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Arrêter n’est pas échouer

4 décembre 2016 by
arrêter c'est commencer lâcher prise

Ma maman m’a toujours appris que si je commençais un livre, je devais le terminer. Et sa maman avant ça, ma grand mère, lui avait appris la même chose. Aussi, depuis des générations dans la famille Sacoche, on commençait un livre et on le terminait. Même si ce livre ne nous plaisait pas. Ce qui faisait toute la beauté de la chose, c’était ce sentiment de fierté, celui d’avoir persévéré dans une situation pas très confortable. Bien que je sois très reconnaissante envers ma maman de m’avoir transmis un certain courage pour terminer les choses que j’entreprenais, un jour, au détour d’une tonne de livres de développement personnel, je me suis rendue compte, que la vie était bien trop courte pour faire des choses ennuyantes. Que certes, parfois il fallait effectivement persévérer et s’armer d’un peu de patience, mais qu’on pouvait aussi décider d’arrêter. Et comme ça, un matin, dans le tram, j’ai arrêté de lire le livre que j’avais commencé et que je n’aimais pas du tout, me disant, qu’après tout, je ne faisais de mal à personne, et que, arrêter de lire ce livre, ne voulait pas dire « arrêter de lire tous les livres du monde » (et on sait combien notre littérature est large). En moi, j’avais créé un petit sentiment de rebelle. Odile Sacoche, celle qui s’arrêtait de lire.

Si j’utilise cette métaphore pour commencer mon article, c’est pour te dire que, dans une société où l’on nous fait culpabiliser pour à peu près tout et son contraire, j’ai appris que, arrêter, ne signifie pas, échouer. Personnellement, je trouve que dans certaines situations de la vie, il faut beaucoup de courage pour pouvoir se dire « stop, j’arrête ». J’arrête cette situation qui ne m’épanouit pas. J’arrête cette relation qui me fait du mal, j’arrête de répéter ce schéma dans ma vie, j’arrête ce boulot qui m’épuise, j’arrête cette discussion qui va tourner au vinaigre, j’arrête d’essayer d’aller contre ce que je ressens. Et dans chaque exemple que je viens de donner, le fait d’arrêter peut ouvrir la porte sur quelque chose de plus beau et de plus épanouissant. Ici, arrêter veut finalement dire commencer. Fermer une porte, pour en ouvrir une nouvelle. Arrêter un livre qui nous ennuie profondément, pour en commencer un bien plus chouette.

liberté commencer lâcher prise

Et comme ça, simplement, j’ai décidé d’arrêter.

Il y a un an et demi, j’avais ce grand rêve de devenir blogueuse pro. En chemin, je me suis perdue, et j’ai changé de route pour devenir infographiste freelance. Malheureuse dans mon travail à temps plein, j’en ai changé pour en trouver un plus calme au niveau des horaires, avec plus de jours de congés pour pouvoir me consacrer au blog à 100%. Pendant plus d’un an, j’ai travaillé tous les soirs après des journées de travail éreintantes, j’ai jonglé entre deux activités, j’ai lancé ma marque Sacoche, j’allais aux events 2 à 3 fois par semaine dans l’espoir de me faire connaitre, je ne me suis pas arrêtée une minute. La tête dans le guidon comme on dit. Jusqu’à cet été quand je suis partie en vacances. Des vacances de rêves que mon petit homme avait planifiées et organisées et dont je n’ai pas profité tellement je vivais avec cette culpabilité de devoir m’arrêter deux semaines. Et arriva ce qu’il devait arriver, je suis « tombée fatiguée ». Mais vraiment fatiguée. Avec juste plus aucune envie du tout. Ce livre que j’avais commencé m’ennuyait finalement à mourir. Et des « moi aussi je veux » ont commencé à se faire ressentir.

Moi aussi je veux profiter de mon dimanche en pyjama sous mon plaid. Moi aussi je veux profiter de mes vacances. Moi aussi je veux dormir tard le matin. Moi aussi je veux passer mes soirées à lire un bon bouquin. Moi aussi je veux vivre !

Au delà de ça, j’ai commencé à faire mes calculs financiers et je me suis rendue compte que cette « petite activité qui n’en était pas une » ne me rapportait pas « assez » comparé au temps que je lui consacrais. Et que finalement, mon moteur « je veux vivre mon rêve » s’était transformé en « je dois travailler pour payer mes cotisations et mon comptable ». Charmant.

Et puis surtout, surtout, il m’était arrivé quelque chose auquel je n’aurais jamais cru. Mais alors là jamais. Je pensais m’être trouvé un petit boulot temps plein « en attendant ». Un boulot « pépère » et chiant. Je pensais que j’allais détester ce job et qu’il allait encore plus me conforter dans l’idée qu’il fallait vivre pour soi et créer sa société. Mais le meilleur m’arriva. Et ce boulot que j’étais censée détester, je l’ai, plutôt bien aimé. Je suis tombée sur des gens formidables avec qui je ris et avec qui je me sens libre. Je me sens moi, je me sens bien et je me suis rendue compte que mon moteur, ce qui me faisait avancer dans la vie, c’était cette envie de liberté.

Je ne savais pas si je devais te raconter tout ça, comme je te le disais dans mon dernier article, je ne sais pas bien où Odile Sacoche va et où toute cette histoire me mènera. Je sais juste qu’aujourd’hui, je n’ai plus envie de continuer le livre de freelance et j’ai remis les clés de ma société. Je me rends compte que mon rêve à moi, c’est d’être libre, et de tout faire pour le rester. Cette fameuse chose dont on parle beaucoup, lâcher prise. Vivre au jour le jour. Carpe diem.

