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Be happy

Humeur

La culpabilité des complexes

10 juillet 2016 by
être heureux sans complexe

Il faut que je t’avoue quelque chose. Je pense que tu dois même certainement t’en douter : je suis une fille bourrée de complexes. Voilà. C’est dit. Et au vue des moqueries reçues par les garçons (et certaines filles) de ma classe durant mon adolescence, je te le dis d’entrée de jeu, j’ai grandis avec cette idée que j’étais grosse et pas très jolie. De cette idée, j’en ai fait une croyance. Une croyance gravée dans la roche. J’ai vite compris que j’étais peut-être drôle et intelligente, mais qu’aux yeux de certains j’étais « moche ». Mon charme vient de ma personnalité, pas de mon physique. C’est ma croyance, celle de mon ego, celle établie par les mots des autres. Et quand je me regarde dans le miroir, je ne vois que mes petits bras dodus, mon gros cuissot ou mes dents de traviolle. Le canon de la beauté, cela n’a jamais été moi.

Heureusement, je n’ai jamais fait de mes complexes une fatalité. J’aime rire et faire rire. J’aime danser, sortir, rencontrer des gens. Je ne me suis jamais terrée dans un trou, cachée dans un gros édredon. J’aime chercher de jolis vêtements et essayer de me mettre en valeur. Je sais que j’ai des jolis yeux que j’aime prendre le temps de maquiller. Je sais que j’ai une taille fine que je prends plaisir à souligner à coup de robes ou de tailles montées.

Et pourtant, je sais aussi que je ne suis pas jolie. Je n’y crois pas. C’est comme ça. Je ne cherche pas de la pitié ou des « mais oui t’es belle », tant que je ne le croirai pas moi-même, personne ne pourra me mettre ça dans la tête. Je pensais que quand j’allais être grande, ou quand j’allais avoir 30 ans, je prendrais de l’assurance et que tout serait fini, ou presque. Mais non… Il y a ces rares jours où je me regarde et je me plais. J’aime un détail, une allure… Mais ces jours aussi où j’essaye aussi d’oublier cet angle de moi qui fait que lorsque je me tiens de telle façon on perçoit mes bras mous, mon double menton ou mon bon cuissot.

Cependant, aussi contradictoire que cela puisse paraître, j’aime la vie. J’aime MA vie. Pour rien au monde je ne la changerais avec qui ce soit et nombreux sont les jours où je remercie l’Univers de me donner ce qu’il me donne. Ce dont je suis certaine c’est que si je n’avais pas été celle que je suis, avec mes forces et mes faiblesses, je n’aurais pas la vie que j’ai. Mes complexes ont renforcé mon caractère. Ne m’ont jamais fait plier sous le vent, malgré la culpabilité d’aimer la vie et de la croquer à pleine dent, à pleine bouche, telle une bonne pâtisserie réconfortante. D’ailleurs on le dit « l’appétit de vivre ». Et tel est mon cas. Je suis un ogre de la vie.

Aimer la vie

Alors lorsqu’Elsa Makeup a sorti sa video sur la différence la semaine même où j’avais décidé de me lancer dans le Top Body Challenge, cela n’a pu que me faire réfléchir. Ce petit bout de femme avait compris ce que j’avais encore tellement de mal à comprendre.

Tu vois, dans notre société, on nous fait culpabiliser pour tout : de ne pas manger assez bien, de ne pas se bouger assez fort, de ne pas se lever assez tôt et j’en passe. Je suis la première à dire qu’on est responsable de sa vie, et responsable de son bonheur. Qu’il ne tient qu’à nous de changer, car l’on ne peut pas changer le monde extérieur. Mais la culpabilité doit-elle forcément découler de la responsabilité ? Elsa mentionne que rien n’est parfait, or on nous apprend que l’on doit tout faire pour le devenir. Que si nous n’avons pas la vie que nous rêvons, ou le corps que nous rêvons, c’est bien de notre faute. Après tout on n’a qu’à se bouger, dans tous les sens du terme.

Pourtant je pense qu’accepter nos faiblesses et être tolérant envers nous même c’est le premier pas du changement. Je suis responsable pour plein de choses dans la vie, et je pense mener une vie saine sans excès. Je ne bois pas, je ne fume pas, je ne me drogue pas, je vais me coucher tôt, je travaille et j’ai des activités saines. Mais je ne fais pas de sport et je trouve que la vie serait bien trop triste sans une bonne part de tarte. Est-ce que cela fait de moi une ratée ? Une personne qui ne peut se réaliser ? Est-ce que je dois continuer à batailler pour un corps que je n’aurai peut-être jamais ? Et faire des choses qui vont à l’encontre de ce que je suis ou de ce que j’ai envie ? La vie est bien trop courte et bien trop belle pour se morfondre ou se priver.

C’est difficile de trouver la juste balance dans son mode de vie ou de retrouver un mode de vie naturel vers lequel nous voulons tendre. C’est difficile aussi d’accepter le juste message de développement personnel. Je peux changer oui, je veux changer oui, mais à quel prix ? Dans quel but ? Pour plaire à qui ? Pour rentrer dans quel moule ? Si j’étais ma meilleure amie, je me dirais que le physique on s’en fout, que ce serait bien triste que mon entourage ne m’aime que pour ça. Que c’est bien plus beau d’aimer quelqu’un pour ce qu’il est vraiment, que pour ce qu’il parait être. Alors pourquoi vouloir à tout prix changer ce qui est si difficile à changer ? Pour apaiser cette culpabilité ? Est-ce qu’au final on ne se sentira pas coupable d’autre chose après avoir atteint ce but-là ?

