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Bien dans son corps

Bien dans son corps

On va s’aimer

29 décembre 2016 by
blog belge développement personnel

Mon corps et moi, on n’a jamais vraiment été de très bons amis. Ou plutôt, il s’est toujours donné beaucoup de mal pour être mon ami alors que je ne cessais de le rejeter. Le soir, avant de prendre ma douche, je lui tâtais le bourrelet en le jugeant avec méchanceté. Quand je faisais du shopping, je le maudissais de ne pas rentrer dans cet énième pantalon que j’essayais. Je l’ai mis au régime, je l’ai affamé, je l’ai interdit, je l’ai caché,… Non vraiment, je n’ai pas été une chic fille sur ce coup-là. Mais très récemment j’ai compris qu’il était urgent que j’arrête d’être « such a bitch » avec lui. Que je devais à tous prix me faire pardonner pour tout le tort que j’avais pu lui causer et toutes ces fois où j’avais mal parlé de lui. Que mon corps était la « personne » avec qui j’étais H24, qu’il était grand temps de le traiter comme un ami. J’ai compris que je devais faire la paix avec lui, mais surtout, surtout, que je devais l’aimer, le chérir et l’honorer.

Quand on y pense, le corps humain est une machine super bien foutue. Et comme Lise Bourbeau le dit si bien au travers de ces nombreux livres : « Ton corps te parle« . Tu as de l’acné alors que tu as 30 ans passé et que c’est censé être réservé aux ados ? Quel est le problème de ton adolescence que tu n’as pas résolu ? Que veux te dire le petit ado qui est en toi ? Ou bien, tu grossis encore et toujours ? Est-ce pour prendre de la place ? Quel place aimerais-tu prendre ? Tu as mal aux dents ? Et si tu mordais un peu trop sur ta chique ? On ne se rend pas compte comme ces petites expressions du quotidien en disent long sur nos maux. « Porter le poids du monde sur ses épaules, en avoir gros sur le coeur, en avoir plein le dos,… » Que te dis ton corps ?

Ce que mon corps m’a dit récemment, ou plutôt ce que j’ai compris, c’est qu’il était en très bonne santé et que je ne pensais jamais à le remercier pour ça. J’oublie à quel point mon corps est beau de par son génie. J’oublie de le remercier car il me porte chaque jour, moi, mes peines et mes sautes d’humeur. Il est là le matin quand je me lève à 6h, là le soir, quand je vais me coucher, il essaye de me rassurer comme il peut grâce à un fonctionnement impeccable. Ce corps est un magnifique bateau qui avance. C’est, le bateau de mon âme.

apprendre à s'aimer

Si je te raconte tout ça aujourd’hui, de manière toujours aussi désordonnée, c’est parce que 2017 approche à plus que grand pas, et à 32 ans je me suis dit qu’il était grand temps de créer de bonnes résolutions. En réalité, je n’ai jamais pris de bonnes résolutions. Comme tu le sais, j’aime me fixer un objectif, qu’il soit matériel ou non, et tenter de m’y tenir. Il y a 5 ans, mon objectif était de maigrir. Je me suis inscrite à Weight Watchers et j’ai perdu 10 kilos. Tu sais quoi ? 5 ans plus tard, j’ai tout repris. Je m’apprêtais à m’y réinscrire, en me disant quelle nouvelle chose je pouvais m’interdire, mais en allant voir ma coach la semaine passée je me suis rendue compte que je faisais fausse route. Il était plus que temps de m’accepter telle que je suis. Plus que temps d’arrêter de vouloir changer ce corps qui est le mien.

Je me suis demandée, avec 5 ans de recul, si j’avais été plus heureuse avec mes 10 kilos en moins. Tu sais quoi ? Pas le moins du monde. Durant ces 5 années, j’ai changé 2 fois de boulot. J’ai fait un « presque burn out ». Je rentrais tous les soirs en pleurant. J’ai eu une gastrite sévère qui m’a empêché de jouir de la vie et qui me faisait « rejeter » tout ce que j’ingurgitais. J’ai été fatiguée et triste. J’ai repris mes 10 kilos sur une année et demi environ. Et cette année et demi a été une des plus belle. Quand je vois tout ce que 2016 m’a apporté, je suis tellement, mais tellement heureuse. Alors certes, 2016 m’a apporté 7 beaux kilos, des poignées d’amour, une nouvelle taille de soutien et un maillot trop petit. Mais 2016 m’a ramenée une famille unie, un nouveau plan de carrière, un amoureux chaque jour plus présent et des nouveaux amis.

En pensant à tout ça, j’ai pris mon stylo, j’ai ouvert mon journal intime (celui que tu ne peux pas lire), et j’ai écrit une lettre à mon corps. Une lettre, où je le remercie d’être ce qu’il est. Cette lettre que j’ai pour habitude de dédier à l’année qui vient de s’écouler, je l’ai dédiée à ce merveilleux bateau qui me fait avancer chaque jour. Je lui ai demandé pardon pour tout le mal que j’avais pu lui faire et pour toutes ces vilaines choses que je disais sur lui en permanence. Je l’ai remercié encore et encore. Je lui ai promis, qu’à partir d’aujourd’hui, j’allais l’honorer, le chérir, l’aimer et ne parler de lui qu’en bien. Le nourrir correctement, l’entretenir, le cajoler. C’est mon petit corps à moi. Le seul que j’ai. Le Merveilleux. L’Unique.

J’ai envie de t’emmener sur ce chemin là avec moi, et aujourd’hui, je ne peux que te conseiller de faire le même exercice que celui que j’ai fait. Écris une lettre à ton corps. Remercie le pour ce qu’il t’apporte, et promets lui de l’aimer et de faire de lui, ton nouveau meilleur ami. Tu te disputeras peut-être avec lui, comme avec n’importe quel ami, il y a des jours où ce ne sera pas facile, tu ne voudras plus le voir, plus lui parler, mais tu finiras par comprendre qu’il te veut du bien, et que toi aussi, tu lui dois du bien.

Allez vient 2017. Allez vient mon corps, on va s’aimer !

on va s'aimer - aimer son corps

[ Isabel Allende – magazine Happinez ]

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Bien dans son corps

J’arrête le sucre… (et je teste les barres Nakd)

29 septembre 2016 by
regime sans sucre

Si tu me suis un peu sur les réseaux sociaux (et surtout sur Instagram) tu dois savoir que j’ai décidé d’arrêter le sucre. Comme vous êtes nombreuses à m’avoir posée des questions sur ma démarche, il me semblait plus qu’évident de revenir avec un article à ce propos. En plus, comme rien n’arrive jamais par hasard, une semaine après avoir acheté mon livre « Comment j’ai décroché du sucre« , la marque Nakd m’a contactée pour un partenariat. Et je trouvais l’idée géniale parce que pour le coup, ça entrait complètement dans ma nouvelle ligne de conduite (et ça allait m’aider à tenir le coup). Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, revenons sur cette décision…

illustration odile sacoche sans sucre

Tous les soirs avant d’aller dormir, je regarde des vidéos YouTube. En général je suis le fil d’actu de mes derniers abonnements mais quand personne n’a rien publié, je traine sur ce que YouTube me propose. En temps normal il s’agit de vidéo beauté, mais à ma grande surprise, début août, YouTube m’a proposée de regarder une vidéo d’une journaliste du Elle, Danièle Gerkens, qui a arrêté le sucre pendant un an et qui explique sa démarche. Cette vidéo m’a bluffée et les jours qui ont suivis je me suis mangée tous les reportages possibles sur le sucre. Ce que j’allais découvrir allais franchement me clouer le bec. Le sucre est une drogue et nombreux sont les bienfaits que l’on ressent lorsqu’on décide d’arrêter : perte de poids, meilleur sommeil, peau plus nette, état de santé général amélioré. En regardant tout ça, ma décision était prise : « Moi aussi j’allais arrêter le sucre« . Comme je partais en vacances, et que je ne suis pas complètement folle, j’ai décidé de m’acheter un livre pour m’aider dans ma démarche, et commencer ce « défi » au retour de mes vacances. Soit le lundi 05 septembre.

