vont aussi faire tourner l’économie locale et encourager plein de créateurs belges. Ici, tout est « unique ». C’est ça qu’on veut montrer, qu’on est humain. Pour moi, c’est primordial, le côté accessible et humain.

Selon vous, quels sont les avantages et les inconvénients d’être entrepreneur ?

Quand tu es employé, et que tu travailles de 9 à 17h, à 17h ta journée est finie. Ce n’est pas le cas quand on est entrepreneur. Les journées ne se terminent jamais vraiment, surtout avec le blog par exemple (on va aux events, on répond aux mails, etc.). Les journées sont longues et financièrement, on ne s’y retrouve pas toujours comparé au temps investi. C’est un peu le hic.

Par contre, ce qui est génial c’est que quand tu reçois un compliment, il est pour toi et pas pour ton patron. C’est très valorisant. On fait les choses à son image, comme on veut, comme on aime. Si je veux tout changer, je change tout. On a énormément de liberté. Lorsqu’un média nous contacte, qu’on se fait interviewer, c’est juste incroyable. Si un jour on m’avait dit qu’on serait dans le Elle Belgique, ou qu’on ferait des chroniques sur la radio Pure FM, je ne l’aurais pas cru. C’est le côté magique d’être indépendant : il y a des opportunités qui se font auxquels on n’aurait pas pensé. Voir notre entourage fier de nous, c’est aussi super beau. Cette valorisation est vraiment motivante.

Auriez-vous des conseils à donner à quelqu’un qui veut se lancer dans la création d’entreprise mais aussi dans la création de sa marque de produits déclinés ?

Ce que je dis toujours c’est qu’il faut y croire soi-même. Il faut aller jusqu’au bout, même si c’est dure. Rome ne s’est pas fait en un jour. Créer sa boite ça demande beaucoup de temps et d’investissement personnel. Notre force c’est d’être deux, on s’encourage pour ne rien lâcher et tout donner. J’admire ceux qui font ça tout seul. Ensuite, il faut vraiment être convaincu de son idée et s’entourer au mieux. Toujours bien écouter, même les conseils négatifs pour avoir le recul nécessaire. Ne lâchez rien ! Même si la marque a été créé l’année dernière, ça faisait 3 ans que je faisais des marchés. Il y a des jours où je ne gagnais que 25€ et où le marché me coûtait plus cher que ce que je vendais. Ça semblait fou, et on bossait énormément mais tout ça nous a formé. Rien n’est jamais acquis. Prenez votre temps et pensez bien au projet (plan financier, bon comptable, etc.).

bodies bébé belge marque

Un dernier mot à ajouter ?

Si vous avez une idée, faites-le le plus tôt possible. Quand on est jeune, on a la vie devant soi (surtout si on n’a pas d’enfant). Il n’y a pas d’âge pour lancer son projet. On me disait : « Et quoi, tu vas gagner ta vie en vendant des badges ?« . Et bien oui ! Il n’y a pas d’âge et surtout, il n’y a pas de budget à avoir ! Vous pouvez tout lancer sans argent, je le dis haut et fort : avec un minimum on peut faire beaucoup. Tu fais un pull, tu le vends, t’en achète deux, et ainsi de suite. On a fait tout ça sans argent, petit à petit. Pour un créateur, avec une base de 1000€ (ce qui n’est pas énorme dans l’entrepreneuriat), avec les systèmes de couveuses d’entreprises, les microcrédits, on peut aller super loin ! Au début par exemple, je louais la machine à badge. Il y a plein de systèmes actuellement qui nous permettent de tester son activité, sans devoir investir 10.000€. Il y a plein de solutions qui s’offrent à vous.

Persévérez, persévérez et… Persévérez !

t shirt belge une fois marque bruxelles

♥ ♥ ♥

Belge Une Fois c’est un blog, un eshop mais aussi un concept store au 89 de la Rue Haute au Sablon, et derrière la Grand Place dans le centre ville de Bruxelles

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Bien dans son corps

J’arrête le sucre… (et je teste les barres Nakd)