Ce que je voulais te transmettre avec cet article c’est que tu as le droit d’arrêter, et que, arrêter, ne veut pas dire échouer. Je n’ai pas le sentiment d’avoir échouer. Que du contraire. J’ai pris une situation en main. Je vivais un « enfer » dans mon ancien boulot et j’ai donné tout ce que j’avais pour en sortir. J’ai construit des choses, je me suis donnée du mal. Ça n’a pas marché. Les résultats n’étaient pas à la hauteur de mes espérances. Mais en chemin la vie m’a donnée d’autres belles surprises, qui m’ont menée sur d’autres routes, et ont ouvert d’autres envies. Peut-être, oui, peut-être, que je n’ai pas l’âme d’un indépendant. Et peut-être, oui, peut-être que je procrastine. Et ça me va très bien. On a le droit de se reposer. Oui dans la vie il faut parfois se battre, mais on peut aussi très bien se dire : « Ok maintenant, j’arrête« . Point. Comme ce grand champion de Formule 1, Nico Rosberg, qui a annoncé ce dimanche après sa plus grande victoire, qu’il arrêtait.

Arrêter ne veut pas dire échouer. Arrêter c’est commencer. Arrêter c’est découvrir. Même si on ne sait pas tout de suite quoi. Le temps, cet ami qui nous veut du bien, nous le dira bien assez vite.

♥ ♥ ♥

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Interview de Belge une fois

18 octobre 2016 by
entrepreneuriat belge marque bruxelles

J’ai découvert cette marque sur Instagram je pense, et son succès ne m’a pas échappée. Aussi, j’avais envie de partager avec toi l’aventure de Natacha et Arthur, le jeune couple qui se cache derrière la marque Belge une fois. Un concept store d’une part, une marque de vêtement et d’accessoires de l’autre. Mais surtout, surtout, un vrai coup de cœur et un parcours « belge » super motivant. Je me suis donc rendue à la boutique située à la Rue Haute près du Sablon (dans le centre de Bruxelles) et j’ai rencontré Natacha avec qui j’ai joué au petit reporter.

Bonjour Natacha, pourrais-tu te présenter, présenter la marque et votre concept store « Belge une fois » ?

Bonjour, je suis Natacha, j’ai 27 ans et avec Arthur mon compagnon nous avons créé la marque « Belge une fois » en avril 2015. Une marque de textile et d’accessoires (badge, magnet,…) et deux concept stores à Bruxelles où l’on retrouve aussi bien des objets de déco chinés, que des produits de créateurs belges (qui sont d’ailleurs devenus des amis). L’idée du concept store est venue après avoir fait un pop up store « belge » : ça avait vraiment bien fonctionné et les gens étaient un peu tristounets que cela se termine. On a donc fait le pari fou avec Arthur de prendre un bail locatif, et suite à une campagne de crowdfunding, nous avons créé notre premier concept store en novembre 2015. On a aussi créé un petit bar, dans le concept store, le « Chill & Food » où l’on peut consommer des produits locaux belges tout en faisant son shopping. On organise aussi des concerts et des évènements. L’idée c’était vraiment de promouvoir le « made in Belgium », les créateurs belges, la musique belge et de le faire, avec le coeur.

concept store sablon bruxelles

Quel a été votre parcours professionnel avant de créer la marque «  Belge une fois » ?

Moi j’étais graphiste et Arthur était constructeur de décor pour la publicité et le cinéma. Très vite Arthur a commencé a bosser avec moi sur mes graphismes et moi avec lui sur les tournages. A cette époque je faisais des bijoux et je faisais beaucoup de petits marchés. J’ai commencé à faire les badges Belge une fois et il y avait beaucoup de demande, donc au final mon stand devenait de plus en plus « Belge une fois ». Voyant le succès, on s’est dit qu’on allait arrêter nos activités pour se lancer à fond dans la conception de la marque.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous lancer à fond dans ce projet ? Avez-vous suivi la vague  ou étiez vous poussé par une envie de liberté ?

On a toujours eu envie de travailler ensemble. Et puis un jour, après une dispute, j’ai créé le poster « Belgicisme une fois » que j’ai mis sur un marché. Quelqu’un a pris une photo et on a retracé plus de 100.000 partages sur Facebook et les réseaux sociaux. Mes amies m’ont prévenue du buzz créé autour de cette affiche. Arthur m’a même dit à la boutade : « On devrait se disputer plus souvent, ton poster est génial ! » Du coup, tout est parti de cette idée, que j’avais fait un soir pour me défouler, que j’avais fait pour moi, pour affirmer ma fierté d’être belge tout en humour. Donc tout est parti d’un besoin personnelle en fait : créer quelque chose que je ne trouvais pas sur le marché. On voulait affirmer notre belgitude avec des messages simples, fins et drôles. Après, on est tous les deux fils / fille d’indépendant, donc on a grandit dans cette idée de liberté, d’être son propre patron, de choisir ses horaires, etc. Même si au final, on travaille plus que lorsqu’on était employé.

belgicisme une fois

Est-ce que vos produits sont aussi « Made in Belgium » ?