Je te vois lever les bras au ciel toi là-bas dans ton coin : « Elle arrête le sucre ? Non mais elle est folle ? On en a besoin ! Et les fruits ? Et le riz ? Et…« . STOP, STOP, STOP ! Je n’arrête pas tous les sucres, je rééquilibre ma façon de manger, de voir les choses. Il sera difficile de tout t’expliquer dans un seul article, et je te ferai surement plusieurs articles pour te tenir au courant de ce « nouveau mode de vie », parce qu’il s’agit bien de cela. Manger mieux. Pour toujours. Et pas juste une mode, ou un régime stupide que je tiendrais sur 3 semaines dans le but de perdre du poids. Tu le sais, je suis anti-régime. Non moi ce que je veux c’est mieux dormir, être en meilleure santé, arrêter ma dépendance au sucre-doudou-qui-te-reconforte, avoir une plus belle peau et… Bah oui, maigrir, si c’est possible (mais ce n’est pas le but premier).

barre céréale sans sucre nakd

Je sens que je te perds. J’arrête le sucre, ok, mais plus exactement ?

Fini le sucre raffiné. Adieu biscuits industriels, gâteaux et chips en tous genres. Arrêter le sucre, pour moi, c’est arrêter aussi les sauces (le Belge adore la mayo et ses dérivés), arrêter les yaourts aux fruits qui sont bourrés de sucre, les desserts après le repas (flan, riz au lait, chocolat, pâtisseries chaque soir), soda,… Bref, tout ce que ma grand-mère ne connaissait pas. En gros tous les trucs préparés, dégueulasses, où les industriels ont ajouté une tonne de sucre raffiné (je reviendrai là-dessus dans un article prochain, comme les méfaits du sucre, j’ai PLEIN de choses à te dire).

Oui mais du coup, je vois que tu vas manger des barres Nakd, mais c’est plein de sucre ça, non ?

Non. Enfin oui. Mais non. Les barres de fruits et noix Nakd sont fabriquées sans sucre ajouté. Au regard des étiquettes (ça aussi je reviendrai un jour dessus) Nakd ne contient que les sucres contenus dans les fruits. Oui, les fruits c’est du sucre, mais c’est du bon sucre. Du sucre naturel. J’arrête le sucre oui, mais pas les fruits, ni les pâtes, ni le pain, ni le riz, ni les patates… Rassuré(e) ? Le seul écart que je m’autorise encore actuellement c’est la sucrette dans mon café / thé. Car je suis une vraie accroc au sucre, et tout balayer d’un coup, comme une junkie qui fait une cure, c’est un peu trop radical pour moi. Je lis les étiquettes, oui, un peu, mais je ne vais pas commencer à partir dans l’extrême opposé et tout contrôler. L’idée ? Faire mes courses dans les rayons extérieurs du magasin (et pas dans les rayons intérieurs où l’on retrouve les biscuits, les sauces, les plats préparés, etc). Ré-apprendre à faire à manger, faire mon lunch, ne pas m’enfiler n’importe quoi comme goûter, ne pas systématiquement me prendre un dessert après chaque repas. En gros, désacraliser ma relation au sucre.

nakd crunch gout banane

Pour en revenir aux barres Nakd, comme je te le disais, je ne crois pas au hasard, et le fait d’avoir été contactée par eux la semaine avant mes vacances c’était juste un signe que j’étais sur la bonne voie. Pourquoi ? Parce que Nakd c’est un concept sain et marrant pour réinventer ses encas. Et moi mon problème il est souvent là : les encas. Et vas-y que je me goinfre de speculoos, de gaufre et de biscuits. Naked c’est du fruit, du fruit, et du fruit ! Lorsqu’on veut arrêter le sucre, on recommande souvent de remplacer le sucre par des noix ou des dattes, et Nakd c’est un peu ça. Un concentré de bonnes choses saines ! (Et en plus, je ne sais pas si tu as remarqué mais elles portent le même nom que les palettes d’Urban Decay, un vrai truc de beautystas quoi !)

Pour m’aider dans ce challenge, me voilà donc avec des boites de barre de fruits et de noix crues, non-cuites, sans gluten, sans sucre ajouté et 100% naturel. Je t’avais dit que c’était sain ! Je ne connaissais pas du tout le principe des barres crues, et j’avais envie de trouver des encas pratiques pour ces moments difficiles où j’aurais à affronter mes envies de sucre. Ces barres sont donc moelleuses (ce qui est assez surprenant) et goûte bien le fruit sec. Ça coupe carrément l’envie de sucre (en plus c’est très nourrissant, car c’est assez consistant et pas trop calorique). Ce qui est chouette c’est que la gamme est assez large, on se retrouve sur 7 goûts assez différents, et même si ce n’est pas très joli, c’est assez bon (c’est le principal). Je trouve que la texture ressemble à un brownie de fruits (et pour le coup, la barre au chocolat est une tuerie).

barre cereal gouter nakd berry yummy

Cocoa delight nakd

nakd vegan zero sugar zero gluten healthy

En résumé, mon idée c’est surtout de réduire ma consommation de sucre, mais surtout d’arrêter le sucre raffiné, le sucre ajouté. On recommande une consommation de 90gr de glucide par jour dont 65gr de sucre naturel et seulement 25gr de sucre ajouté (soit l’équivalent de 6 carrés de sucre) pour une femme qui aurait un régime de 2000kcal par jour. Pour te donner une idée, une barre Nakd (de 30gr) c’est 15gr de glucides sous forme de sucre naturel pur. Et franchement, ça coupe bien l’envie de sucre (puisque la datte a un goût très très sucré). En gros, avec une barre, on entame déjà 1/4 de son « budget » quotidien de glucide avec un petit encas sain et amusant. Autrement dit, le reste du sucre à consommer est à répartir entre les féculents et les glucides contenus dans les autres aliments. De mon côté, je remplace aussi le yaourt aux fruits par du yaourt nature avec des myrtilles dedans, le speculoos du matin par un bout de gouda, et le dessert post repas par un thé aromatisé ! L’idée n’est pas de me priver, ni de me frustrer, mais de trouver d’autres alternatives que les cochonneries du supermarché. Évidemment, si je sors (ce qui arrive, hein, je ne suis pas une ermite), ou si je suis invitée chez des amis, et bien je ne vais pas faire ma moraliste de base. On avait dit « zéro frustration » !

Pour terminer, je vais reprendre une image amusante lue dans le livre « Comment j’ai décroché du sucre ». Imagine-toi ta grand-mère ou, si elle est très jeune, ton arrière grand-mère, lâchée dans un supermarché en 2016. Elle prend une boite de céréales et là, le drame, elle ne reconnait aucun des aliments lus à l’arrière. Toute notre alimentation a été modifiée et on a remplacé la plupart des bonnes graisses par du sucre raffiné (qui n’est pas bon pour la santé). Donc si ta grand mère ne comprend rien à l’étiquette, repose le produit et trouve quelque chose de plus simple. Dans la même idée, ta grand mère ne connaissait pas les allées centrales des magasins mais se contentait des produits frais qu’elle cuisinait. Simple, non ?

Envie de me rejoindre dans cette aventure ? Quel sujet voudrais-tu que j’aborde dans ma démarche « zéro sugar » ? Connaissais-tu les barres Nakd et est-ce qu’elles te font envie ?

charlotte debeugny comment j'ai décroché du sucre

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Article en partenariat avec Nakd.

Profite de 10% sur leur eshop avec le code ODILESACOCHE10

Pour aller plus loin :

Enregistrer Comment j’ai décroché du sucre un super livre de Charlotte Debeugny

Une très bonne émission : J’arrête le sucre de FR5

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Bien dans son corps

Avec l’été qui arrive, faut-il faire régime ?