29 septembre 2016 by
regime sans sucre

Si tu me suis un peu sur les réseaux sociaux (et surtout sur Instagram) tu dois savoir que j’ai décidé d’arrêter le sucre. Comme vous êtes nombreuses à m’avoir posée des questions sur ma démarche, il me semblait plus qu’évident de revenir avec un article à ce propos. En plus, comme rien n’arrive jamais par hasard, une semaine après avoir acheté mon livre « Comment j’ai décroché du sucre« , la marque Nakd m’a contactée pour un partenariat. Et je trouvais l’idée géniale parce que pour le coup, ça entrait complètement dans ma nouvelle ligne de conduite (et ça allait m’aider à tenir le coup). Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, revenons sur cette décision…

illustration odile sacoche sans sucre

Tous les soirs avant d’aller dormir, je regarde des vidéos YouTube. En général je suis le fil d’actu de mes derniers abonnements mais quand personne n’a rien publié, je traine sur ce que YouTube me propose. En temps normal il s’agit de vidéo beauté, mais à ma grande surprise, début août, YouTube m’a proposée de regarder une vidéo d’une journaliste du Elle, Danièle Gerkens, qui a arrêté le sucre pendant un an et qui explique sa démarche. Cette vidéo m’a bluffée et les jours qui ont suivis je me suis mangée tous les reportages possibles sur le sucre. Ce que j’allais découvrir allais franchement me clouer le bec. Le sucre est une drogue et nombreux sont les bienfaits que l’on ressent lorsqu’on décide d’arrêter : perte de poids, meilleur sommeil, peau plus nette, état de santé général amélioré. En regardant tout ça, ma décision était prise : « Moi aussi j’allais arrêter le sucre« . Comme je partais en vacances, et que je ne suis pas complètement folle, j’ai décidé de m’acheter un livre pour m’aider dans ma démarche, et commencer ce « défi » au retour de mes vacances. Soit le lundi 05 septembre.

Je te vois lever les bras au ciel toi là-bas dans ton coin : « Elle arrête le sucre ? Non mais elle est folle ? On en a besoin ! Et les fruits ? Et le riz ? Et…« . STOP, STOP, STOP ! Je n’arrête pas tous les sucres, je rééquilibre ma façon de manger, de voir les choses. Il sera difficile de tout t’expliquer dans un seul article, et je te ferai surement plusieurs articles pour te tenir au courant de ce « nouveau mode de vie », parce qu’il s’agit bien de cela. Manger mieux. Pour toujours. Et pas juste une mode, ou un régime stupide que je tiendrais sur 3 semaines dans le but de perdre du poids. Tu le sais, je suis anti-régime. Non moi ce que je veux c’est mieux dormir, être en meilleure santé, arrêter ma dépendance au sucre-doudou-qui-te-reconforte, avoir une plus belle peau et… Bah oui, maigrir, si c’est possible (mais ce n’est pas le but premier).

barre céréale sans sucre nakd

Je sens que je te perds. J’arrête le sucre, ok, mais plus exactement ?

Fini le sucre raffiné. Adieu biscuits industriels, gâteaux et chips en tous genres. Arrêter le sucre, pour moi, c’est arrêter aussi les sauces (le Belge adore la mayo et ses dérivés), arrêter les yaourts aux fruits qui sont bourrés de sucre, les desserts après le repas (flan, riz au lait, chocolat, pâtisseries chaque soir), soda,… Bref, tout ce que ma grand-mère ne connaissait pas. En gros tous les trucs préparés, dégueulasses, où les industriels ont ajouté une tonne de sucre raffiné (je reviendrai là-dessus dans un article prochain, comme les méfaits du sucre, j’ai PLEIN de choses à te dire).

Oui mais du coup, je vois que tu vas manger des barres Nakd, mais c’est plein de sucre ça, non ?

Non. Enfin oui. Mais non. Les barres de fruits et noix Nakd sont fabriquées sans sucre ajouté. Au regard des étiquettes (ça aussi je reviendrai un jour dessus) Nakd ne contient que les sucres contenus dans les fruits. Oui, les fruits c’est du sucre, mais c’est du bon sucre. Du sucre naturel. J’arrête le sucre oui, mais pas les fruits, ni les pâtes, ni le pain, ni le riz, ni les patates… Rassuré(e) ? Le seul écart que je m’autorise encore actuellement c’est la sucrette dans mon café / thé. Car je suis une vraie accroc au sucre, et tout balayer d’un coup, comme une junkie qui fait une cure, c’est un peu trop radical pour moi. Je lis les étiquettes, oui, un peu, mais je ne vais pas commencer à partir dans l’extrême opposé et tout contrôler. L’idée ? Faire mes courses dans les rayons extérieurs du magasin (et pas dans les rayons intérieurs où l’on retrouve les biscuits, les sauces, les plats préparés, etc). Ré-apprendre à faire à manger, faire mon lunch, ne pas m’enfiler n’importe quoi comme goûter, ne pas systématiquement me prendre un dessert après chaque repas. En gros, désacraliser ma relation au sucre.