Nous faisons nous-mêmes les badges, les magnets et les petits accessoires, ici, derrière le comptoir. Découpé à l’ancienne, avec amour. Tous les textiles sont sérigraphiés à Bruxelles. Par contre le textile est fabriqué et cousu au Bangladesh mais de manière fairtrade. Éthiquement tout est correct et le coton est même bio. Malheureusement, il devient de plus en plus difficile de travailler le textile en Belgique, surtout si on veut proposer un prix abordable. Le produit fini est importé du Bangladesh mais tout est dessiné ici en Belgique, et imprimé à Laeken chez un petit imprimeur qui fait ça dans sa maison. On essaye d’être au plus proche de notre mentalité, et si possible faire travailler des gens d’ici, en faisant tourner l’économie locale tout en proposant un produit que tout le monde peut s’acheter.

Graphiste, blogueur, concept store, comment vous répartissez vous tout le travail ? Est-ce qu’en temps que graphiste, vous travaillez encore pour d’autre clients ?

On a eu la chance de pouvoir vite engager une employée à mi-temps qui s’occupe des commandes sur l’eshop, mais aussi du concept store au Sablon. Je m’occupe de la communication (blog, mail, réseau sociaux,… ), du graphisme et de la compta. Arthur s’occupe pas mal de la construction (l’aménagement des magasins) et il m’aide aussi un peu avec le graphisme. On est assez complémentaire et tout le monde a un peu trouvé sa spécialité. On communique et on avance ensemble. Mais, oui, on a encore quelques contrats avec d’autres sociétés en tant que freelance, assez ponctuellement, si on a le temps (ce qui devient de plus en plus difficile). On fait encore parfois des évènements en tant que photographe, on participe à la vie de blogueur. C’est chouette, on a plein de casquettes !

boutique belge bruxelles

Comment se déroule une journée type chez « Belge une fois » ?

Il n’y en a pas vraiment. Toutes les journées sont différentes, surtout car tout a été si vite entre le pop up, la création du concept store, la marque,… On fait vraiment de tout et on n’a pas le temps de se poser. Mais s’il faut s’enfermer une semaine à la mer pour réfléchir à ce qu’on va faire, on le fera. En général, tout se fait un peu au feeling.

Est-ce que votre présence sur les médias sociaux (blog, Instagram, Twitter, Facebook,…) vous semble indispensable pour faire connaitre votre marque ? Comment gérer vous votre image sur ces médias ?

On est très actif. Le blog nous prend beaucoup de temps aussi. On a voulu tout de suite montrer que nous étions deux personnes normales : Natacha et Arthur, deux petits jeunes qui ont voulu lancer leur truc. On veut que les gens se rendent compte que s’ils achètent au concept store « Belge une fois », ils vont aussi faire tourner l’économie locale et encourager plein de créateurs belges. Ici, tout est « unique ». C’est ça qu’on veut montrer, qu’on est humain. Pour moi, c’est primordial, le côté accessible et humain.

Selon vous, quels sont les avantages et les inconvénients d’être entrepreneur ?

Quand tu es employé, et que tu travailles de 9 à 17h, à 17h ta journée est finie. Ce n’est pas le cas quand on est entrepreneur. Les journées ne se terminent jamais vraiment, surtout avec le blog par exemple (on va aux events, on répond aux mails, etc.). Les journées sont longues et financièrement, on ne s’y retrouve pas toujours comparé au temps investi. C’est un peu le hic.

Par contre, ce qui est génial c’est que quand tu reçois un compliment, il est pour toi et pas pour ton patron. C’est très valorisant. On fait les choses à son image, comme on veut, comme on aime. Si je veux tout changer, je change tout. On a énormément de liberté. Lorsqu’un média nous contacte, qu’on se fait interviewer, c’est juste incroyable. Si un jour on m’avait dit qu’on serait dans le Elle Belgique, ou qu’on ferait des chroniques sur la radio Pure FM, je ne l’aurais pas cru. C’est le côté magique d’être indépendant : il y a des opportunités qui se font auxquels on n’aurait pas pensé. Voir notre entourage fier de nous, c’est aussi super beau. Cette valorisation est vraiment motivante.

Auriez-vous des conseils à donner à quelqu’un qui veut se lancer dans la création d’entreprise mais aussi dans la création de sa marque de produits déclinés ?

Ce que je dis toujours c’est qu’il faut y croire soi-même. Il faut aller jusqu’au bout, même si c’est dure. Rome ne s’est pas fait en un jour. Créer sa boite ça demande beaucoup de temps et d’investissement personnel. Notre force c’est d’être deux, on s’encourage pour ne rien lâcher et tout donner. J’admire ceux qui font ça tout seul. Ensuite, il faut vraiment être convaincu de son idée et s’entourer au mieux. Toujours bien écouter, même les conseils négatifs pour avoir le recul nécessaire. Ne lâchez rien ! Même si la marque a été créé l’année dernière, ça faisait 3 ans que je faisais des marchés. Il y a des jours où je ne gagnais que 25€ et où le marché me coûtait plus cher que ce que je vendais. Ça semblait fou, et on bossait énormément mais tout ça nous a formé. Rien n’est jamais acquis. Prenez votre temps et pensez bien au projet (plan financier, bon comptable, etc.).

bodies bébé belge marque

Un dernier mot à ajouter ?