12 mai 2016 by
régime perdre poids kilos zermati

Réponse : non ! Je sais. Je t’ai bien eu avec mon titre racoleur et ma réponse toute faite. Mais je le sais que tu as cliqué ! Avoue ! Si j’ai décidé de me la jouer « droit au but » aujourd’hui, c’est parce que je sais que soleil, plage, piscine suivis de kilos et bikini sont des mots qui te parlent. Qui n’a jamais fait de régime de sa vie ? J’en connais très peu. Et ce, que l’on soit homme ou femme. En effet, le sujet n’est pas si simple, après avoir été pro-régime, et puis anti-régime, ces semaines-ci, je me vois remettre le débat au goût du jour. Faut-il faire régime ? Sujet épineux…

Aussi loin que je me souvienne, mon premier régime c’était au début de l’adolescence. C’était à l’époque un régime 1000 calories. Un objectif stupide : plaire à un garçon. Oui parce qu’à cet âge (et même bien plus vieux) on est obsédé par le regard des autres. Accepter son corps ? Non mais quelle idée franchement. Quand on est ado, nous tout ce qu’on veut c’est être comme tout le monde, ressembler aux autres… Et ressembler à ces filles de magazines que l’on trouve tellement belles. Après ce régime, je pense que je les ai tous enchaîné. Avec ma sœur, on a fait faire à ma mère la soupe au chou, dans l’espoir de perdre tout notre gras. Si je m’en rappelle si bien, c’est parce que c’était en plein été, sous un soleil tapant, que la soupe avant tourné lui donnant un petit goût suret dégueulasse, nous faisant quasiment tourner de l’œil. Qu’est-ce qu’il ne faut pas faire pour rentrer dans un jeans taille 38 ? … Et puis de là, tu sais, chaque année, chaque magazine, chaque régime,… Je ne vais pas te faire une énième fois le parcours up & down de mon joli cuissot.

faire régime avant l'été

Et puis, il y a quelques années, comme tu le sais si tu me suis depuis un moment, la révélation. Le fameux discours Zermati : « Les régimes c’est le mal ! » Exactement ce que j’avais besoin d’entendre à cette époque. Trop de régime tue le régime. Et en effet c’est ce que je pense. Nous ne sommes pas faits pour être restreint. Pour la simple et bonne raison qu’une fois qu’on arrête notre régime on reprend tout (si pas pire). L’idée c’est de régler ses problèmes avec la nourriture, sa dépendance aux regards des autres, à la nourriture facile qui calme tous les maux, aux émotions. Je mange donc je ne suis pas. J’ai beaucoup aimé le discours de Zermati, j’en ai d’ailleurs fait de nombreux articles que tu peux suivre sur le blog. La question n’est pas de débattre encore sur ce discours.

Mais la question c’est quoi alors ? Faut-il faire régime ? Réellement ? C’est quoi ta réponse ? Ne me dis pas que tu es retombée dans le panneau ? Qu’est-ce qui ne tourne pas rond chez toi ma pauvre Odile ?

La réponse, à presque 32 ans, 6 ans après avoir fait mon dernier régime, c’est qu’il faut écouter son corps. Et que ton corps, il t’appartient. Tu fais encore bien ce que tu veux avec. Seulement, sache qu’un corps, tu n’en as qu’un, et que si tu décides de travailler avec lui, il te le rendra. La réponse, c’est que ton corps doit devenir ton ami, et non pas ton ennemi. Et que ce fameux corps que l’on t’a donné ne se résume pas qu’à une prise ou une perte de poids. C’est insultant ! Toi-même tu ne te résumes pas à ça. Cesse donc de lui faire du mal, de le restreindre, de le torturer ou de le gaver. C’est aussi simple que ça.

Si j’ai décidé d’encore aborder le sujet sur le blog, c’est parce que, tu dois t’en douter, j’ai repris 4 kilos cette dernière année. Je ne devrais même pas te le dire car ces 4 kilos ils m’appartiennent et ils ne devraient même pas susciter l’ombre d’un débat. Ce sont mes 4 kilos, rien qu’à moi. Mais forcément, quand on prend 4 kilos, on se demande pourquoi. On se demande ce qui cloche. Qu’est-ce qu’on a mal fait ? Pourquoi Mère Nature s’acharne sur nous ? Et bien je vais te révéler un grand secret, hormis toutes ces maladies psychiques et physiques (je ne vais pas toutes te les citer), il est fort à parier que si on grossit, c’est parce qu’on mange trop. Qu’on ne mange plus « normalement ». Et quand je dis « normalement » c’est une norme calculée par rapport à ton mode de vie à toi. Pas aux autres, pas aux magazines, aux livres ou aux diététiciens mais à toi. La norme de ton corps.

Si je devais reprendre tout ce que j’ai pu lire et voir ces dernières années, c’est que, notre corps a un code génétique qui lui est propre. Il est habilité, comme les animaux sauvages, à se réguler tout seul. Comment ? En écoutant sa faim, et sa satiété. Si tu manges trop, même seulement un sucre par jour, c’est foutu. Trop, c’est trop. Qui a déjà remis de l’essence dans sa voiture alors que le plein venait d’être effectué ?

manger sainement en se faisant plaisir

Seulement, ce n’est pas facile de connaître son corps. Pas aussi facile que ce que Zermati veut bien nous le dire. Et encore moins facile que ce que les magazines veulent nous faire croire à travers leurs régimes tout prêts. Finalement, qu’est-ce qu’on en sait nous, ce que notre corps peut, ou ne peut pas manger ? Y-a-t-il des tabous ? Des aliments autorisés ? Des aliments interdits ? C’est quoi le gras, c’est quoi le sucre, c’est quoi « trop » ? Longtemps j’ai été une anti-régime, et une part de moi l’est encore toujours. Je suis contre l’idée de se gaver de poudre ou de viande maigre pendant un laps de temps défini. Mais si le régime Weight Watchers m’a appris un truc il y a 6 ans, c’est que ce n’est pas en se gavant de gaufres et de biscuits à longueur de journée, en outre passant sa faim et en négligeant son corps que celui-ci va nous remercier. Même si ça semble nous faire du bien sur le moment même.

Alors faut-il faire régime ? Je ne pense pas. Vraiment pas. Un régime implique une période de restriction : un temps donné pour une perte de poids voulue. Et ce n’est pas naturel. Par contre, si tu as besoin d’un régime équilibré pour te remettre les bases en tête, t’aider à comprendre ton corps, ton mode de fonctionnement, ta faim, ta satiété, la nourriture, pourquoi pas ? Mais n’oublie pas une chose, c’est à toi aussi que tu devras avoir à faire. Il s’agit de trouver ton équilibre sur du long terme. Pour toute ta vie. Et pas juste pour quelques mois. Il ne s’agit pas de faire des efforts, de calculer ou d’avoir ce qu’ils appellent de la volonté, non, il s’agit de trouver son chemin, celui qui est le plus facile pour être en paix au quotidien, de manière la plus naturelle qui soi. Tu peux faire régime, bien sûr que tu peux (qui suis-je pour te dire ce que tu ne dois pas faire ?) mais en te fixant les bons objectifs, et en choisissant la manière qui ne mettra pas en péril ni ton corps, ni ta santé.

Ce que j’essaye de dire à travers cet article c’est que chaque corps est différent. Et chaque corps a des besoins différents. Il faut se poser les bonnes questions. Pourquoi vouloir maigrir finalement ? Pour ressembler à Kate Moss ? Alors que dans ta famille toutes les femmes ont les courbes généreuses de Monica Belucci ? Qui est cette petite voix qui te dite de maigrir ? Selon quels critères ? Si tu veux maigrir pour ressembler à quelqu’un d’autre que toi, ou plaire à quelqu’un d’autre, j’ai bien peur que ce soit foutu d’avance. Si tu veux faire régime pour apprendre à te connaître, à écouter ton corps, ta faim, reconnaître les aliments qui te font du bien, alors oui, pourquoi pas ? Il n’y a pas de bon et de mauvais discours. Il y a la santé, et on sait a peu près tous ce dont notre corps à besoin pour fonctionner correctement et longtemps. Il n’y pas de culpabilité ou de justification à avoir. Comme toujours, fais ce qui te semble juste. Mais fais-le pour toi. En te posant les bonnes questions. Et surtout, écoute-toi. Je pense que c’est encore bien plus difficile que de compter les kilos sur la balance, ou les petits pois dans son assiette…

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Bien dans son corps

Maigrir sans régime avec LineCoaching

27 août 2015 by
méthode zermati linecoaching apfeldorfer

Comme tu le sais, et si tu ne le sais pas laisse-moi te faire un petit rappel, je suis une fervente « admiratrice » du travail du Dr Zermati. Admiratrice est un bien grand mot mais disons que depuis que j’ai vu la fameuse émission Infrarouge sur les régimes, et que j’ai lu le livre du Dr Zermati, je ne suis on ne peut plus convaincue de la véracité de ses propos. Maigrir sans régime. Un rêve pour certaines, une réalité pour d’autres. Parce qu’il est bien là le débat, peut-on réellement maigrir sans se mettre à la diète ? Peut-on arrêter de grossir sans surveiller son assiette ? Peut-on tout simplement manger en paix ? Et j’ai envie de te dire :  » Yes we can !  » .