S’accepter, ce n’est pas une chose facile, nous avons chacun notre bagage, notre histoire, nos failles et je pense que le début de cette acceptation commence par reconnaître cette petite voix qui nous parle. Qui est elle ? Représente-t-elle une personne ? Que nous veut-elle ? Essaye-t-elle réellement de nous protéger ? Contre qui ? Analyser cette partie de nous qui nous flagelle, ne pas tenter de l’annihiler, mais de converser avec elle. L’accepter elle aussi, mais ne pas lui laisser mener la barque. On a le droit de se sentir et gros, et moche, et nulle. On a le droit de ne pas pouvoir ou de ne pas savoir changer ces choses-là. Tout comme on a le capacité de sublimer ces magnifiques choses qui font que nous sommes ce que nous sommes, et qui font que si nous sommes là où nous sommes, c’est pour une bonne raison. Car qu’on se le dise, rien n’arrive jamais par hasard… Il y a fort à parier, que nos qualités y sont aussi pour quelque chose.

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Lifestyle

TAG ♥ 50 choses qui me rendent heureuse

12 juin 2016 by
happy list tag

J’ai trouvé ce tag un soir entre 2 épisodes de Daredevil, et je le trouvais si simple, si frais, que j’avais envie de le faire. Histoire de se concentrer sur le joli de la vie. Garder la positive attitude. Comme Lorie. L’idée est toute simple, il suffit de lister 50 choses qui nous rendent heureux. De la plus petite plume au plus grand rêve. Allez, hop c’est parti ! « Let’s focus on good things ! « 

  • Tremper un deux speculoos dans mon café au lait

petit bonheur biscuit café

  • Trainer le dimanche matin en pyjama
  • Découvrir de nouvelles séries à regarder
  • Préparer des playlists dans iTunes pour les mettre sur mon téléphone
  • Mes Jules : l’homme et le chien
  • Rentrer tôt du boulot
  • Faire du shopping (oui je suis très superficielle)
  • M’acheter une nouvelle palette et tripatouiller mes doigts dedans
  • Rencontrer des nouvelles personnes et leur poser un milliard de questions
  • Inviter des amis à manger à la maison
  • Faire des listes
  • Écrire dans mon journal intime le soir avant d’aller dormir

diary bullet journal writting

  • Regarder des vidéos sur YouTube… Aussi avant d’aller dormir
  • Papoter sur Viber avec mes pintades (quand j’ai le temps)
  • Avoir de la 4G sur mon téléphone
  • Mettre de la musique le samedi ou le dimanche après-midi et me dandiner sur ma chaise
  • Regarder la télévision et m’enrober de mon plaid
  • Les pâtisseries
  • Manger
  • Dessiner, griffoner
  • Commencer un nouveau carnet…
  • … Avoir mille carnets !
  • Les bics de couleurs roses
  • Lire un bon livre : dans les transports en commun, ou au bord de la piscine en vacances
  • Feuilleter des magazines. Même le Biba ou le Cosmopolitain
  • Descendre me promener pour aller me chercher une glace (quand il fait beau et chaud)
  • Voir mes amies
  • Raconter des blagues, faire le pitre, rire
  • Prendre l’accent belge quand je raconte des histoires
  • Dormir dans un lit où les draps viennent d’être changés et sentent la lessive
  • Prendre le temps de bien me maquiller, encore mieux lorsque c’est devant ma coiffeuse

makeup elf naked smoky bobbi brown

  • Embêter Jules, le chien, puis lui faire plein de câlins
  • Me faire une soirée fille avec moi-même : chips, pizza, coca et un bon film de nana
  • Avoir plein d’idées
  • Entendre les oiseaux siffler le matin quand je promène le chien
  • Trouver une plume lorsque je me promène : je me dis alors que c’est un signe, celui qu’un ange veille sur moi
  • Me mettre du vernis
  • Caresser un chat tout ronron
  • Passer le week-end chez mes parents
  • La lasagne de ma maman
  • Savoir que quelqu’un pense à moi
  • Recevoir des SMS de Jules, l’homme
  • Les bisoux d’amour
  • Quand il me prend dans ses bras, qu’il me parle tout bas, tout ça, tout ça
  • Terminer ma douche par de l’eau chaude, très chaude, et puis plus chaude, et encore plus chaude
  • Prendre un grand bain avec plein de mousse ou une bombe pour le bain
  • Le soleil, le beau temps, l’été
  • Partir en vacances… Être en vacances
  • Ne rien faire, trainer, flemmarder, devant la TV, pas maquillée, mal habillée
  • Et puis bloguer.

livre monétiser son blog

Et toi ? Qu’est ce qui te rend heureux / heureuse ? Partage tout ça avec moi, en commentaire ou via ton blog !

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Lifestyle

DIVERS ET AUTRES FUTILITÉS ♥ 15

20 avril 2016 by
du bla bla sur odile sacoche

Petit article tout en légèreté aujourd’hui pour te raconter les dernières nouvelles, et te faire voir aussi comme je suis une pourrie gâtée de blogueuse. Oui, je sais, je ne devrais pas m’en venter, mais quand même, fallait que je te fasse voir quelques petites merveilles. Allez hop! Place aux futilités.

♥ Je vais à Walibi samedi pour l’anniversaire de ma filleule. Je lui offre cette journée entre filles et je suis curieuse d’y aller. Je ne suis plus retournée à Walibi depuis mon adolescence et je pense déjà au sac à dos que je vais prendre. J’pense que ça va être plutôt cool !