Si vous avez une idée, faites-le le plus tôt possible. Quand on est jeune, on a la vie devant soi (surtout si on n’a pas d’enfant). Il n’y a pas d’âge pour lancer son projet. On me disait : « Et quoi, tu vas gagner ta vie en vendant des badges ?« . Et bien oui ! Il n’y a pas d’âge et surtout, il n’y a pas de budget à avoir ! Vous pouvez tout lancer sans argent, je le dis haut et fort : avec un minimum on peut faire beaucoup. Tu fais un pull, tu le vends, t’en achète deux, et ainsi de suite. On a fait tout ça sans argent, petit à petit. Pour un créateur, avec une base de 1000€ (ce qui n’est pas énorme dans l’entrepreneuriat), avec les systèmes de couveuses d’entreprises, les microcrédits, on peut aller super loin ! Au début par exemple, je louais la machine à badge. Il y a plein de systèmes actuellement qui nous permettent de tester son activité, sans devoir investir 10.000€. Il y a plein de solutions qui s’offrent à vous.

Persévérez, persévérez et… Persévérez !

t shirt belge une fois marque bruxelles

♥ ♥ ♥

Belge Une Fois c’est un blog, un eshop mais aussi un concept store au 89 de la Rue Haute au Sablon, et derrière la Grand Place dans le centre ville de Bruxelles

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Freelance ♥ Où j’en suis ? Bilan de 10 mois

5 mai 2016 by
blog belge lifestyle freelance illustration

Comme tu as pu le comprendre dans mon dernier article où j’entrais dans la lumière, ma situation professionnelle a quelque peu changé. Je me suis dit que ce serait bien que je t’en parle car mon quotidien est complètement bouleversé en ce moment et un petit « refresh » de mon statut de freelance me semblait bien d’actualité. Pour commencer, allons droit au but : OUI, j’ai démissionné, NON, je ne me suis pas installée comme freelance à temps plein. Cette précision me semblait vraiment utile à faire. « Mais ? Si tu as démissionné c’est pour faire quoi alors ? » C’est là que tous ces changements prennent tout leur sens…

Comme tu le sais (et si tu ne le sais pas), je suis styliste depuis 10 ans maintenant. Enfin je suis… J’étais. Car oui, j’ai décidé de mettre « cette activité » entre parenthèse pour une période indéterminée. Pour t’expliquer ce choix, il est bon de revenir en arrière. À l’année de mes 14 ans, quand j’ai pris conscience que ce que je voulais faire dans la vie, c’était dessiner. À cette époque, ma soeur avait un ami illustrateur qui m’a dit mot pour mot : « Ne fais surtout pas l’illustration« . Parce qu’il ne vivait malheureusement pas de ce statut et que c’était très difficile d’en sortir financièrement. Qu’il n’y avait aucun débouché (les fameux). Je me rappelle à quel point ce qu’il m’avait dit m’avait refroidie. Du coup, je me suis dirigée vers le stylisme. Pour la mode ? Un peu. Pour le dessin ? Surtout ! Sauf que. Sur le terrain, du moins de mes 10 années d’expérience, cela ne se passe pas vraiment comme on le croit. On pense que la vie de styliste c’est strass, paillettes et défilés, mais pas du tout. J’ai travaillé dans l’importation textile pendant ces 10 dernières années, et j’en garde pour le moment un souvenir un peu triste. Oui j’aime terriblement ce métier, mais pas du tout l’atmosphère qui y règne. Il faut travailler beaucoup, tout donner, mais surtout, tout donner aux autres et tout recommencer 75 fois (souvent pour des raisons budgétaires). Oui je créais. Mais je ne créais pas ce que je voulais, ni comme je le voulais. Je répondais aux demandes, aux clients, aux chiffres. Ah ces fameux chiffres qui ont l’art de nous bousiller la vie. Outre tout ça, le blog, comme tu le sais, a pris de plus en plus d’importance, et mon boulot de journée ne me laissait pas le temps, ni l’occasion de m’impliquer dans ma passion. Car comme je te le disais, je devais pouvoir tout donner avant, pendant, après. Incomprise, j’ai vite eu le rôle de la fonctionnaire de base qui voulait rentrer à l’heure à la maison. Dans le fond, je sais pourquoi je voulais rentrer. Toi aussi…

En réfléchissant à tout ça, au fait que je me sois retrouvée à plusieurs reprises, dans plusieurs boites, sur des managers en mal de management, j’ai doucement commencé à comprendre que je n’avais pas la personnalité qui « fittait » à une entreprise. Du moins, pas aux entreprises de la mode. À cet univers féminin en mal d’égo, qui veut assoir son pouvoir… Tu penses paillettes, je pense Meryl Streep dans le Diable s’habille en Prada. Tout est question de perception.

illustration nuage blog belge

Alors je me suis dit : « Odile, que veux-tu faire de ta vie ? » Ce à quoi j’ai auto-répondu : « Je veux construire mes rêves, et travailler pour ou avec quelqu’un qui me laissera faire« . C’est comme ça que j’ai pensé à démissionner. Mais surtout à me réorienter professionnellement. Outre le fait que je n’étais pas épanouie dans ma fonction, j’avais aussi vécu une faillite (dont je te parlais ici). Le milieu de la mode belge ne va pas très fort, la concurrence est rude, les employeurs ne courent pas les rues. J’ai pensé qu’à 40 ans je serais juste « out » et plus personne ne voudra d’une vieille styliste aigrie. Et qu’en plus, à 40 ans, comment justifier une carrière de 20 ans dans la mode et tenter de changer de métier car les Primarks auront bouffé tout le monde ? Aujourd’hui j’ai 30 ans tout juste passé, je suis jeune, dynamique, pétillante aux dires de certains, c’était LE moment M pour changer de voie. Et puis, mes rêves d’ado de 14 ans n’avaient-ils pas mués en quelque chose de plus grand et de plus fort à l’aube de mes 32 ans ?