Ces dernières années j’ai expérimenté les théories de Zermati. Je t’en ai d’ailleurs fait part plus d’une fois ici sur le blog. Oui mais voilà, comme je te le disais il y a quelque temps, début de l’année 2015 j’ai rencontré quelques soucis de santé. D’abord j’ai souffert d’une grippe intestinale absolument terrible, et on m’a aussi détecté une gastrite. Entre septembre 2014 et février 2015, j’ai perdu 6 kg dû à tous ces petits soucis. Quand en février 2015 j’ai commencé à prendre mon « traitement » pour ma gastrite, à supprimer le café, le coca et tout plein d’autres choses, j’ai aussi récupéré, je te le donne en mille, mes troubles alimentaires ainsi que mes 6 kg. Je te faisais part du fait que je voulais manger sainement et inconsciemment je suis retombée dans les travers des régimeuses. Me peser tous les jours, culpabiliser à la moindre bouchée et pire du pire : vouloir faire régime. En analysant tout ça, je me suis remise à lire le livre de ce bon vieux Zermati qui en plus avait mis à jour la version. Et dans la nouvelle version du livre, il parle justement du site qu’il a ouvert avec le Dr Apfeldorfer : LineCoaching.

C’est alors que j’ai fait quelque chose que je n’avais encore jamais fait dans ma vie de blogueuse : je les ai contactés pour tester leur site et t’en parler ici. C’est quelque chose qui me tenait vraiment à cœur. Non seulement parce que je suis une adepte des zermatages mais aussi parce que j’ai vu comme il était facile de retomber dans des vieux schémas malsains. Je veux simplement m’en sortir avec tout ça, une bonne fois pour toute, et si je peux partager mon expérience ici, on sera plusieurs heureuses. Aussi le 15 juillet de cette année, j’ai commencé la méthode LineCoaching afin de me sentir moins seule dans ma démarche, mais surtout, parce que je sentais bien qu’avec le livre il me manquait quelque chose. Je voulais donc déjà partager un premier avis sur le site ainsi que mon évolution. Bien que, mon évolution soit très lente puisque j’en suis encore au stade de l’observation. Et oui, on s’observe beaucoup sur LineCoaching ! Quel changement !

En arrivant sur la plateforme LineCoaching, j’ai été assez surprise par le visuel du site. Quand on arrive dessus on pourrait se dire : « Pfff encore un énième site web qui promet de maigrir de façon miraculeuse ! ». Mais pareil au titre racoleur du le livre du Dr Zermati, en fait, c’est pourtant bien vrai et il n’y a pas de miracle : il suffit « juste » d’écouter sa faim. C’est-à-dire manger quand on a faim, et s’arrêter qu’on n’a plus faim. Facile ? Eh bien pas tant que ça. Depuis un mois, je suis surtout dans l’observation de mes comportements alimentaires et j’avoue que ça me fait beaucoup de bien. Au travers d’exercices et de carnets à remplir, j’apprends à redécouvrir mes sensations. Pourtant je pensais le savoir quand j’avais faim, ou quand je n’avais plus faim mais guidée par les experts et le forum, je commence à mieux comprendre mon corps et pourquoi je passe ma journée à grignoter (c’est « l’ennui » en fait, une forme routine).

Ce que je trouve super avec LineCoaching c’est que je me sens suivie. J’ai eu un entretien téléphonique avec une coach au début du programme, et je bénéficierai encore de 2 autres appels afin de m’aider dans ma démarche. Dès que j’ai un coup de blues, ou des questions, soit je me réfère au forum, soit je contacte la coach par mail. Les réponses sont assez rapides et la communauté LineCoaching est vraiment là pour t’aider.

Maigrir avec LineCoaching

Je n’ai pas perdu de poids, j’avoue que je ne comprends pas trop pourquoi mais j’essaye de me dire que ce n’est pas le but du site. Le but est vraiment de se réconcilier avec les repas, avec la nourriture, avec ses moments de solitude aussi. Son ennui, ses émotions, … Soi-même ! Par rapport au bouquin, j’apprends des nouvelles notions et le fait est que, je fais réellement les exercices. En lisant le livre, je savais qu’il fallait remplir un carnet alimentaire, mais je ne le faisais pas. Ici, avec le site, on suit les étapes une à une. On commence par beaucoup d’observation, ce qui est un peu troublant au début parce qu’on se dit : « Bon ça y est ? On fait régime là ? C’est quand que je commence à manger des légumes? ». Eh bien non. On est bien loin de ces méthodes classiques et ravageuses. Ensuite on a des exercices sur la faim, comme celui de décaler son repas. Ce week end par exemple, grâce au bilan fait lors des exercices, je me suis rendue compte que je ne savais pas ce que c’était une toute grande faim. J’étais persuadée que le simple fait d’avoir le ventre qui gargouille constituait une grande faim mais en fait pas du tout : il y a d’autres symptômes physiques (bien expliqué sur le site) qui l’accompagnent. Et puis bien sûr la grande nouveauté, c’est qu’on peut manger ce qu’on veut. Oui, tu lis bien, CE QU’ON VEUT. On ne compte ni les calories, ni les grammes, ni les points, ni quoi que ce soit. On bannit toutes les règles de bienséances et d’alimentation. Les seuls guides étant notre faim et nos émotions.

Je ne suis encore qu’au début de la méthode, et bien que j’ai eu du mal avec tout le côté « observation », je trouve que le site est plutôt bien foutu. En fait je dis que j’ai eu du mal mais c’est plus parce que je suis dans l’action. Que comme avec tous les autres régimes, je m’attendais à devoir faire ou manger certaines choses. Du coup ça déstabilise de simplement apprendre à se connaître. Apprendre à s’écouter. Apprendre à respirer et ne plus culpabiliser. Pour le reste, chaque exercice est accompagné de vidéos, d’explications, de bilan, tout est vraiment bien expliqué. Il y a une partie remise en forme adapté à ton niveau (mais malheureusement je n’arrive pas à m’y mettre). J’ai certains déclics qui commencent à arriver et que je n’avais pas ressentis en lisant le livre. J’ai hâte d’avancer un peu plus dans la méthode pour pouvoir t’en raconter davantage et te dire comment je me sens. En attendant, je me suis dit que ce premier bilan était déjà utile autant pour toi, que pour moi. Je voulais surtout te faire part de ma démarche et partager tout ça avec toi.

D’ailleurs je me demandais, tu connais la méthode de Zermati ? Connaissais-tu LineCoaching ? Qu’aimerais-tu savoir sur le site et quelles sont les questions à ce sujet qui te passe par la tête ? Je me ferai un plaisir d’y répondre !

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Bien dans son corps

J’ai décidé de manger sainement.