♥ Tu te rappelles que je te dis toujours que rien n’arrive jamais par hasard et que tu attires à toi de jolies choses pour peu que tu le veuilles bien ? Et bien cela s’est encore avéré. Grâce aux magasins Sacha, j’ai reçu une magnifique paire de chaussures. Du même style que celles qui étaient dans ma dernière wishlist : des jolies richelieus rose gold. J’en suis littéralement amoureuse. Tu devrais aller voir sur leur site, ils ont des chaussures trop cools (du genre bien trendy) et de super bonne qualité. Merci à eux pour cette jolie attention, j’ai un peu la folie des chaussures en ce moment.

richelieus rose gold sacha

Richelieu à plateforme tendance sacha

♥ J’ai d’ailleurs finis par lire le livre qui était sur cette même wishlist et je n’ai pas du tout aimé (Ta Deuxieme Vie Commence Quand Tu Comprends Que Tu n’en As Qu’une). J’ai trouvé ça très réchauffé et à la limite de la copie des livres de Laurent Gounelle. Pour le coup, je préfère Laurent Gounelle.

♥ J’ai été à la soirée Yves Rocher avec Stéphanie de Be Arty Be Chic, qui est en fait mon ancienne collègue. C’était super cool. J’y ai même rencontré Gwen Elinaïs qui est un super petit bout de femme.

♥ J’avais prévu de te faire un article bilan de 6 mois de statistiques, référencement et trafic de blog (suite à cet article), mais je pense que je ne le ferai pas. En fait, j’ai complètement laissé tomber les stratégies en matière de blog et je m’en sens tellement mieux. Vraiment, faut arrêter avec ça en fait, ça tue la créativité et la spontanéité. Je te ferai peut-être quand même un article sur « mon avis » mais pas sur mon évolution ou mes chiffres (que je ne regarde plus).

♥ Suis absolument fan du dernier album d’Alice on The Roof. Tu connais ? Elle avait fait The Voice Belgique. J’adore sa voix et les paroles de ses jolies chansons.

♥ D’ailleurs je regarde The Voice France. J’adore Slimane et MB14. Tu regardes toi aussi ? Qui sont tes chouchous ?

♥ J’ai reçu le dernier Venus Swirl de chez P&G. Suis super happy, parce qu’en fait je préfère 1000 fois me raser au rasoir mécanique. Ce genre de rasoir en plus me dure presque un an. C’est pratique, ça rase de près, ça nourrit la peau grâce aux petits coussinets malins, et c’est joli. Que demander de plus ?

P&G rasoir vénus swirl

5 lames rasoir hydratant vénus swirl pg

♥ Je me suis mise à la méditation grâce à l’application Petit Bamboo. J’espère que je vais continuer, je débute mais ça fait vraiment du bien et suivre les leçons avec l’appli c’est très facile.

♥ En réalité je ne débute pas vraiment en méditation mais je n’arrive jamais à m’y tenir…

♥ Toujours dans la série « j’ai reçu » (après j’arrête, promis), j’ai reçu la dernière collection printemps de chez Essie. J’ai bondi de joie car c’est la première fois, en 5 ans de blogging que je reçois une full collection d’Essie. Sachant que c’est ma seconde marque préférée (après Deborah Lippmann), je ne pouvais être plus heureuse. Je te ferai un article pour te faire voir les jolies teintes (avec encore une surprise).

Essie Spring collection 2016

♥ J’ai commencé à lire le livre Comme par magie d’Elizabeth Gilbert, toujours en parallèle avec la biographie de Steve Jobs. Oui je lis 15 livres en même temps. Que veux-tu, je ne sais pas choisir.

♥ Je pense que je vais m’abonner au magazine Flow. Suis tellement fan de chaque numéro. Du coup je n’achète plus jamais le Happinez qui est super cool aussi. Tu préfères lequel des deux ?

♥ Je suis vraiment trop une gâtée… J’ai aussi reçu la dernière Vice Palette #OdilePassionPalette

A ton tour de me raconter tes dernières nouvelles. Qu’as-tu vu ? Qu’as-tu lu ? Qu’as-tu reçu ou acheté ? Je veux tout savoir !

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Humeur

Vis tes rêves !

31 mars 2016 by
Être heureux et vivre ses rêves

Je ne vais pas te mentir, j’ai été relativement touchée par ce qu’il s’est passé le 22 mars dernier. Alors que j’étais au 8ème étage de ma tour d’ivoire, à attendre sagement avec mes collègues que le chaos cesse, un million de choses me sont passées par la tête. La peur avant tout, l’angoisse, et puis des questions plus existentielles comme tu peux t’en douter. Je n’ai pas envie de jouer au jeu du « j’y étais » ou au jeu du « j’aurais pu y être ». Je suis Bruxelloise, je travaille à la gare Centrale, et bien sûr, comme à peu près tous les Bruxellois que je connais, je suis passé un nombre incalculable de fois par Maelbeek. L’année passée, je prenais l’avion pour Barcelone, à Zaventem. Tu sais, Bruxelles c’est tout petit, alors oui, on connait tout. On passe partout. On y est tous allé. On sait là contre. Je ne veux pas te dire que j’aurais pu y être ou que j’avais justement décidé de ne pas prendre le métro ce jour-là. Il s’avère que je n’y étais pas. Ce n’est pas de la chance. Ce n’est pas du hasard. C’est comme ça. Alors oui, le bal des sirènes des pompiers et des policiers ce jour à la gare Centrale n’a fait que renforcer la panique qui régnait au bureau. Mais je n’y étais pas. Ce jour là. À Maelbeek. Je n’y étais pas… Et quand je pense à ceux qui y étaient, qui y étaient vraiment, pas ceux qui « ont failli », je me dis que j’ai de la chance. Mes proches et moi nous avons de la chance. Je suis entière, je suis en vie. Tout simplement.