J’ai donc démissionné. J’ai pris mes clics et mes clacs, comme on dit, et je suis partie. Pour un avenir que j’espérais meilleur.

Aujourd’hui je m’occupe d’un service client, par mail et sur les réseaux sociaux. Je ne peux que dire merci à Odile Sacoche qui m’a accompagnée jusque dans mes entretiens. Elle était fière d’être là, et de pouvoir enfin s’affirmer. Elle m’a ouvert la voie. Les réseaux sociaux ? Oui elle sait le faire ! Écrire ? Ça aussi elle sait. Faites-lui confiance, moi Odile Sacoche je me porte garante pour la gamine. Et ils ont décidé de me faire confiance. Depuis 2 semaines je gère des mails et des insatisfactions. Si cela me dérange ? Pas du tout. Si ça me change de mon quotidien créatif ? C’est effrayant comme oui. Je ne m’attendais pas à un tel choc « culturel ». Mais si je suis contente ? Oui aussi.

J’ai lu que Guy de Maupassant a trouvé l’inspiration de ces livres dans son quotidien de fonctionnaire car le soir quand il rentrait, c’était la place à ses projets. À sa créativité. Et pour moi, elle est bien là, encore plus forte que jamais, car elle est là à 100% pour moi. Pas tirée, usée jusqu’à la corde, pressée comme un citron. Pas pour gérer d’autres clients, d’autres acheteurs, d’autres demandes, d’autres changements, encore et encore et encore. Comme une vache à lait. Non, je bosse désormais sur mes projets. À moi. Rien qu’à moi. Avec mes couleurs. Mes inspirations. Ma façon de dessiner. C’est con à dire mais je me redécouvre. Je ne me savais pas à dessiner des poules de luxe. Je ne me savais pas à créer des bannières. Qui moi ? J’ai tout ça dans le ventre et dans la tête ? Je sais faire des vidéos aussi ? Et mener des séances photos ? C’est complètement dingue ! Mais qui étais-tu avant ?

illustration odile sacoche

Alors voilà. Tu sais tout. Je suis complètement bousculée dans ma zone de confort de 8h à 17h la journée. Et je me redécouvre le soir. Je crée. Je dessine. Fini les secrets. Fini la culpabilité de quitter le boulot à 17h. Même si cette fameuse zone de confort est mise à rude épreuve, et que je dois encore plus organiser mon temps, j’ai confiance. Et ça, comme j’aime à le dire, c’est beau ! Mes projets je peux les construire à mon rythme, et j’ai confiance qu’ils aboutiront. Et c’est bien ce que je te répète toujours : personne ne te demande de tout quitter du jour au lendemain. Il y en a pour qui ça marche comme ça, et d’autre pour qui il faut du temps. Le principal c’est de le faire. Voir grand, avancer petit.

Je ne regrette pas une minute les choix faits cette dernière année. Je ne suis pas encore milliardaire (puisque c’est souvent la question qui est sur toutes les lèvres) mais je suis suffisamment riche que pour pouvoir enfin me racheter du matériel de pro. Je ne peux pas tout quitter demain pour être à 100% blogueuse-créatrice-infographiste-illustratrice, mais ça n’a pas d’importance. Je m’envole. Je me dis que je le fais, et c’est ça qui est merveilleux. Je sais que j’y arriverai. Tôt ou tard. Comme je te le dis toujours, vis tes rêves ! Peu importe comment. Juste, fais-le. C’est ça qui compte. Définitivement.

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Entrepreneuriat ♥ Interview de Admin Solutions

4 février 2016 by

Dans la lignée de mes articles « le quotidien d’une freelance » j’avais envie aujourd’hui de te présenter Admin Solutions avec lesquels je travaille et qui gère ma paperasse en tant que freelance. Mais, ils ne font pas que ça. Admin Solutions c’est aussi une société de coaching de petites et moyennes entreprises. Puisque je travaille avec eux depuis 6 mois, et que je trouve qu’ils font un boulot formidable, j’avais vraiment envie de te les faire connaitre. Si tu es Belge, que tu veux te lancer dans le bain de l’entrepreneuriat et que tu ne sais pas du tout par où commencer, c’est certain que cette société t’aidera. Mon contact là-bas n’est autre qu’Agnès, qui a fondé l’entreprise. Une personne adorable, pleine de rêves, avec la main sur le cœur. Je vais la voir une fois par mois pour lui rendre tous mes documents, et elle m’encourage à aller de l’avant. Chaque fois que je sors d’un rendez-vous avec Agnès, je me sens reboostée pour continuer. Cette femme m’inspire beaucoup et c’est aussi pour ça que je voulais l’interviewer aujourd’hui, car elle a plein de jolies choses à raconter.

Bonjour Agnès, pouvez-vous vous présenter et présenter Admin Solutions.