6 mai 2015 by
Mon corps, la bouffe, moi, c’est un sujet qui revenait souvent ici par le passé. Puis ces derniers temps, je l’ai un peu oublié. Pas que je ne m’intéresse plus ni à mon corps, ni à la bouffe, ni à moi, mais parce que j’avais bien trop peur de tourner en boucle. Que j’estimais, à travers mes articles Zermati, avoir fait le tour de la question. Et pourtant, on a jamais trop puisé dans ce genre de sujet. Pour les nouvelles qui me suivent, il est bon de revenir un peu en arrière et de poser les bases. Je suis une ex-régimeuse. J’ai commencé mon premier régime vers 14 ans (pour plaire à un garçon de mon école), et j’ai terminé mon dernier régime il y a un peu près 2 ans. Après plus de 20 ans d’emprisonnement, j’ai compris au détour d’une émission TV et de la lecture du livre du Dr Zermati, que non seulement les régimes étaient très mauvais pour la santé, mais qu’en plus, c’était comme une sorte de drogue. Et je peux te le dire, il m’a bien fallut 2 ans pour me désintoxiquer.
healthy food love your body

Dans un premier temps, j’ai eu comme une allergie à ce mot. Régime. Je ne pouvais plus le prononcer et je levais les yeux au ciel quand je lisais des articles sur la perte de poids. Tout ça en redécouvrant les joies des biscuits, des chips et de la mayonnaise. Et puis, j’ai arrêté les interdits. Arrêter de peser ma nourriture, de compter, ou de me peser 2 fois par jour. J’ai appris à remplir mes placards de tout ce qui me faisait envie en faisant taire la voix des points Weight Watchers.

Seulement tu dois bien te douter au vue du titre de cet article qu’il y a un mais, et en effet, il y en a un. Depuis 2 ans, en bravant mes interdits, j’ai aussi été à l’encontre de toutes les lois des régimes et de la bienséance alimentaire. Je pense que j’en avais besoin. Besoin de me faire un repas entièrement composé de Buggles et de chèvre, de me gaver de pizza et de boire des litres de café ou de coca. Je ne voulais absolument pas lire, entendre, voir quoi que ce soit en rapport avec le « manger sainement » et franchement, quand tu as passé 20 ans au régime, ça fait un bien fou cette nouvelle liberté, surtout si tu vois que malgré tout ça, tu ne reprends pas un gramme.
Et puis, c’est comme si mon corps a eu ses limites. Je ne pensais pas t’en parler ici, mais au mois de février on a découvert que j’avais une gastrite. Rien de bien méchant. Sauf qu’au moment où on l’a découvert, je me suis aussi choppé une gastro de la mort qui tue, et je peux te dire que j’ai été tellement malade, que j’ai comme eu un électrochoc. Et le verdict de la gastrite fut sévère : plus de soda, plus de café, plus d’alcool, plus de jus de fruits et plus de pétillant. C’est bien beau de manger n’importe comment sans reprendre de poids mais ça n’empêche pas de manger bien et de prendre soin de son estomac. A ce moment là, j’ai aussi lu le livre d’Oprah Winfrey et cette grande dame habitué des régimes y disait quelque chose comme : « Quand je veux manger un paquet de chips, je me demande d’abord si en faisant ça je me fais réellement du bien ». Et depuis cette phrase ne cesse de tourner dans ma tête. Mon corps n’est pas une poubelle. Est-ce que quand je mange, je me fais réellement du bien ?
Aussi, en lisant (pour la première fois depuis longtemps) quelques articles sur « le manger sainement » j’ai compris qu’il était possible de manger bien, sans pour autant faire régime. Sans se priver. Et en faisant du bien à son corps. Depuis une semaine, j’ai repris le chemin de mes livres de cuisine, et j’ai décidé de manger mieux (et par là je veux dire, arrêter de m’empiffrer de cochonneries industrielles). Je me suis dit que si j’avais pu arrêter le café et le coca ces 3 derniers mois, je pouvais faire mieux encore. J’ai fait du crumble au pomme comme dessert devant notre série préféré. J’ai acheté du très bon fromage blanc pour le petit déj du matin (dans lequel j’ajoute du granola que j’ai fait moi même et des fruits). J’ai arrêté d’acheter des chips et des biscuits industriels avec pour leitmotiv « si je veux en manger, je n’ai qu’à le faire moi même« . Je n’ai pas envie de me frustrer, et si vraiment un jour j’ai très envie de m’enfiler un bon gros Quick, je le ferai. Mais je pense que ceci est un cercle vertueux que je suis en train de construire. Quand on mange bien, on a envie de manger bien. Et grande surprise, hier, à 17h, j’ai eu envie de manger une pomme, chose qui je peux te dire, arrivait très rarement.
Ce matin en regardant une vidéo sur Youtube, j’ai retenu une paragraphe très juste : manger sainement, il faut le faire parce qu’on s’aime, parce que c’est bon pour nous, pour notre corps, pas dans un but superficiel comme perdre du poids pour atteindre un idéal physique. Depuis une semaine, je me sens moins lourde, moins gonflée, et surtout
je suis très fière de pouvoir dire « je mange sainement…. et non je ne
fais pas régime » ! Le plus dans tout ça ? Comme je garde bien en tête
les préceptes de Zermati (je mange quand j’ai faim), je ne prends pas de
poids non plus. Il est encore long le chemin du bien être physique et mental que je cherche face à la nourriture, mais je sais que je suis sur la bonne piste, que je fais des pas de géants, et surtout, je suis fière de le faire par amour pour mon corps.
♥ ♥ ♥