Il y a quelques semaines, alors que j’étais dans le tram 92 pour me rendre à Parc (comme tous les matins), je tombais sur une phrase dans un de ces nombreux livres que je lis : « Et si aujourd’hui c’était votre dernier jour, à quoi le passeriez-vous à faire ? » À cette époque, je n’avais pas donné ma démission, j’étais malheureuse professionnellement, et dans ce tram, pour me rendre au boulot, je me suis dit : « Oh beh ce qui est sûr c’est que je ne le passerais pas dans le tram pour me rendre au boulot« . Aujourd’hui je ne cesse de penser à ça et à ce 22 mars. Et si, parmi les victimes, il y avait comme moi à l’époque, des gens qui se rendaient au travail le cœur lourd. Le cœur lourd de cette routine, de ce metro-boulot-dodo. Des gens qui se disaient « Demain, c’est sûr, je réaliserai mes rêves, je n’en peux plus de ce travail. Je n’en peux plus de mon patron. Oui demain, je m’y mets. » Mais il n’y a pas eu de demain.

Aujourd'hui est un cadeau

Parce qu’on ne sait jamais s’il y aura un demain. On sait qu’il y a un aujourd’hui. Un maintenant. Vivre l’instant présent, cette phrase prend tout son sens. Aujourd’hui je me dis que la vie est trop belle et trop précieuse pour penser à des demains. Je me dis que c’est maintenant qu’il faut vivre ses rêves ou du moins tout donner pour les construire. Peu importe ce que sont ces rêves : avoir des enfants, construire une maison, voyager, changer de vie, changer de boulot, lire 252 livres, devenir blogueuse,…

Il y a un an de cela, j’ai pris conscience que je voulais vivre mes rêves. J’ai pris conscience de l’or que j’avais entre les mains, toi mon blog, toi lecteur. J’ai pris conscience qu’étant petite j’avais plein de rêves mais surtout celui que j’ai un peu abandonné à trop courir après le temps : dessiner. J’ai toujours dit en riant que j’étais née avec un crayon dans la bouche. Je me souviens de ces soirées après l’école où je me dépêchais d’étudier pour pouvoir peindre et dessiner mes héroïnes de BD préférées. J’ai fait le stylisme, car je pensais que l’illustration ne me mènerait nulle part. J’ai travaillé dans des boites qui m’ont brimées, mis dans un carcan, couper mes ailes. Et je n’ai qu’une envie en pensant à tout ça, c’est de les déployer tout grand. Je veux voler !

Alors,  oui j’ai peur, c’est vrai. Dans le bus je regarde mon voisin de travers quand je le vois fouiller dans son sac. Mais tout à l’heure en écoutant la BO de ce merveilleux film qu’est Walter Mitty, je me suis dit que je ne devais pas avoir peur. Ma vie est merveilleuse. Je suis tellement bien entourée, je ne manque de rien. Je ne veux pas penser que ce monde est affreux. Je suis aimée, soutenue. Je suis riche d’un tas de choses, et je ne laisserai personne m’enlever tout l’espoir que j’ai créé cette dernière année. Réduire à néant tout  ce que je me suis appliquée à construire. Je veux vivre, rire, sentir, aimer. Je veux créer, écrire, dessiner. Je veux être toutes ces personnes que je rêve de devenir et je veux me donner tous les moyens du monde pour y parvenir. Comme Walter Mitty, je veux vivre mon aventure.

Vivre ses rêves et partir à l'aventure

Si je te dis tout ça, c’est pour que tu n’aies plus peur toi non plus. Ne sois pas cette personne que j’étais il y a quelques mois, à se lever les pieds de plombs pour aller travailler et subir sa vie. Si tu as un rêve, il n’est pas trop tard pour l’accomplir. Comme moi, tu peux prendre des risques raisonnées, commencer par une petite étape. Tu sais, ce fameux mail ou ce fameux coup de fil qui n’attendent que toi. Vis tes rêves. En hommage à tous ceux à qui on n’a pas laissé le choix.

Ouvre tes ailes. Grand, tout grand. Respire un bon coup. Et en avant ! Le monde n’aura qu’à bien se tenir.

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Développement Personnel

Du talent ? Nous en avons tous !

25 mars 2016 by
Comment trouver son talent et l'entretenir ?

Il y a quelque temps, je suis aller voir le dernier Steve Jobs. Et alors que je me rendais compte à quel point ce type avait sale caractère, je me rendais compte aussi de son talent, lui vouant une forme d’admiration. Au point de commencer à lire son pavé de biographie. À vrai dire, ce n’est pas la première fois que le talent d’autrui me paralyse à ce point. Que ce soit Stromae, qui me met littéralement les poils à chaque fois que j’entends son nom, Loïc Nottet ou simplement certaines blogueuses que je suis, dès que je ressens le génie, je ne peux m’empêcher de me poser plein de questions. Et surtout celle-ci : « Mais comment font-ils ? » Tant et si bien que début de l’année j’en ai sombré dans une sorte de spirale néfaste : et si moi, Odile Sacoche, je n’étais pas à la hauteur de mon talent… Pire, et si je n’en avais pas ?

Et puis, je suis tombée sur le livre Wake Up de Christine Lewicki. Un livre formidable qui a redoré un peu ma confiance en moi. Du talent ? Bien évidemment que j’en ai. Le simple fait que j’en doute, prouve bien qu’il est là. Christine pense que ces petites voix qui tentent de nous saper le moral sont la preuve que quelque chose est là. Latent. Qu’un petit « non tu n’y arriveras jamais » devrait attirer toute notre attention, comme un déclencheur. Qu’est ce que notre vilain ego essaye donc de nous cacher là ? De quoi essaye-t-il de nous préserver ?

Comme jamais rien n’arrive par hasard, j’en ai la certitude, quelque temps après avoir lu ce livre, j’ai reçu à la maison (royalement en tant que blogueuse) un autre livre magique qui m’a poussé un peu plus dans la quête de ce talent. Il s’agit du livre « Le Réflexe Créatif » de Twyla Tharp, un bouquin merveilleux pour tous ceux qui comme moi, se retrouvent parfois paralysé à l’idée de créer. Ceux qui ne croient pas en eux. Ceux qui pensent avoir un petit quelque chose mais préfèrent écouter leur vilaine petite voix et rester devant la TV plutôt que de tenter d’exploiter leur talent.