Je m’appelle Agnès et je représente Admin Solutions. C’est une société que j’ai créée en pensant aux petites et moyennes entreprises pour leurs éviter de tomber dans des difficultés comme l’administration, les marches à suivre ou les clients à trouver. En parlant avec les entrepreneurs je me suis rendue compte qu’ils avaient besoin de beaucoup de conseils (administratif surtout) et j’ai remarqué qu’ils n’avaient souvent pas le temps de s’occuper de tout ça. Via Admin Solutions j’ai aussi créé un réseau entre client : j’essaye de les mettre en contact s’ils ont besoin des services les uns des autres. Au-delà de ça, je fais aussi des audits dans les sociétés pour tout ce qui concerne l’ambiance au travail.

Pouvez-vous nous expliquer un peu votre parcours professionnel avant de vous être lancée dans la conception d’Admin Solutions ?

Je suis d’origine polonaise, j’ai fait des études d’économie et j’ai commencé comme consultante entre les pays de l’Est et les pays Centraux. Après ça je suis partie en Belgique pour faire des études de psychologie que j’ai entrepris par passion : j’avais envie de comprendre « mon adversaire ». Je suis ensuite partie travailler en Suisse et après quelques temps, je suis revenue en Belgique que j’aimais tant, pour y fonder Admin Solutions. Lors de mon parcours professionnel, j’ai rencontré beaucoup d’entrepreneurs qui rencontraient pas mal de difficultés et j’avais envie de les aider. Je me suis rendue compte qu’il y avait beaucoup de grosses sociétés qui faisaient du conseil pour les petites et moyennes PME mais ils ne se mettaient jamais vraiment à leur place. J’avais envie de pouvoir conseiller mais de manière plus suivie, plus personnelle.

À qui s’adresse votre société ? Quelles sont les démarches que vous entreprenez avec vos clients et quels sont les services que vous proposez ?

Admin Solutions s’adresse aux indépendants, mais aussi aux petites et moyennes entreprises. Au départ, avec Admin Solutions je voulais conseiller les entrepreneurs dans tout ce qui était création d’entreprise et choix des partenaires, mais au fur et à mesure, je me suis entourée de spécialistes (assurance, fiscalité, droit, …) pour pouvoir offrir une plus large gamme de conseils. Les entrepreneurs viennent chez nous, ils nous expliquent leur problème, on l’analyse et de là, soit on règle ça nous même, soit on le dirige vers un de nos partenaires qui est spécialisé dans ce domaine. Ce qui est pratique pour l’entrepreneur finalement, c’est qu’il ne doit venir qu’à un seul endroit : il vient, il nous explique et nous on cherche la solution. Nous guidons aussi les étrangers qui arrivent en Belgique et qui se retrouvent perdus dans les démarches professionnelles à entreprendre.

Comment se passe le suivi d’un client ?

Cela dépend toujours des problèmes qu’on nous expose. Disons que l’entrepreneur a un problème juridique ou administratif, on prend tous ses documents, on analyse et on dirige vers nos partenaires. De là on peut soit l’accompagner (par exemple chez l’avocat), soit il se débrouille avec nos infos. S’il choisit la deuxième option, on prend quand même contact avec notre partenaire à la fin du processus pour être sûr que tout s’est bien passé et puis on rappelle notre client pour voir s’il est content du service. C’est très important pour nous de proposer des partenaires qui ne sont pas trop chers (finalement nous sommes tous entrepreneurs) mais qui propose aussi un bon service. Dans tous les cas, on essaye toujours de constituer un dossier, pour être sûr que le problème de notre client ne soit pas un cas récurrent et qu’ils ne doivent plus revenir pour ça.

Lunette Michael Kors, cahier, stylo

Quels sont les étapes les plus importantes pour créer sa société ou avoir le statut d’entrepreneur ?

Pour moi d’abord il faut vouloir. Parce que je vois beaucoup de personnes qui aimerait bien devenir entrepreneur, mais qui n’ont pas vraiment réfléchis à ce que cela implique, et qui ne se sont pas demandé : « Est ce que c’est ça que je veux vraiment faire ? » Il faut bien se demander « est-ce que je suis capable (psychologiquement) de faire ça ? » mais surtout « est-ce que j’ai les moyens (financiers) de le faire ? ». On vit malheureusement dans une société en crise et c’est vrai qu’être entrepreneur c’est quelque chose de magnifique, pour rien au monde je ne changerais ça, mais il faut vraiment bien réfléchir à nos finances. Il faut bien se demander « si je ne gagne pas d’argent pendant quelques mois, est-ce que je peux encore gérer mes factures ? » Je vois souvent des entrepreneurs qui se disent que ça ira, mais ils n’ont pas mis assez de côté pour pouvoir subvenir à leur besoin pendant minimum un an. Face à une difficulté financière, on se dit que ça va aller, on ne paye pas une facture, et puis le problème devient de plus en plus grand, et si on n’a pas mis un peu d’argent de côté au préalable, ça devient vraiment difficile. Avant de se mettre indépendant il faut donc surtout, bien calculer ses revenus quitte à faire un mini-plan financier.

Quel est selon vous l’erreur numéro un que les entrepreneurs font ?

Mal s’entourer et mal se renseigner. Je conseille vraiment de faire un plan financier avant de se lancer parce que du reste, quand on fait ce qu’on aime, qu’on le fait avec plaisir, on avance 2 fois plus vite.

Quels sont les avantages d’avoir créé votre société / ou de créer une société ?