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Bien dans son corps

Je Zermate Ep.3

27 janvier 2014 by
Je voulais attendre un peu avant de revenir avec cet article Zermati. Depuis la dernière fois, en octobre, il y a eu les fêtes de Noël. Et quel est le pire cauchemar de la fille qui a des problèmes relationnels avec son poids ? Les fêtes de Noël justement. Manger, boire, se gaver. Profiter jusqu’à plus faim et jusqu’à plus soif. Cette période était la meilleure pour tester mes théories, me rassurer, et prendre confiance. Donc, aux alentours du 20 décembre, avant toutes les festivités, je me suis pesée. Tout en gardant en tête ma nouvelle règle, pas de pesée avant 1 mois. Tu a bien compris, c’était un calcul bien rodée, puisque, en me pesant le 20 décembre « je n’avais pas le droit » de me peser avant le 20 janvier. J’ai tenu, jusqu’au 17. Pas mal, nan ?
J’ai conscience que la règle number one de Zermati c’est de désacraliser les chiffres. Ces petits trucs sur la balance qui vont régir ton humeur. Mais là, je me suis dit qu’il était nécessaire de t’en parler (si tu ne me suis pas depuis longtemps) pour que tu te fasse une idée. Pour te dire que oui ça marche. Mais surtout, le message que je veux faire passer avec mes Zermatages, c’est que STOP. Je t’en supplie. Arrête avec les régimes. Arrête de te bousiller le corps. Arrête de le mettre à jeun, de le nourrir, de le remettre à jeun, de le re-nourrir. Il est temps d’être en paix avec toi même, pour la simple et bonne raison, que si j’y arrive, tu peux y arriver aussi. Parce que longtemps, j’ai été Miss Régime, que je les ai tous, oui TOUS essayé, et que même si je perdais, je reprenais tout, et surtout j’entretenais mon malaise avec la nourriture. Une sorte de cercle vicieux.
Pour revenir plus tôt dans mon histoire, j’ai fais mon premier régime à l’âge de 14 ans. A l’époque, j’étais amoureuse d’un garçon, et on avait prévu une journée Aqualibi quelques mois plus tard. J’ai pris la table des calories et j’ai suivis un régime de 1000 calories par jour. Si j’étais grosse ? Non, je n’ai jamais été « grosse ». Mais j’avais des kilos en trop. Je faisais un 40. Les magazines nous ont appris, que les chiffres de taille qui commencent par 4 ne sont pas nos amis. Ce premier régime a été le premier d’une longue série. Pour passer du 4, ou 3. Pour perdre 3kg, 5kg,… Et un jour, à l’aube de mes 27 ans, je me réveille un matin, avec 71 kg au conteur, pour 1m63. Comme à cette époque je ne connaissais pas Zermati, je décide de prendre les choses en mains et de suivre Weight Watcher. Une belle réussite puisque je suis descendue jusque 61kg. Je ne vais pas cracher dans la soupe, WW m’a appris l’importance de l’alimentation variée, des légumes, des fruits, des viandes maigres, des bons sucres,…
Mais ce que je ne savais pas c’est que WW allait aussi m’apprendre la rigueur. Noter, peser, vérifier, contrôler. Encore et toujours. La notion de « faire attention », qui est tellement destructrice au quotidien. Ponctuellement, compter ses points sur une année, c’est jouable. Mais avec WW, on comprend vite qu’il faudra compter toute sa vie. J’ai commencé à développer une espèce d’addiction aux chiffres, à la balance, au point, au kilos, au gramme. D’une pesée par semaine, je suis passée à une par jour, et puis deux par jour. Je commençais une fixette monstre, de peur de grossir, de tout reprendre et en devenant de plus en plus malade avec les chiffres, le « pire » arriva : le compteur commençait à remonter. 
Alors voilà où j’arrivais: 1 semaine de régime, 2 semaine de Byzance, 1 mois de régime, 1 semaine de Byzance. Et de la culpabilité à chaque bouchée. Beaucoup trop. Lors d’un de mes articles à ce sujet, une lectrice m’a conseillé de lire Zermati. Je l’ai lu en avril, et au même moment je regardais cette fameuse émission de FR2 sur les régimes (revoir la vidéo « La vérité sur les régimes »). Il m’a fallut 6 mois pour vraiment prendre conscience de tout ça, des théories de Zermati, les intégrer et surtout les accepter. Faire confiance à autre chose qu’aux régimes.
Au mois d’août, j’étais revenu à 65 kilos accompagné d’une certaine angoisse mais aussi d’un ras le bol des régimes. J’ai donc relu Zermati, et re-regardé l’émission de FR2. Depuis septembre, j’écoute ma faim. Je mange CE QUE JE VEUX. Je fuis au possible les articles, blogs et émissions régimes. Et même si je développe une réelle allergie à tous ces mots, je me libère des dictatures que je m’étais imposée.
Ce qui doit t’intéresser c’est aujourd’hui, où j’en suis ? Et bien je me suis donc pesée le 20 décembre, le compteur affichait 63.3 kilos (autrement dit depuis août, j’ai perdu du poids en mangeant comme j’en avais envie à condition d’avoir faim). J’ai passé mes fêtes de Noël, j’avais parfois faim, parfois pas. Je me suis ni goinfrée (parce que depuis que je Zermate, je ne me goinfre plus), ni affamée. Et au 17 janvier, je pesais 63.4 kilos. Parallèlement à ça, je me demande toujours « est-ce que j’ai faim », « est-ce que mon ventre gargouille », « est ce que j’éprouve un sentiment de satiété » ? Mais je sens que ces questions se font moins fréquentes, doucement, je retrouve une façon naturelle de manger, sautant parfois un repas, mangeant trop à un autre, m’autorisant un verre de vin ou une viande grasse. Dès que je me surprend à me dire « tiens combien de calories dans ce truc », je me reprend en me disant « on s’en fout mais dis moi si tu as faim »…
Voilà. Je n’ai plus d’autres mots. D’autres chiffres. D’autres preuves. Je voudrais te convaincre et faire bouger les choses, même si je prends conscience qu’il n’en tient qu’à toi. Sur ce coup là, il va falloir que tu me fasse confiance, mais surtout, que tu fasse confiance à ton corps. Parce que tu sais quoi ? Paraîtrait-il que le corps humain est plutôt bien fichu, et que même il peut se réguler tout seul…. Le reste… C’est dans la tête.

♥ ♥ ♥
Crédit photo : Pinterest

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Bien dans son corps

Tout ce qui a changé grâce à Zermati

30 novembre 2013 by
Cela fait 2 mois maintenant que j’ai commencé à Zermater. Et cela fait aussi 1 mois que je n’avais plus fait d’articles sur mon « avancement ». C’était volontaire de ma part, histoire de pouvoir donner un avis sur un moyen terme après avoir passer l’euphorie des débuts. Avant de rentrer dans le vif du sujet, je voulais quand même rappeler que Zermati ce n’est PAS un régime. Même si son livre à un titre assez tapageur, en vérité, Zermati propose juste de se réconcilier avec la nourriture et avec son corps. En lisant le livre, en regardant des reportages, je me rends compte que Zermati a très bien compris la psychologie féminine, et que nous les femmes nous avons besoin de ce genre de titre miracle pour acheter un bouquin, et le lire. Si je me permets d’insister encore (et encore) là dessus, c’est parce que récemment je suis tombée sur un article, d’une jeune fille qui en introduction utilisait un ton assez ironique, un ton du genre « et les filles, j’ai perdu 10 kilos sans rien faire, en mangeant du chocolat et des burritos, et sans bouger les fesses de mon sofa ». Au début j’ai cru y lire un article Zermati, mais la suite c’est avérée décevante puisque c’était simplement un article du genre « réveillez vous les filles, c’est impossible, pour maigrir il faut souffrir ».
Et bien j’ai envie de te dire C’EST ENTIÈREMENT FAUX. Tu peux maigrir sans souffrir, et il y en a suffisamment de preuve maintenant, j’en cite 3 rapidement : Caroline du blog Pensée By (moins 15 kilos) , ma soeur (qui a déjà perdu 8 kilos ) et moi. Et oui, nous sommes au 21° siècle, siècle des miracles ! 
Voilà, voilà, mon introduction tapageuse étant faite, je peux revenir à nos moutons et te lister tout ce qui a changé depuis que je Zermate.
♥ Je mange ce que je veux. Mais quand je te dis, ce que je veux, c’est ce que je veux. Petit clin d’œil sur ma photo, avec ces délicieux petits biscuits sucrés que les magasins sortent chaque année à Saint Nicolas. Mais je ne mange pas que des biscuits sucrés je te rassure. Si je dois te donner des exemples, voici tout ce que j’ai pu ingurgiter depuis 2 mois : des chips, des biscuits, des fruits, des légumes, de la viande maigre ou grasse, des pâtisseries, du poissons, des œufs, des crêpes, du fromage, du Quick, de la pizza,…. Tu l’as compris, tout ce qu’on peut trouver dans un super marché. TOUT !
♥ On pourrait croire que du coup, j’ai une hygiène de vie vraiment crados, et que je mange comme un goret, mais pas du tout. Déjà, je vais au sport une fois par semaine (le miracle de mon année 2013), ensuite le soir j’ai des repas tout à fait « sain » composé de viande, de légumes et de féculent. Je mange un fruit par jour, des laitage. Mais ! Mais j’ai introduit dans mon alimentation des choses que je ne mangeais plus du tout, car persuadée que cela faisait grossir. Par exemple: des gyros, de la saucisses, des biscuits, des chips. C’est simple, il n’y a plus de règles. Pour te dire, j’ai même bu, un vrai Fanta. Je veux dire, pas un light. Non un vrai, plein de sucre et tout. 
♥ Mes placards n’ont jamais été aussi remplis, et surtout, le reste. Beh oui, Zermati a raison, quand on sait qu’on peut TOUT manger, du moment qu’on a faim, ça désacralise le truc. On se rend compte qu’on est comme des enfants : si on nous interdit quelque chose, on le voudra à tous prix et si pas, bah voilà. Donc, j’ai vachement moins d’envie qu’avant. Et comme je comble mes envies, petit à petit mes pulsions se sont évaporées comme de par magie.
♥ Je mange quand j’ai faim. Donc, quand mon ventre fait ses jolis petits cris : croui-croui (ouais comme un petit cochon). De ce fait, si je n’ai pas faim…. Beh je ne mange pas. Et du coup, je me rends compte que j’ai pas si souvent faim que ça, et surtout, que je peux tenir facilement quelques heures sans que mon ventre ne fasse ce son merveilleux.
♥ Je saute de plus en plus le petit déjeuner. En me levant je n’ai souvent pas faim (souvent parce que « trop » mangé la veille au soir), elle arrive seulement quelques heures plus tard, et selon que je suis proche ou non du repas du midi, je mange plus ou moins grand. Exemple de petit dej: une tartine au chocolat blanc, un biscuit petit Déjeuner, un fruit, un yaourt, un thé, une couque, une part de tarte,…
♥ Je ne mange quasi plus de collation. Puisque mon petit déj est décalé d’une heure ou deux, ça nous fait 10h, et comme j’aime aller manger à midi avec mes collègues, et bien voilà. L’après midi, j’ai parfois un petit creux, mais j’ai toujours un petit paquet de quelque chose dans mon tiroir (des cracottes salés Lu, des biscuits petit Dej, des nic nacs, des gauffres au chocolat,… tout ce qui se transporte facilement et en emballage individuel).
♥  Je ne mange plus « en prévision de ». Tu sais, ce qu’on se dit quand on a sport, où quand on sait qu’on aura une matinée longue. Tu te dis « je vais manger, parce qu’on sait jamais si j’ai faim ». Et bien quand tu te dis ça, en fait, tu es juste en train de manger quand tu n’as pas faim, ou au delà de ta faim. Et tu sais quoi ? En général, c’est dans ces moments là que ton corps stock. Alors voilà, je me munis toujours d’un petit paquet de quelque chose (dans mon sac ou dans mon tiroir). Mais je ne mange plus « au cas où ». Non. Si j’ai faim, je mange. Si je n’ai plus faim, je ne mange plus. Si je n’ai pas faim, je ne mange pas. Ya rien de plus facile.
♥ J’ai gardé ma vie sociale. J’ai souvent lu, qu’avec Zermati on était décalé par rapport à nos repas (puisqu’on ne commande pas notre faim). A vrai dire, je n’ai pas eu ce problème. Je mange aux même heures que tout le monde. Juste, si je mange quand je n’ai pas faim (ça arrive, par exemple lorsqu’on est invité quelque part), j’attends que la faim revienne la fois d’après, ou je mange moins.
♥ Je ne termine pas mon assiette… Et oui, parfois je heurte la sensibilité des gens… Mais si il y a bien un truc que j’ai compris, c’est que je ne veux plus être malade d’avoir trop mangé. Cela m’est arrivé plusieurs fois par le passé, manger, manger, et manger au point de finir la soirée aux toilettes ou carrément tomber dans les pommes (oui oui). Tout ça pour faire plaisir à la bienséance. Non, si je n’ai plus faim, je ne me rends plus malade, je ne force pas.
♥ On y arrive, la balance. Celle dont j’avais si peur. Je ne lui donne qu’un rendez vous mensuel. Elle souffre, mais moi pas. Même si, je dois encore me forcer à me dire « dans x jours tu pourras, tu t’es dit 1 pesée par mois, c’est largement suffisant ». Et en ce qui concerne les chiffres, j’ai perdu entre 1,5kg et 2kg. Mais ce n’est pas le but de ma démarche, puisque ma démarche est de me sevrer de mes pulsions, de mes mauvais comportements alimentaires, des régimes et de la balance. Je peux le dire : mission accomplie.
♥ Ca va être les fêtes de Noël. Je sais que je vais grossir. Je sais que je vais trop manger. J’essaye de m’y faire, de me dire que c’est normal, c’est pour tout le monde pareil, et que je dois faire confiance à mon corps et à ma faim. Que tout rentrera dans l’ordre naturellement. Du coup, je n’ai presque pas peur. Presque pas.
Au delà de tout ça, je suis assez fière de mes 2 mois de parcours, même si, pour le moment, je développe une intolérance à ce qu’on appelle les « régimeuses ». D’ailleurs je développe une intolérance tout court au mot régime. J’ai un gros travail à faire la dessus, parce que travaillant avec des filles ET bloguant, je peux te dire que j’entend ou je lis ce mots 132 fois par jour. J’ai envie de hurler qu’elles ont tort, que tu peux manger ce que tu veux. Mais je sais que c’est mon combat, et pas celui des autres. Tout ce que je peux faire, c’est partager ici mon expérience, et si je peux déjà aidé quelques une d’entre vous, je m’estime déjà heureuse. Je sais aussi que cela fait plus de 30 ans qu’on vit dans une société de régime, et que pour changer les mentalités, cela prendra énormément de temps. Mais ça…. C’est une autre histoire….
Sur ce, il est 10h45, j’ai un petit creux, je vais aller déguster un petit quelque chose.