Ce qui m’a marqué c’est que tant Christine que Twyla font mention de quelque chose que j’ai trouvé très important : le travail. Et l’une comme l’autre raconte brièvement l’histoire de Mozart. Un génie parmi tant d’autre qui travaillait tellement qu’il s’en est déformé les doigts. Quand j’ai raconté cela à mon homme, il m’a fait une autre jolie comparaison : Cristiano Ronaldo. Il semble être un Dieu du foot, et pourtant, s’il transforme chaque ballon en or, c’est de par sa force de travail. Son envie d’aller de l’avant. Les experts sont d’ailleurs souvent d’accord pour dire que c’est un acharné du travail (et de la performance).

Nous avons tous du talent

J’en suis donc revenue à Steve Jobs, qui a sacrifié beaucoup de choses dans sa vie pour atteindre le degré de perfection auquel il était si attaché. Je ne dis pas que comme lui nous devons devenir des « assholes » avec nos proches, mais quand j’analyse tous ces grands talents, quand je lis leur histoire, je me dis que nulle part on ne lit : « Et il s’assit devant la TV pour enchaîner 4 épisodes d’Orphan Black« . C’est tout simple, ces derniers temps, chaque fois que je doute de moi, je me demande ce que ferait Mozart ou Steve s’ils avaient été à ma place. Est-ce qu’ils se morfondraient en boule dans leur lit en regardant pour la 42eme fois Bridget Jones ? Je ne crois pas…

Étrangement ce discours m’a remotivée. En d’autres temps j’aurais pu me culpabiliser, me trouver des excuses, me dire que je n’avais pas le temps, mais non. Aujourd’hui, je me dis simplement qu’il n’y a pas de magie. Que chacun de nous a quelque chose en soi, mais pour qu’un feu brûle il ne suffit pas juste de craquer une allumette. Non il faut l’alimenter, chaque jour, se créer des routines, une organisation. Je ne dis pas qu’il faut totalement perde la notion de plaisir, et se déshumaniser comme a pu le faire Steve Jobs, mais recentrer nos priorités. Qu’est ce qui est plus important ? Passer 35 minutes sur Twitter ? Ou se mettre à table pour griffonner ? N’y a-t-il pas un compromis pour exploiter les 7 jours de la semaine entre rigueur et plaisir ?

J’ai envie de réussir…. Non. Réussir n’est pas le terme. J’ai envie de me dire quand j’aurai 60 ans que j’aurais accomplis tout ce que je voulais accomplir et que je me serais donné les moyens de le faire. Que j’aurais profité de mes amis, de mes loisirs, trainé le dimanche matin, mais que j’aurais aussi su me bouger les steaks pour avancer. Ou du moins essayer de faire quelque chose. Essayer de créer la vie qui me ressemble. Essayer de devenir Steve Jobs. Ou Mozart. Ou n’importe quelle autre personne que j’admire.

Du talent ? Nous en avons tous. Ne fais pas comme moi, ne te laisse pas impressionner ou paralyser par le talent d’autrui. Ne te dis jamais « je n’y arriverais pas ». Mais retrousse tes manches et établis un plan. Quand je regarde le parcours d’Oprah Winfrey, une autre personnalité que j’admire au plus haut point, quand je vois d’où elle vient, ce par quoi elle est passée, et que je la vois aujourd’hui, je me dis que tout est possible. Même sans le sous, même venant d’une famille défavorisée. Nous avons tous en nous les ressources nécessaires pour réussir, dans n’importe quel domaine qui soit. Réussir ne veut pas forcément dire professionnellement. On peut aussi avoir du talent avec ses enfants. Mais réussir c’est chercher en soi cette petite étincelle, la préserver, puis l’alimenter, et faire brûler le feu de son talent. Celui qui nous mènera au bout de nos rêves.

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Podcast

Podcast n°05 ♥ TAG Ce qui me rend heureuse

26 février 2016 by
CE QUI ME REND HEUREUSE

Je reviens aujourd’hui avec un nouveau podcast, et j’ai à nouveau eu l’envie de faire un TAG. Je trouve que ce format s’accorde parfaitement au podcast. J’avais d’abord pensé faire le « 10 raisons de me détester » et puis j’ai trouvé que ça ne collait pas fort avec la thématique du blog. Ici on essaye de ne pas se flageller et de penser positif, n’est-ce pas ? Du coup j’ai repris le TAG « ce qui me rend heureuse » que j’ai trouvé sur le blog de Mamzelle Boom. Un petit tag tout en légèreté qui nous permet de nous recentrer sur les jolies choses de la vie. De quoi se concentrer sur nos petits bonheurs, et les choses qu’on aime au quotidien.

Sommaire du podcast // Les 12 questions du TAG « Ce qui me rend heureuse » :

1. Quel plat simplissime (sauf des pâtes) aimes-tu particulièrement manger ?
2. La chanson qui te met de bonne humeur ?

Vous pouvez y aller avec la vidéo de Caroline Loeb, c’est pas du tout obscène, on voit juste un petit bout de poitrine vers la fin, c’était, je crois, censé être artistique. Puis on est dans les années « get up ha ». Youtube, cet ami prude qui nous veut du bien.

3. Le moment de la journée que tu préfères ?
4. Une des plus jolies surprises que l’on pourrait te faire ?
5. Ton vêtement fétiche ?
6. Le petit rien dans une journée qui pourrait te faire sourire ?
7. Un de tes souvenirs les plus heureux ?
8. Une fois où tu as pleuré de joie ?
9. Une période de ta vie particulièrement cool ?
10. Un lieu que tu aimes / où tu te sens bien ?
11. Le compliment le plus chouette que l’on pourrait te faire ?