nakd crunch gout banane

Pour en revenir aux barres Nakd, comme je te le disais, je ne crois pas au hasard, et le fait d’avoir été contactée par eux la semaine avant mes vacances c’était juste un signe que j’étais sur la bonne voie. Pourquoi ? Parce que Nakd c’est un concept sain et marrant pour réinventer ses encas. Et moi mon problème il est souvent là : les encas. Et vas-y que je me goinfre de speculoos, de gaufre et de biscuits. Naked c’est du fruit, du fruit, et du fruit ! Lorsqu’on veut arrêter le sucre, on recommande souvent de remplacer le sucre par des noix ou des dattes, et Nakd c’est un peu ça. Un concentré de bonnes choses saines ! (Et en plus, je ne sais pas si tu as remarqué mais elles portent le même nom que les palettes d’Urban Decay, un vrai truc de beautystas quoi !)

Pour m’aider dans ce challenge, me voilà donc avec des boites de barre de fruits et de noix crues, non-cuites, sans gluten, sans sucre ajouté et 100% naturel. Je t’avais dit que c’était sain ! Je ne connaissais pas du tout le principe des barres crues, et j’avais envie de trouver des encas pratiques pour ces moments difficiles où j’aurais à affronter mes envies de sucre. Ces barres sont donc moelleuses (ce qui est assez surprenant) et goûte bien le fruit sec. Ça coupe carrément l’envie de sucre (en plus c’est très nourrissant, car c’est assez consistant et pas trop calorique). Ce qui est chouette c’est que la gamme est assez large, on se retrouve sur 7 goûts assez différents, et même si ce n’est pas très joli, c’est assez bon (c’est le principal). Je trouve que la texture ressemble à un brownie de fruits (et pour le coup, la barre au chocolat est une tuerie).

barre cereal gouter nakd berry yummy

Cocoa delight nakd

nakd vegan zero sugar zero gluten healthy

En résumé, mon idée c’est surtout de réduire ma consommation de sucre, mais surtout d’arrêter le sucre raffiné, le sucre ajouté. On recommande une consommation de 90gr de glucide par jour dont 65gr de sucre naturel et seulement 25gr de sucre ajouté (soit l’équivalent de 6 carrés de sucre) pour une femme qui aurait un régime de 2000kcal par jour. Pour te donner une idée, une barre Nakd (de 30gr) c’est 15gr de glucides sous forme de sucre naturel pur. Et franchement, ça coupe bien l’envie de sucre (puisque la datte a un goût très très sucré). En gros, avec une barre, on entame déjà 1/4 de son « budget » quotidien de glucide avec un petit encas sain et amusant. Autrement dit, le reste du sucre à consommer est à répartir entre les féculents et les glucides contenus dans les autres aliments. De mon côté, je remplace aussi le yaourt aux fruits par du yaourt nature avec des myrtilles dedans, le speculoos du matin par un bout de gouda, et le dessert post repas par un thé aromatisé ! L’idée n’est pas de me priver, ni de me frustrer, mais de trouver d’autres alternatives que les cochonneries du supermarché. Évidemment, si je sors (ce qui arrive, hein, je ne suis pas une ermite), ou si je suis invitée chez des amis, et bien je ne vais pas faire ma moraliste de base. On avait dit « zéro frustration » !

Pour terminer, je vais reprendre une image amusante lue dans le livre « Comment j’ai décroché du sucre ». Imagine-toi ta grand-mère ou, si elle est très jeune, ton arrière grand-mère, lâchée dans un supermarché en 2016. Elle prend une boite de céréales et là, le drame, elle ne reconnait aucun des aliments lus à l’arrière. Toute notre alimentation a été modifiée et on a remplacé la plupart des bonnes graisses par du sucre raffiné (qui n’est pas bon pour la santé). Donc si ta grand mère ne comprend rien à l’étiquette, repose le produit et trouve quelque chose de plus simple. Dans la même idée, ta grand mère ne connaissait pas les allées centrales des magasins mais se contentait des produits frais qu’elle cuisinait. Simple, non ?

Envie de me rejoindre dans cette aventure ? Quel sujet voudrais-tu que j’aborde dans ma démarche « zéro sugar » ? Connaissais-tu les barres Nakd et est-ce qu’elles te font envie ?

charlotte debeugny comment j'ai décroché du sucre

♥ ♥ ♥

Article en partenariat avec Nakd.

Profite de 10% sur leur eshop avec le code ODILESACOCHE10

Pour aller plus loin :

Enregistrer Comment j’ai décroché du sucre un super livre de Charlotte Debeugny

Une très bonne émission : J’arrête le sucre de FR5

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