♥ ♥ ♥

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Bien dans son corps

Et un jour j’ai découvert…. Le sport !

27 novembre 2013 by
Je n’ai. Jamais. Aimé. Le sport. … J’avais besoin d’écrire cette phrase de façon bien saccadé. Pour que tu comprennes, que non, je n’ai jamais aimé le sport. Mais quand je te dis jamais, c’est genre jamais. J’ai toujours trouvé 32 000 bonnes raisons pour ne pas faire de sport, et surtout, à chaque fois que j’ai tenté de m’y mettre, il m’est arrivé tout un tas de mini-drames. Si bien que j’ai développé une sorte d’allergie incurable et très rare envers le sport.
Tout à commencé je crois l’année de mes 12 ans. Comme chaque année, ma mère m’offrait un stage équestre pour l’été. Sauf que cette année, je passais chez « les grands » ce qui sous entendait non seulement les grands enfants, mais aussi les grands chevaux. Le deuxième jour de stage, j’ai fait une chute dont je me rappellerai toute ma vie. Je suis tombée à plat-dos, mes poumons faisant un espèce de gros « sprotch » rejetant tout l’air de ma cage thoracique en un grand « eeeeeuuh » interminable. Comme le dicton dit que si on ne remonte pas de suite sur un cheval, on ne remontera jamais, les profs m’ont forcé le jour même à remonter (sans passer par la case médecin). L’après midi du même jour, en sellant maladroitement un autre cheval, celui du box d’à côté m’a allègrement mordu l’épaule.
L’équitation et moi, c’en était fini.
L’année qui a suivie je suis rentrée en première humanité. Non seulement je me suis coltiné les commentaires des garçons du genre « cours boulette ça va te faire maigrir » mais en plus, de la prof de gym qu’on appelait le Tyran (ou quelque chose du genre). Son sport favoris ? Nous faire courir autour d’une ferme. Trajet de 3km. La première arrivante aurait 20/20, la dernière…. les derniers points.
Avant même que cela commence, la course à pied et moi, c’en était déjà fini.
Et puis, il y a eu les randonnées vélos avec mon père qui courait à côté. Ces randonnées où je suis tombée m’ouvrant le genoux à sang. Il y a eu les essais de cours de tennis, où je me déboîtait systématiquement l’épaule. Les cours de danse, qui finissait au café du coin, et non en salle. Adulte, j’ai essayé les salles de sport que l’on paye une fortune pour n’y aller que 3 fois. Les cours de step avec le prof amorphe et froid. Les cours de fitness avec les filles supers fines qui te regardent de travers, elles et leurs corps splendides. Il y a eu les essais en salles, sans jamais savoir se servir d’une autre machine que le rameur. Les cours de yoga avortés, et la zumba sur la Wii que j’ai vendu 1 an plus tard.  A cela, tu peux ajouter tous les autres petits désagréments comme la transpiration, la chaleur, les gens, le fait de se retrouver face au miroir, les lendemains de souffrance et les soirées d’hiver où tu veux juste rester chez toi.
Non, vraiment, j’avais tout un tas de bonnes raisons de détester le sport.
Cependant, même si le sport et moi on faisait 14 000, j’ai toujours été titillé par cette légende qui disait que « non mais franchement le sport, ça fait trop du bien quoi, ça dégage des endorphines c’est dingue ». Quoi tu veux dire au delà de la sueur et de la douleur avant, après et pendant l’effort ?
Je devais éclaircir ce mystère.
Aussi, cet été, les idées de Zermati se faisant, la culotte de cheval aidant, et avec la motivation légendaire du mois de septembre, ma meilleure amie et moi, on s’est décidé à y aller, au sport. De sortir nos vieux joggings et de trémousser notre graisse corps. Au premier cours, j’ai cru mourir. Mais quand je te dis mourir, c’est mourir. Je me suis dit que la prof, une brésilienne dynamique, allait littéralement nous tuer. Avec ces airs de petits sergent et son accent du soleil, je me suis dit qu’une fois de plus, l’aerobic et moi, ça n’allait pas faire long feu. Quand elle nous a demandé de faire la planche, je n’ai même pas réussi à soulever mon corps. J’étais dépitée et très gênée. Puis, comme nous étions deux, et qu’à deux on est toujours plus forts, je me suis dit, d’essayer au moins 10 cours. Autrement dit « 3 mois sur toute une vie c’est quoi ? »
Sans que je m’en rende compte, j’ai commencé à apprécier les séances. Le côté militaire du prof m’a doucement amusé. Les filles de la salle m’ont parues plus sympathiques, et surtout, surtout, la silhouette que je voyais dans le miroir commençait à changer. Lentement, j’ai pu la regarder, l’apprécier, être fière d’elle. Cette petite fille un peu boulotte qui devenait rouge comme une tomate au moindre effort, à commencer à s’affiner la taille et raffermir ses cuisses. J’ai commencé à savoir faire la planche quelques secondes, et ne plus avoir mal le lendemain des cours.
Le plus étonnant c’est produit aujourd’hui même. Car aujourd’hui, pour la première fois de ma vie, j’ai ressenti quelque chose à l’intérieur de mon corps. Je me suis assise en tailleur pour m’étirer et une pensée spontanée m’est apparue. Une voix à l’intérieur de moi à dit « je suis heureuse ». J’ai repris conscience et je me suis dit « Quoi ? Tu es heureuse ? Là ? Maintenant ? Dans une salle de sport ? » Et c’était le cas. C’est le cas. Pour la première fois de ma vie, j’aime le sport, et je comprends enfin cette légende de l’endorphine qui fait se sentir bien. Mais au delà de l’explication chimique, il y a surtout que je suis juste devenue fière de moi, de me surpasser,  sans me forcer et de voir mes efforts aboutir. Je suis fière d’enfin pouvoir me regarder dans le miroir et aimer ce que je vois, arriver à suivre les mouvements, m’en foutre du regard des autres et mieux encore, sourire comme une idiote quand j’entends la prof dire « allé, plou haut la jeunesse, c’est buon pour les piti fèss ». 
Oui. Je peux le dire maintenant. Ce n’était pas une légende. C’est vrai. Le sport fait du bien. Juste, une personne n’est pas l’autre, un corps n’est pas l’autre, et il faut s’écouter, y aller à son rythme. Parce qu’un matin, après tout les efforts, vient enfin le réconfort. Et ce réconfort là, c’est le plus beau, car il vient de soi même et du challenge qu’on vient de relever.