Je fais mention de cet article dans la question : Je suis un pokémon.

12. La personne avec qui tu pourrais rester des heures ?
13. Qu’est-ce qui te ferait plaisir actuellement ? (Achat ou autre)

Dis moi, qu’est ce qui te rend heureux/heureuse toi ? Partage le TAG avec moi si tu le fais ou si tu l’as déjà fait.

Bonne écoute !

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Retrouve tous mes podcast ici.

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Développement Personnel

Sois qui tu es.

13 décembre 2015 by
Prendre confiance en soi

Dans la vie de tous les jours, j’ai parfois du mal à prendre des grandes décisions toute seule. Comme si j’avais sans cesse besoin d’un guide pour m’aiguiller ou me rassurer. Attitude surement expliquée par un grand manque de confiance en moi. C’est assez paradoxal puisque je suis certaine que si tu me voyais, en vrai, en chair et en os, tu te dirais que je suis une grande gueule comme on me l’a souvent répété : « Toi un être fragile ? Allez arrête ton char ! ». Mais au fond de moi, il n’en est rien. Comme je te l’ai déjà dit, je doute. Pourtant, cela ne m’a pas empêché d’avoir souvent fait preuve d’une grande force de caractère, et de ne pas être qu’un petit oisillon tombé du nid. J’ai besoin du support des autres, de leur consentement, mais d’une certaine façon, je sais aussi m’en défaire quand il faut. C’est comme ça que je n’ai jamais commencé à fumer, même si à 13 ans, c’était la mode à la sortie des cours.

Si je te raconte tout ça, c’est parce que j’ai bien conscience qu’ici je donne mon avis. Je te parle de mes expériences, de ce que je ressens, de ce que je découvre. Je te donne des conseils, des trucs, des astuces, mais tout cela finalement, ne reste que de la suggestion et j’espère de tout mon cœur que, au-delà de mes conseils, tu peux prendre du recul et te forger ta propre personnalité. Car comme je le disais dans un de mes précédents articles, la personnalité c’est ce qui fait que tu es toi. Il faut pouvoir dissocier ce que tu vois de ce que tu as envie. Comme j’ai à dissocier les conseils que je lis de ce que je suis ou de ce que je veux être. Sur le net on lit et on voit beaucoup de choses, mais on devrait toujours se demander où l’on se situe par rapport à tout ça.

Récemment, avec tout ce qui s’est passé tant à Paris qu’à Bruxelles, je me suis énormément posée la question de « la vie ». Car la vie est courte. Bien trop courte. Chaque seconde compte. Et un matin je me suis levée en me demandant : « Suis-je bien la personne que j’ai envie d’être et ai-je fait de ma vie ce que j’avais envie d’en faire ? ». Bien sûr je voudrais être une personne « successful » comme ils disent en anglais. Bien sûr je voudrais réussir dans la vie et gagner plein d’argent. Bien sûr j’apprends chaque jour comment faire, pour par exemple élever mon blog, avoir une jolie peau ou prendre confiance en moi. Bien sûr je suis encore à 31 ans en soif d’apprendre. Mais il y a une chose dont j’ai pris conscience cette année c’est que par-dessus tout ce que j’ai pu lire, je suis aussi fière de moi. Même si je n’ai pas confiance, même si je doute, même si je ne suis clairement pas parfaite. Et malheureusement, je ne prends jamais le temps de célébrer la personne que je suis devenue. Et je ne te parle pas de célébrer que j’ai réussi telle ou telle chose, mais de me féliciter et de me regarder dans le miroir en me disant que finalement, oui, je suis fière de moi et qu’il n’y a aucun mal à être fier de soi.

C’est un sentiment que je voudrais partager avec chacun de vous. Et je voudrais que toi aussi tu sois fier de qui tu es. Mais surtout, que tu sois qui tu es censé être. N’essaye pas de ressembler à telle ou telle personne, de devenir un autre, voir d’envier la vie d’un autre. Il n’y a que toi pour être qui tu es. Tu es unique. Tu es le meilleur ambassadeur de ta vie. La meilleure personne qui pourrait parler pour toi, le meilleur avis qu’il soit, et souvent le meilleur conseil aussi car j’ai la certitude que nous avons toujours les réponses au fond de nous même. Ce que j’essaye de te dire, c’est que tu pourras toujours lire les meilleurs conseils du monde, et je suis la première à me gaver de livre de développement personnel, la meilleure personne pour vivre ta vie, cela restera toujours toi-même. Si tu as envie de changer, change ! Mais change pour être une meilleure version de toi-même, et non pas pour être une meilleure version de ton voisin.

La vie est courte. Bien trop courte. Chaque seconde compte et chaque seconde devrait être utilisée pour se construire. Brique par brique. Avec toutes les réussites et les échecs que cela implique. Car tu es toi. Et qui donc mieux que toi peut l’être ? Qui peut sentir à ta place ? Danser à ta place ? Vivre à ta place ? Prends le temps de te célébrer toi aussi, de te remercier, de t’encourager. Ne sois pas trop dure ni avec toi-même, ni avec les autres. Finalement nous menons tous des batailles afin de savoir qui nous sommes. Chacun mène sa route comme il l’entend, comme il le sent, mais surtout de la façon qui lui semble le plus juste. Chaque personne est unique. Ne l’oublie jamais car toi aussi tu es unique.

J’aime dire parfois en riant que « je suis merveilleusement merveilleuse ». Et si ce soir, on prenait le temps de se regarder dans le miroir, droit dans les yeux, et que, sans rire, on se le disait à voix haute ?

Chiche !

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Humeur

J’ai trouvé l’algorithme de la réussite !