La liberté et la satisfaction de pouvoir aider les autres et ce, même si on travaille beaucoup (parfois plus de 15h par jour). Aider les autres me porte beaucoup, c’est essentiel à ma vie. Il nous arrive à tous de nous tromper, mais essayer d’aider et puis voir après la réussite de la personne qu’on a accompagnée, c’est magique. Je me souviens d’un entrepreneur qui est arrivé un jour en panique, en pleurant, il voulait tout arrêter. On s’est assis quelques heures avec lui, on a tout bien regardé et on s’est rendu compte que son projet tenait la route. Un an plus tard, ils revenaient heureux comme jamais à ne plus vouloir faire marche arrière. Quelle belle satisfaction de vivre ça !

Et vous vous sentez tout de même libre même si vous travaillez parfois plus de 15h par jour ?

Oh oui ! Même si on dit parfois que la liberté coûte cher, je sais que si un jour je ne me sens pas capable d’aller travailler, ou que je dois partir pour une raison ou une autre,  et bien je peux le faire. Je peux partir une journée et mettre les bouchées doubles le lendemain s’il le faut.

Quels sont alors les inconvénients d’être entrepreneur ?

Mmmhhh… Dans un premier temps, comme ça je ne vois pas… Je ne dirais pas qu’il y a des inconvénients, mais plutôt des difficultés. Surtout des difficultés à se faire payer. Parfois on veut un peu trop donner, on voudrait pouvoir donner plus sans regarder ses prix, mais malheureusement derrière il y a des charges et des coûts qu’il faut bien suivre. Aujourd’hui, 80% des entrepreneurs ont des difficultés à se faire payer. En général ce qui se passe c’est qu’un entrepreneur ne paye pas le premier, qui donc ne pourra pas payer le deuxième et ainsi de suite. On rentre alors dans un cercle vicieux où personne ne paye personne. Si on se retrouve dans une situation où notre client ne veut pas payer, il faut savoir se faire respecter. Même si le client a des difficultés financières, on peut alors lui dire « je comprends, c’est difficile pour tout le monde, mais payez moi au moins un petit peu, faites un geste ». Ça permettra alors de débloquer un peu la situation. Se faire respecter quand il s’agit de se faire payer c’est vraiment important.

Selon vous, en moyenne, combien de temps faut-il à un entrepreneur pour trouver un rythme de croisière et vivre correctement de son projet ?

Tous les projets sont très différents. Il y a des entrepreneurs qui viennent chez nous et leur projet fonctionne tout de suite, et d’autres pour qui ça met plus de temps. Avant on disait qu’il fallait au moins un an avant de voir un résultat, mais aujourd’hui je pense qu’un an ce n’est pas suffisant (parce que le marché est quand même difficile). Quoi qu’il en soit il faut s’accrocher et se donner à 100%.

Quels sont les conseils que vous pourriez donner à quelqu’un qui a envie de se lancer dans la création d’entreprise ?

D’abord courage ! Regardez bien votre projet, calculez bien. Il faut bien réfléchir, bien se renseigner (pas à une seule personne mais à plusieurs personnes). Il y a beaucoup d’éléments à prendre en compte (cotisations, assurances,…) : n’hésitez pas à demander autour de vous pour comparez les offres et les possibilités.

A propos d’Admin Solutions : quels sont vos rêves et vos envies futures à travers ce projet ?

Je voudrais grandir, comme tout le monde mais je voudrais bien trouver des collaborateurs avec la même vision que moi. L’argent c’est important c’est sûr, mais je voudrais faire comprendre aux grands de ce monde, que les petites entreprises sont aussi importantes. D’une certaine façon elles aussi nous font vivre ! Il ne faut pas laisser tomber les petites et moyennes entreprises. Il faut les encourager, les aider.

Voulez-vous ajouter autre chose ?

Je voudrais dire à tous les entrepreneurs que c’est vrai, il y a beaucoup de difficultés, mais il y a aussi beaucoup de plaisir. Alors tenez bon. Courage, les efforts vont payer, continuez.

Merci à Agnès d’Admin Solutions d’avoir répondu à mes questions. J’ai adoré faire cette interview et j’espère qu’elle t’aura redonné autant de peps qu’elle m’en a donné à moi. N’oublie pas « si tu ne construis pas tes rêves, quelqu’un va un jour te payer pour construire les siens ».

♥ ♥ ♥

Article en collaboration avec Admin Solutions

 

7 commentaires

Vie Professionnelle

Blogueuse Pro [03] ♥ Voir grand, avancer petit.

29 octobre 2015 by
blogueur pro freelance monétiser blog

Cela fait un moment que je n’ai pas partagé avec toi mon avancée en tant que « blogueuse pro ». J’avoue que plus j’utilise ce terme plus il me fait rire puisque finalement mon envie à moi, c’est simplement d’être indépendante. Mais j’apprends à affectionner ce « blogueuse pro« . Il sonne un peu comme une promesse. La promesse qu’un jour, je vivrai de mes écrits, de mes graphismes, de ma passion depuis désormais 4 ans : le web. Et finalement, où j’en suis dans ce projet ? Cela fait maintenant 4 mois que j’ai pris mon statut d’indépendant complémentaire et d’une certaine façon, je trouve que j’ai bien avancé.