♥ ♥ ♥
Crédit photo : We heart it

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Bien dans son corps

Le dilemme de la balance

2 novembre 2013 by
Demain c’est le grand jour. C’est le jour de la fin de mon défi. 21 jours sans balance. Bien que je sois relativement contente de ne pas être montée sur cette balance pendant 21 jours, une certaine peur s’empare de moi. Parce que même si je suis pleine de bonne volonté, je ne suis pas encore guérie de ma manie des chiffres. J’ai peur de ce que je vais découvrir en montant dessus. Aurais-je maigris ? Aurais-je grossis ? Serais-je restée au même poids ? Que me dictera ma balance ? J’ai peur de perdre cette motivation qui m’anime, cette espèce de foi que j’ai en croyant durement en Zermati. Alors oui, certes, certaines pourraient me dire que je n’ai pas à remonter dessus. Que je peux la donner à une copine, la mettre à la cave ou la jeter par la fenêtre. Mais ce ne serait pas du jeux, ce serait choisir la facilité. Parce que c’est un challenge que j’ai avec moi même: me sevrer de mes chiffres, être en paix, quoi qu’elle me dira et non pas enfuir l’objet du délit dans le sable. N’être ni heureuse d’avoir perdu 284 grammes, ni malheureuse d’en avoir pris. Je dois rester zen et en paix face à elle. Elle doit rester un élément indicateur. Je dois pouvoir l’appréhender de façon rationnelle. Du coup, en lisant le blog de Pensée by Caro, je suis tombée sur cet article où Zermati lui demande comment elle réagirait si elle reprenait du poids. Est ce que sa vie changerait vraiment si elle était plus mince. Elle a fait une liste, de ce qui se passerait si elle reprenait ses kilos et une liste de ce qui se passerait si elle en perdait encore. Tentant d’être objective le plus possible, et surtout d’être vraie.
La veille de remonter sur ma balance, je me suis dit qu’il serait bon de faire une liste moi aussi, de ce qui pourrait bien m’arriver si ma balance me décevait demain matin, ou on contraire, si elle allait dans mon sens.
Si ma balance reste stable ou affiche un poids plus léger : 
♥ mon entourage, mon homme, mes amis, mes collègues et ma famille me verraient toujours de la même façon car ils m’aiment tous pour ce que je suis à l’intérieur
♥ je me sentirais mieux je crois, je garderais ma motivation, je continuerais à Zermater et à répandre la bonne parole
♥ j’aurais envie de faire un petit pas de danse et de m’admirer
♥ je sourirais
♥ j’écrirais surement un article pour te dire à quel point Zermati est merveilleux, te ventant les mérites de ma balance.
♥ j’irai bosser lundi normalement, mais avec un petit peu plus d’assurance
♥ je n’aurais pas peur de ne plus remonter dessus pendant de nouveaux 21 jours et continuerais ma quête avec la même « foi »
♥ je garderais ma garde robe
♥ j’aurais toujours le même visage, les même cheveux, la même allure
♥ personne ne me félicitera
♥ je serais un peu euphorique mais je sais que cela ne durera qu’un temps, parce qu’au final je sais que ce n’est pas ma balance qui me rend heureuse, c’est l’ensemble de ma vie.
Si ma balance ne reste pas stable et affiche un poids plus lourd :
♥ mon entourage, mon homme, mes amis, mes collègues et ma famille me verraient toujours de la même façon et m’aimerait toujours pour ce que je suis, même avec des centaines de grammes en plus. Pas sûre d’ailleurs qu’ils s’en rendraient compte.
♥ je me sentirais coupable, peut être un peu nulle, ayant le sentiment d’avoir loupé quelque chose, et je n’oserais pas débarquer ici en te disant que Zermati c’est trop de la balle
♥ je resterais un moment dessus, j’attendrais qu’elle s’éteigne pour remonter dessus et être sure
♥ je ne sais pas si je tiendrai 21 nouveaux jours sans monter dessus, je voudrais contrôler
♥ je ne ferais surement pas de régime, j’essaierais de continuer Zermati mais je me poserais beaucoup de question
♥ je serais un peu triste sur le moment même
♥ je garderais ma garde robe, ma coupe de cheveux et mon allure générale
♥ personne ne me blâmera
♥ je serais quand même fière d’avoir essayé autre chose
♥ je ne ferais pas machine arrière, le but étant de m’accepter telle que je suis, mais je ne saurais plus trop comment m’y prendre
♥ la journée continuera comme si de rien était.
♥ je me dirais que ce n’est pas à ma balance de me dire si je dois être heureuse et comment je dois manger, que la vie est belle et que mon pré-repas de Noël hier était super bon.
En faisant cette liste, un peu à chaud, je me rends compte, que remonter sur cette balance ne doit pas jouer sur mon humeur, ma motivation, mes buts. Que quoi que cette balance dira, je resterai Odile Sacoche. M aka Odile. Les gens me seront fidèles, et mon humeur changera peut être dans les heures qui suivent, mais reviendra à la normale. Comme un élastique Un boomerang. Je me rends compte que ma vie ne doit pas être dictée par cette balance, ce chiffre. Que ces 3 semaines m’ont permis de lâcher au moins une pression et que je dois continuer sur cette voie. Que ni mon corps, ni ma balance, ni un régime détermine ce que je suis, mais c’est bien un ensemble, un tout qui me constitue. Et ça…. C’est beau.
Pas vrai ?
♥ ♥ ♥
Crédit photo : We heart it

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