26 novembre 2015 by

J’ai beau avoir écrit cet article sur les chiffres, du fait qu’on s’en fout, que le blogging c’est bien plus que ça, il n’empêche que depuis environ un mois, je cherche une certaine « constance ». Les chiens ne font pas des chats, et pour créer mon rêve, travailler de la maison, et devenir indépendante, il va bien falloir que je me fasse une sorte de carrière sur le web. Et le problème c’est que depuis quelques semaines, je force un peu. J’essaie de comprendre. Je fais ce que j’ai toujours fait de mieux : j’analyse, je note, j’essaye de trouver un algorithme. L’algorithme de la réussite. J’ai commencé à suivre des blogs pour comprendre le S.E.O, savoir comment faire une newsletter ou comment gérer une page Facebook. Non pas pour vivre de gloire, de paillettes et de millions d’abonnés, mais pour installer une certaine expertise et devenir, une pro.

Et puis, il y a quelque temps, je regardais la dernière vidéo de Natacha Birds, celle sur ses favoris et je suis littéralement tombée en amour devant son contenu (en même tant, j’aime à peu près tout ce qu’elle fait, je ne m’en suis jamais cachée). Je me suis alors dit : « Waw, c’est exactement ce que j’aurai bien pu / voulu faire un jour : une vidéo créative et esthétique  sans montrer ma tronche« . Sans même m’en rendre compte je me suis mise à taper sur YouTube « comment monter une vidéo ». Sauf que des vidéos jusqu’à présent je n’y ai jamais songé. Alors qu’est-ce qui, tout d’un coup, m’a fait changer d’avis ? Le doute, et puis le matraquage un peu aussi.

Ces derniers temps je ne cesse de lire que pour réussir sur le web il faut être ultra présent, que le dernier format à la mode c’est la vidéo, et que les marques en sont super friandes. À force de me bourrer le crâne de formations et de comment faire, j’en suis arrivée à me demander s’il y avait vraiment une méthode pour réussir. Entre la maitrise des réseaux sociaux, la newsletter, le contenus de ouf et les titres super travaillés, qu’est-ce qui fait vraiment le succès sur le net ?

Je me suis alors penchée sur le cas des jolis blogs français, ces pionnières qui ont réussi, afin de comprendre. Est-ce qu’elles avaient trouvé l’algorithme de la réussite, est-ce qu’elles appliquaient toutes ces méthodes que j’avais apprises ces 3 derniers mois ? En y regardant de plus près, je fus presque déçue : pas d’omniprésence sur les réseaux sociaux, comme il est recommandé par la plupart des sites sur le blogging ; pas de forcing newsletter ; des blogs lifestyle tout azimut parlant beauté /mode ou cuisine (et donc pas de niche) ; en d’autres mots, pas de vraie stratégie.

Une question m’est alors venue à l’esprit : faut-il réellement une stratégie pour réussir ? On nous assène de business plan, de listes, de conseils à suivre, le bon gros business à l’américaine, mais dans la vraie vie, qu’en est-il ? Est-ce qu’EnjoyPhoenix s’est dit le matin de ses 16 ans : « Tiens je vais créer des vidéos et dans exactement 3 ans je vais devenir une super star en faisant ça, ça, ça et ça ? « 

Le point commun de tous ces gens, leur secret, je vais te le dire. Parce que j’ai tout compris, à force de tableau excell et d’analyse. Viens plus près… Approche… Je vais te le dire tout bas… L’algorithme de la réussite, le secret du succès c’est…

La personnalité.

Et oui. Voilà. Je viens de tout te révéler. En analysant tous ces gens que j’admire tant je me suis rendue compte que leur point commun n’était pas d’avoir créé un truc innovant, mais bien d’avoir une personnalité et un univers bien à eux. D’une certaine façon, d’avoir cru en eux, cru en leur instinct, ça a donné aux autres l’envie de les suivre. Elles ont « simplement » osé être elles-même.

Si je te raconte tout ça, ce n’est absolument pas pour te complexer, car je suis certaine que toi aussi tu as une personnalité de malade. Non si je te dis ça, c’est parce que ces gens qui réussissent parviennent à jouer avec leur force, pour en faire quelque chose qui nous fait rêver. Que malgré leurs doutes, ils ont tout de même eu suffisamment confiance en eux que pour imposer leur style. Imposer leurs idées. Imposer une sorte de marque de fabrique. Ils n’ont pas douté de « comment faire » en appliquant des méthodes, ils ont juste fait. C’est tout. Faire des vidéos ce n’est compliqué, avec le nombre incalculable de ressources que nous pouvons trouver aujourd’hui (livres, internet, formation, … ) tout le monde peut y arriver. Faire un blog non plus ce n’est pas compliqué, et même si tu n’as pas des talents d’écrivains, tu as peut-être des talents de photos absolument fous. Ou à l’inverse, tu es peut-être très doué du clavier mais nul en photo. Le tout c’est de le faire d’une façon qui nous est propre, qui nous ressemble et d’y croire !

Ce que j’essaye de te dire, et de me dire à moi aussi par la même occasion, c’est qu’il n’y a pas d’algorithme de la réussite. Pour qu’il y en ai un, il faudrait d’abord y avoir une définition exacte et universelle du mot « réussite ». Pour les uns réussir signifie avoir de beaux enfants, tandis que pour d’autre, cela signifie gagner beaucoup d’argent. Quoi qu’il en soit, pour moi, il ne suffit pas de suivre un modèle, une personne, et de refaire ce qu’elle fait. Pour la simple et bonne raison que même en cuisine tu peux rater la même recette (pour vrai, l’autre jour j’ai réussi à foirer mes crêpes alors que j’ai fait cette recette un milliard de fois). Ce qui convient à l’un, ne convient pas forcément à l’autre. Même si ça peut faire rêver. Quoi que tu décide d’entreprendre dans la vie, tu te dois de trouver ta propre personnalité, trouver ta voie. Savoir qui tu es et surtout, ne pas en avoir peur.