Tout d’abord, là où j’ai le plus cheminé c’est au niveau de mes certitudes. Quand je me suis lancée dans cette aventure, je ne savais pas très bien où j’allais. Je n’étais pas très sûre de ma décision : j’avais juste une petite voix qui me disait de le faire. J’avais simplement pris la décision de suivre cette voix et d’avancer à tâtons. J’ai eu un gros moment de doute en revenant de vacances (je t’en ai fait un peu part dans un de mes derniers articles), mais j’ai quand même continué en me disant qu’une étape, aussi petite soit-elle, était toujours une avancée. Et puis j’ai reçu un mail un jour un peu par hasard (mais au risque de me répéter, nous savons bien qu’il n’existe aucun hasard) : une pub pour participer à un week-end entrepreneur. J’ai immédiatement accepté et ça a été la meilleure décision mais surtout la plus belle expérience professionnelle qu’il m’ait été donnée de vivre.

Mind mapping star wars fluo

Un week-end entrepreneur c’est quoi ?

C’est un week end où un certain nombre de participants se réunit pour monter un projet personnel. Pendant deux jours et demi (du vendredi 18 h au dimanche 20 h, c’est assez éprouvant) on assiste à des conférences, des ateliers ou du coaching pour nous apprendre les bases du métier d’entrepreneur. C’est une expérience super riche tant au niveau des rencontres que l’on y fait, que des choses que l’on apprend. Le week-end est animé par d’autres entrepreneurs, mais aussi des banquiers ou des avocats, qui nous racontent leur parcours, nous apprennent comment monter son projet, faire un budget, un business modèle et puis cerise sur le gâteau, nous coach. Pendant deux jours et demi, on se creuse les méninges et c’est une expérience que je recommande à tous ceux qui veulent se lancer parce qu’on apprend énormément de choses, mais surtout on se pose les bonnes questions, sans fioriture. C’est en faisant l’exercice du mind mapping que j’en ai appris le plus sur toutes les choses que je voulais faire, mais surtout j’ai débloqué des idées jusqu’alors insoupçonnée. Et je peux te dire que bon sang, il y en avait qui n’attendait que ça qu’on s’y intéresse ! Mais surtout, j’ai rencontré des gens formidables. Des gens qui sans me connaitre ont tout de suite cru en moi ou en mon projet. Des gens qui se battent comme moi et qui me donnent l’envie d’avancer. De ne rien lâcher. Et ce que j’ai compris c’est que ce monde-là, le monde de l’entrepreneuriat, de l’indépendance, il était fait pour moi. Pour la première fois depuis longtemps j’étais au bon endroit, au bon moment, avec les bonnes personnes.

Si tu ne construis pas ton rêve, un jour, quelqu’un va t’embaucher pour construire le sien. Tony Gaskin

Comme je te le disais, je me suis mise à débloquer des idées et surtout un milliard de projet sur lesquels j’ai envie de bosser. Quand j’ai commencé ma série d’articles sur ma vie de « blogueuse pro » je t’avais d’ailleurs dit que j’étais sur un autre projet « top secret ». Je bosse toujours dessus, avec 2 copines, mais je ne peux toujours pas t’en dire plus car nous sommes dans l’élaboration. Nous sommes deux à travailler encore à temps plein et donc nous libérons difficilement du temps pour bosser sur notre bébé. Normalement au printemps prochain, tu devrais pouvoir le voir apparaitre ici. Entre temps j’ai eu d’autres propositions d’association professionnelle, mais concrètement je ne me suis pas encore lancée. Cette dernière semaine j’ai consacré mon temps à envoyer des mails, prendre contact, ouvrir mon réseau.

Parce que oui, quand on veut entreprendre il est important de sortir de sa zone de confort. Important de s’intéresser aux gens, de demander à les rencontrer pour parler. Pas simplement pour échanger des adresses mails ou des cartes de visite mais pour apprendre aussi de leur parcours. Et c’est tellement enrichissant de voir que d’autres sont passés par le même chemin. C’est encourageant car on peut avoir tendance à se sentir seul contre tous. Or je suis de plus en plus persuadée que l’enfer ce n’est pas les autres, mais bien soi-même.

monétiser son blog pro

Donc voilà où j’en suis. J’avance petit à petit. Comme les coachs nous l’ont dit pendant le week-end entrepreneur, il est important de voir grand, mais de commencer petit. J’apprends que chaque rencontre, chaque mail, chaque étape, même minuscule constitue un pas de plus vers mon rêve. Et aujourd’hui je suis convaincue de me lancer sur la bonne route. Depuis le mois de juillet j’ai vraiment progressé. Je n’ai pas eu beaucoup de contrats, je n’ai pas gagné 10.000 € (pas encore héhé), mais je n’ai pas non plus perdu d’argent et je n’ai pas dû en investir non plus. J’ai même pu m’acheter une palette graphique pour me remettre au dessin ! Le plus important aussi, c’est que depuis juillet, j’ai une idée plus claire d’où je veux aller et de comment m’y prendre.

Il est important de voir grand, mais de commencer petit

Je continuerai bien sûr de te tenir au courant via ces articles, et surtout si tu as des questions plus concrètes. Je sens que ces prochains mois mes envies vont avancer car pas mal de choses sont en train de se bousculer ces derniers jours. Comme si chaque jour je trouvais une pièce d’un puzzle. Un puzzle magnifique, celui de ma vie.

livre-monétiser-blog-nessa buonomo

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Mise en scène :

Livre « Monétiser son blog » de Nessa Buonomo // Bic & surligneurs Star Wars en édition limitée #limitededitionBic

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