Je voudrais que tu te poses ces deux questions : « En quoi suis-je bon ? Et qu’est ce qui me passionne ? ». Réfléchis bien, parce que le voilà ton algorithme. C’est ce qui fera ta personnalité, ta réussite !

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Humeur

Moi aussi, je suis très riche.

21 septembre 2015 by
prendre conscience de sa chance

Depuis que j’ai lu cet article, je me sens riche. Je me sens scandaleusement riche. À l’heure où je t’écris, je suis installée dans mon canapé, PC sur les genoux, TV allumée, iPhone sur l’accoudoir du divan, verre de grenadine semi-entamée, chien qui ronfle et lumières allumées. Ça sent le graillon dans l’appartement et je suis repue d’un bon repas que j’ai préparé avec l’homme qui partage ma vie. Tout ça, parce que je suis riche. Oui, je suis très riche. Ce soir je prendrai une douche bien chaude, je m’enduirai de crèmes, et je me brosserai les dents avec du dentifrice et une brosse à dent électrique. J’irai me pelotonner dans mon grand lit deux personnes, dans de jolis draps propres, j’allumerai la petite lumière et je regarderai quelques vidéos YouTube sur ma tablette. Parce que je suis riche. Très riche.

Je suis riche d’avoir des parents en vie, amoureux, heureux et ensemble. Riche d’avoir une famille en bonne santé. Riche de grignoter chaque jour, et d’avoir le luxe de me demander pourquoi je grossis. Riche de voir mes amis, d’aller au resto, d’acheter un sandwich bio de temps en temps à midi. Je suis riche de pouvoir me changer tous les jours et me poser devant mon placard en me demandant ce que je vais bien pouvoir mettre. Je suis riche de partir en vacances, d’aller faire les courses au supermarché, d’acheter des magazines et d’avoir une carte pour faire du sport.

Je suis riche d’avoir le temps de flâner 30 minutes avec Jules, le chien. D’avoir le temps de passer mon samedi après midi dans les rues de Bruxelles. Riche d’avoir le temps parfois de m’ennuyer, de lire, de m’arrêter pour regarder la vue sur la terrasse de mon appartement. Du temps pour regarder une série, un épisode, un deuxième, et puis oh s’il te plaît mon amour, encore un troisième. Riche d’avoir le temps de faire le ménage, parce que je suis en santé pour le faire et parce que je peux acheter des produits d’entretiens, que j’ai le culot de trouver trop cher.

Et puis qu’est ce qui est cher finalement ? À combien estimes-tu ton confort, ta vie ? Et celle des autres ? A combien t’estimes-tu riche ? Je suis riche d’avoir été à l’école, d’avoir appris. Riche de parler 3 langues, trop riche d’avoir des complexes et de me poser 15.000 questions. Riche d’avoir aujourd’hui une histoire à raconter.

Par-dessus tout, je suis riche chaque jour de manger à ma faim. De pouvoir choisir ce que je vais cuisiner, d’avoir l’eau courante, l’eau potable, et l’électricité. Je suis riche d’avoir une voiture et de pouvoir lui faire un plein. Riche d’avoir le choix entre le train, le tram, le métro, le bus, ou la voiture pour me déplacer. Riche d’être en sécurité, dans un quartier vert, de pouvoir m’y promener, sans coup de feu. Je suis riche d’avoir un travail, même s’il ne me convient plus, et encore plus riche d’avoir la possibilité de le changer, de tout faire pour me sentir mieux. Car je suis riche aussi d’avoir la possibilité d’agir, de décider, de choisir. Riche de pouvoir aimer qui je veux, et fréquenter qui bon me semble. Riche de pouvoir dire tout haut ce que je pense, ou même de l’écrire ici.

Alors chaque fois que je douterai, chaque fois que j’aurai envie de pleurer parce que ma vie ne va pas dans le sens souhaité, je repenserai à cet article de Delphine, à cette prise de conscience, à cette chance que j’ai chaque jour de me lever aux côtés de ceux que j’aime. De pouvoir leur dire par mail, sms, téléphone ou même en face que je les aime. De ne pas être séparée d’eux par la force, la mort ou la torture. Chaque jour, je dois penser que je suis riche. Pas seulement riche de palettes, de vêtements ou de nourriture, mais riche de liberté, de temps, de sécurité et de décisions. Riche de pouvoir faire changer les choses même si elles ne touchent que mon petit univers. Riche de pouvoir y penser. De m’activer et puis riche aussi, d’avoir la possibilité après tout ça de me reposer.

Comme le dit si bien Delphine dans son article, toi qui nous lit, que ce soit sur ordinateur, tablette ou téléphone, le simple fait de se permettre ce luxe, fais de toi quelqu’un de riche. Tu es riche de dormir au chaud, sur un matelas et en sécurité. De te laver, de manger, et puis aussi de râler. Riche de ton temps que tu peux utiliser comme bon te semble, même si tu dois travailler, même si tu as des enfants. Riche de prendre des décisions, mais surtout, d’avoir le choix : Pâtes ou riz ? Blush ou rouge à lèvres ? Jeans ou jupe ? Café ou thé ? Blog mode ou blog beauté ? À chaque choix, chaque pensée, chaque nouvel achat futile tu es riche, et j’espère que chaque jour toi aussi tu en prends conscience. Comme Delphine et puis comme moi aussi.

Je suis riche, tu es riche, nous sommes riches. Conjuguons encore et toujours cette chance que nous avons d’être là pour en parler.

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Cet article est clairement inspiré de celui de Delphine, les Jolis Slims

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